" Chapitre 17 "

    " Chapitre 17  "
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Rappel :

____Pensées Tom
____Pensées Bill


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Chapitre 17 :

Ellipse : 1 semaine.

POV : Tom.

Une semaine a passée depuis ce rendez-vous. Tellement de choses sont arrivées. Bill s'est installé pour quelques temps chez nous, pour les grandes vacances, ma mère veut faire une démarche pour pouvoir récupérer son deuxième fils. Et moi... J'assiste tous les jours, impuissant, à ma fin. Ce n'est pas Bill qui vous le démentira, quelque chose c'était réellement brisé entre nous. Je suis en réel manque, depuis ce fameux après-midi, je ne pensais jamais connaître autre chose de plus intense, même un joint ne me procure pas ça, ni rien. Je ne sais pas s'il a tourné la page, j'ai voulu bien faire en arrêtant ce qui nous unissait, au final j'ai réussi à tout détruire. Enfin, j'avais...

Parfois, je me demande, qu'est ce qui m'empêche de le retourner et de le prendre contre ce mur ? Je me résigne vite fait, manque de courage. Et puis comment réagirait-il ? Cette nuit, il est entré dans ma chambre, j'ai fais semblant de dormir, j'ai senti son regard peser sur mon corps, il a regardé à travers la fenêtre, m'a regardé encore, puis il s'est assit sur le bord de mon lit, il m'a demandé si je dormais, j'avais peur, et je n'ai rien dit. Il a soupiré, et j'ai cru entendre le bruit d'une larme sur les draps, quand j'ai ré ouvert mes yeux, il était déjà partit.

Flash Back : 1 semaine.


Je marche doucement vers le lieu du rendez-vous, le même petit parc où j'ai vu ce qui semblait être Bill hier, enfin, Bill. J'ai mal au ventre, je réfléchi dur comme à fer à une excuse si je me fais prendre. Mais rien ne vient, malheureusement... Putain, je fais tout ça pour mon frère... J'ai tellement l'impression qu'il est plus... Oh, j'entends des voix, et sa voix. Je frissonne, le vent sûrement, mais plus sa voix... Puis j'entends celle d'Andréas, je sais que mon regard se remplis de haine, je suis derrière un arbre, et je sais que je passe pour un jaloux, je me trouve con et immature. Et pourtant, tout ça ne m'empêche pas d'écouter...

- Comment ça ? Demande Andréas.
- Oui, en fait ça n'a vraiment pas duré longtemps.
- Tu regrettes ?


Bordel, de quoi ils parlent ?


- Je sais pas. Soupire Bill.
- Vous aviez l'air bien ensemble.
- Humf.
Répond Bill, apparemment gêné.

Ça veut dire quoi « Humf ? », il était pas bien avec moi ? A moins qu'il ait eu quelqu'un d'autre après moi mais ça m'étonnerait...

- Arrête Bill. Vu comme tu m'as repoussé quand il est partit de notre soirée « amicale », j'ai bien vu qu'il te plaisait.
- Je sais mais rien ne s'est pas passé comme prévu...
- Pourquoi ?
- Je... Enfin, on... Il m'a trompé.


QUOI ? L'enfoiré, nan mais j'y crois pas ! J'peux plus faire semblant là. Je bondit hos de ma cachette.

- Eh bas, Bill, tu m'en apprends des choses ! Je dis avec ton comique.

Il pose un regard apeuré sur moi, je fais si peur que ça ?

- Je... C'est pas ce...
- Franchement, t'aurais put trouver autre chose, parce que cette excuse elle est pourrie.
Je lui lance à la gueule.
- Et toi, c'est quoi ton excuse? Me demande t-il.
- Comment ça mon excuse, celle pour t'avoir...
- Pour écouter la conversation des gens ?
Dit-il en me coupant la parole.

Andréas assiste à la scène un peu affolé, il sait pas trop ce qui va se passer et moi non plus, pendant qu'on s'engueule, il reste là à nous regarder, lançant des regards amicaux au passants.

- Je passais par hasard...

Il rit d'un rire méprisant, et j'arrive à la trouver beau.

- Mais bien sûr... Me dit-il.

Il s'approche doucement de moi et pose une main sur mon torse avant de me glisser à l'oreille.

- Serais-tu jaloux? Me dit-il avec une voix confiante et langoureuse.

Mon visage doit prendre un teint blanc, qu'est ce qu'il cherche? Je le pousse brutalement, et lui dit sans savoir où ce jeu va nous mener :

- Peut-être que ce n'est pas d'Andréas que je suis jaloux... Dis-je en titillant mon piercing ne manière aguicheuse.

Il met du temps à comprendre, et reste sur place, fier de moi, je part en tapotant l'épaule d'Andréas.


Fin Flash back.

Voilà comment s'est passé ce fameux rendez-vous. Le jour qui a suivis, Bill s'est installé chez nous, on ne se parlait pas, on se jetait pas un regard, et avec tout ça j'avais oublié de demander à Bill s'il savait qu'on était frères avant de coucher ensemble.... Bref, cette situation à durée à peu près 4 jours avant que notre mère nous mette dans la même pièce pour qu'on s'explique, elle ne savait en aucun cas ce qui se tramait, mais elle ne supportait plus cette situation, tout comme nous avec Bill. On s'est donc excusé mutuellement en reconnaissant qu'il fallait qu'on change et qu'on arrête d'agir comme des gamins, à cet instant, on est redevenus des frères normaux.

Enfin c'est ce que je pensais avant cette nuit. Je ne sais pas ce qui lui ai arrivé pour qu'il vienne dans ma chambre comme ça. Mais je ne vous ai pas raconté la suite. J'ai donc ré ouvert les yeux et il venait de fermer la porte, j'ai mis beaucoup de temps avant de décider de ce que je devais faire. Et puis j'ai finis par me lever, j'ai regardé l'heure à mon portable : 4h30. Et déjà, ma journée commençait bizarrement, je suis sortis de ma chambre et j'ai longé le couloir jusqu'à la porte de la nouvelle chambre de Bill, j'ai poussé cette dernière doucement, et pour une fois elle n'a pas grincé. Elle n'était même pas fermé. Les reniflements se sont tus quand je suis rentré. Bill était dos à moi, tourné vers la fenêtre. Je n'ai ni parlé, ni toussé, je me suis simplement allongé a coté de lui en regardant le plafond.

Dans le noir total, il s'est tourné vers moi, et je l'ai pris dans mes bras, j'ai senti ses joues mouillées sur mon torse. Je ne lui ai rien demandé, il s'est simplement laissé aller. Il a embrassé mon corps, et je lui ai embrassé le front, il n'a pas arrêté de pleurer et s'est serré dans mes bras. Je crois que cette nuit, aucun de nous n'a dormit. Ce matin, je me suis levé le premier, je sais que Bill a fait semblant de dormir, notre mère est partie tôt et je suis allé préparer le petit déjeuner. On aurait dit un zombie, et j'avoue que je n'ai rien compris à ce qui m'arrivait.

Bill m'a rejoint peu de temps après, on a rigolé, et je me suis aperçu que quelque chose avait changé depuis cette nuit. Il m'a remercié d'avoir été là pour lui, et je lui ai souri avec un sourire gêné. Je n'ai toujours pas demandé ce qui n'allait pas... Je n'en éprouvais pas le besoin...

Fin POV: Tom

POV : Bill


Je n'ai pas revu Andréas depuis l'autre jour. Il avait pris ce rendez-vous avec moi pour s'excuser de m'avoir embrassé, parce qu'il savait que Tom me plaisait, enfin c'était compliqué... Puis la conversation à dérivé sur ma relation avec Tom. Et au moment ou je voulais cacher nos liens familiaux, j'ai trouvé comme excuse que Tom me trompe, et au moment où j'ai dit ça, de dernier est sortit de derrière un arbre. Je n'ai pas trop compris ce qui c'était passé, et je lui en ai voulu parce qu'il nous avait écouté. Pour me venger je lui ai demandé s'il était jaloux. Et il m'a remballé en me disant qu'il était attiré par Andréas. Quelques jours après on s'est réconcilié et j'ai pris conscience de quelque chose, c'était cette nuit.

Je me suis rendu compte à quel point il me manquait et à quel point j'avais besoin de lui, alors qu'il a complètement tourné la page. J'ai été le voir en pleine nuit, j'ai d'abord cru qu'il dormait, j'ai demandé s'il dormait : pas de réponse. J'ai pleuré quand je l'ai vu seul, et quand je me suis rendu compte que je ne pourrait jamais avoir plus que cet amour fraternel, je suis rentré dans ma chambre, et j'ai pleuré. Je me suis trouvé tellement pitoyable, tellement con et tellement naïf d'avoir cru en nous...

Puis j'ai entendu quelqu'un rentrer, j'ai d'abord cru à ma mère, alors j'ai arrêté de pleurer et de renifler comme un gamin. Puis la personne s'est couchée à coté de moi et j'ai reconnu l'odeur de noix de coco que porte Tom. Je me suis tourné vers lui, et il m'a pris dans ses bras, j'ai encore pleuré sans vraiment savoir pourquoi, j'aurais dût être heureux, et pourtant... J'ai embrassé son torse comme un remerciement et pour savoir comment il allait régir et il m'a embrassé le front. Mes larmes ne s'arrêtaient pas et il ne m'a rien demandé. Heureusement. Je n'ai pas dormi de la nuit. Je crois que lui non plus.

Il s'est levé le premier, et il m'a tellement manqué que je l'ai rejoint peu de temps après. On a rigolé comme si de rien n'était, et tout paraissait tellement étrange... Je l'ai remercié et il a eu l'air gêné. Ensuite je suis monté dans ma chambre et j'ai écris les premières phrases qui me venaient en tête...

*

Les jours passent, sans être là.
Tout était si bien, tout, toi et moi.

Va.

Nous n'avons rien fait de faux.
Tout le temps pensé.
Que ça pourrait continuer ainsi.
Tout le reste, on verra.

Va.

Laisse nous derrière toi et moi.
N'essaie pas de comprendre.
Pourquoi ça ne vas plus.
Va, essaie de nous oublier.
Pour nous ça continuera.
Si nous ne nous voyons plus.

Va.

Fait le pour toi et moi.
Je ne pourrais pas.
Je n'aurais pas le courage.
Tout, moi et toi.

Va.

Les jours passent, sans être là.
Tes traces me guident, loin de toi.

Je brise la lumière.
Les ombres tombent sur moi.
Je ne nous voit pas.
Toutes les ombres tombent sur moi.

Les jours passent, sans être là.
C'est tout ce qu'il nous reste.
Si tu pars, si tu pars maintenant.

N'essaie pas de comprendre pourquoi ça ne vas plus.
Les jours passent, sans être là.
Reste...


*

Une fois ce début de chansons finie, je descend retrouver Tom devant la télé. Je me vautre dans le canapé.

- Bill, qu'est ce qui n'allait pas cette nuit ? Me demande Tom sans pour autant baisser les yeux de la tété.

Je ne lui réponds pas et pose ma tête sur ses cuisses. Il soupire...


*


Wenn nichts mehr geht...
(Quand rien ne vas plus).



Le temps passe un peu et je recale ma tête lorsque je sens quelle que chose de dur contre mon crâne. Sa braguette probablement... Il se tortille sous moi,et je comprends... Je relève ma tête d'un coup et le regarde, son visage s'est empourpré.

- Tom, je croyais que tout était fini ? Je demande.

Son regard jongle entre la télé et mes yeux pour finir dans ces derniers.

- Tais toi. Finit-il par me dire.

J'ouvre la bouche comme si j'étais choqué.

- Mais, j'ai rien fait ! Je proteste.
- Au contraire... Me dit-il.

Et je n'ai pas le temps de réagir qu'il a déjà sauté sur moi, il m'embrasse à pleine bouche contre le canapé.

Fin POV : Bill

- Tu as déjà tout fait. Murmure Tom entre deux baisers.



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Heyy ! Comme prévu. ;)

Merci pour les 50 commentaires, zetes géniales ! ;)

Eh bah... Je dois dire que j'ai passé mon après-midi d'hier à écrire ce chapitre et je le trouve intense, enfin quand j'ai écris, j'ai trouvé ça intense... C'était assez dur à écrire et j'espère du fond du coeur qu'il vous plaira !!

Prochain chapitre ce week-end sûrement.

J'attend vos impressions sincères sur ce chapitre.

Bisous & Merci. Jvous aime. <3

*__w0uu.


Si le résumé vous plaît, je la fait. ;) Mais ça ne veut pas dire, que la fiction que je suis en train d'écrire est finie, non, loin de là ! ;)

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[50] [100?]

# Posté le mercredi 21 mai 2008 09:58

Modifié le mardi 03 juin 2008 09:07

" Chapitre 18 "

" Chapitre 18  "
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Chapitre 18 :

Les deux adolescents, emportés par le désir et le manque continuèrent de s'embrasser sur le canapé. L'envie, laissée trop de temps à attendre les mènes dans un état où il est impossible de distinguer se qui se passe autour. Les mains de l'un glissent sur le corps de l'autre, leurs langues se caressent dans une vive cadence, ne leur laissant aucun répit pour se remettre des retrouvailles. Mais le brun trop occupé à chercher les causes de ce baiser, rompt de ce dernier.

- Pourquoi ? Demande t-il enfin.

Le blond se mort la lèvre et regarde autour, personne en vue. Il tire son double par la main et rigole, il le traîne dans la maison et l'entraîne dans les escaliers, quelques fois, il descend une marche et dépose un baiser sur les lèvres de son vis-à-vis. Le baiser au fil de l'escalier devient de plus en pus fort et ardent. Il le plaque à certain moment contre le mur du couloir pour l'embrasser encore plus fougueusement et laisser ses mains déambuler sur les fesses de son double brun. Il pousse la chambre de ce dernier et en ferme la porte, a clé. Les rideaux sont tirés, le brun qui ne comprend toujours pas reste de marbre au milieu de la pièce. Plus lentement alors, le blond se rapproche et passe ses mains autour de la taille de son jumeau, lentement il lui déposé quelques baisers dans le cou et lui glisse à l'oreille le pourquoi.

- Parce que je t'aime Bill.
- Je...
Une lueur se rallume dans les yeux du dénommé Bill, il prend le visage de son double dans ses mains. Tu m'as manqué.

Leurs yeux, pleins d'étoiles se contemplent. Le blond sourit et embrasse une énième fois le brun.

- Tu m'as manqué aussi...

Trêve de bavardages pense le brun qui jette le blond sur le siège de bureau, ce dernier tournoie un peu avant que l'androgyne ne l'arrête. Il colle son ventre chaud et son érection naissante au dossier et passe ses mains sur le torse du blond lui déposant des baisers humides derrière l'oreille, d'un geste vif, il retire ses mains, et tourne le siège vers lui. Langoureusement, il s'installe à califourchon sur son partenaire et lui enlève son tee-shirt. Tom admire son jumeau très entreprenant, et il s'en suit un baiser endiablé, les excitants encore plus. Tendit que ce baiser continu, Bill en profite enlever son tee-shirt et défaire la ceinture de son partenaire. Il s'en sert pour attacher les mains de ce dernier au dossier de la chaise. Le blond détache ses lèvres de son jumeau, surpris.

- Bill, bordel qu'est ce que tu fous ? Demande t-il, un peu apeuré.

L'interrogé rie et déboutonne la baggy de son amour, lentement il s'approche du blond lui glisse quelque chose à l'oreille. Tom émet un hoquet de stupeur.

- Bill ! Dit-il en le coupant...
- Sois pas choqué mon c½ur. Il lui fait un clin d'½il et lui montre son piercing à la langue qui pourrait se révéler intéressant pour le jeu à venir.

Le brun se frotte sensuellement contre le corps de son partenaire avant de descendre de ses genoux, il enlève le baggy de son vis-à-vis et souri en voyant ce qui s'offre à lui. Le dreadé prisonnier, regarde la scène avec envie, tandis que son frère dépose quelques baiser sur son bas ventre avant de s'attaquer à sa virilité. Ce geste fit frémir le blond, et il voulu dégager ses mains, sans résultat, il était bien attaché... Faute de gestes, il entreprit de se servir de sa langue (pour parler).

- Hum, nan Bill, steuplait, arrête.

Le brun relève sa tête d'un air perplexe, Tom, lui, lance un regard gêné. Bill se relève soudainement et presque en agressant son frère il l'interroge.

- Quoi ? C'est pas bien ? On fait encore une connerie selon toi, c'est ça hein, avoue !

L'androgyne soupire et détache son frère qui est dans une position plutôt gênante. Bill ramasse son tee-shirt et commence à vouloir quitter la chambre quand il sent un corps chaud se coller au sien. Il sent des lèvres brûlantes se coller à son cou, il pourrait partir mais il ne peut pas. Il ne veut pas.

- J'ai jamais dit ça, mais j'aime pas trop ce genre de truc, t'es pas une vulgaire meuf qui veut me tailler, alors jte laisse pas faire ça. Explique Tom doucement.

Un soupire de soulagement suivit d'un gloussement se font entendre dans la pièce. Le blond ne réagit pas tout de suite, pourquoi ce rire ? Bill se retourne soudainement et prend le visage de son partenaire entre ses mains avant de l'embrasser fougueusement. Il se tortille et son pantalon déjà défait, tombe à ses chevilles. Des mains baladeuses viennent se poser sur ses fesses tandis que les deux amants avancent lentement. Au bout de quelques mètres, Tom tombe sur la chaise encore chaude. Bill retire son boxer et se pose à califourchon sur le guitariste, il gesticule quelque peu pour accentuer un désir déjà bien ardent, collant parfaitement leurs deux corps.

Tom souleva Bill pour venir l'installer sur le bureau, aucun des deux ne se posaient de questions, complètement impliqués par l'acte, ils se laissaient aller. Tandis que leurs langues se caressaient dans une cadence plus que mouvementée, Tom chercha à tâtons le préservatif préalablement sorti. Il le mit et sans réfléchir pénétra Bill doucement, mais sûrement. Ce dernier entrelaça ses mains d'une manière tout à fait romantique avec celles de son frère, et donna quelques coups de bassins pour encourager des mouvementes de vas et viens. Même si pour l'instant le brun sentait plus comme une déchirure, il savait que cette douleur ne serait que passagère et qu'elle se remplacerait très vite par un plaisir extrême.

Le blond qui suait déjà à grosses gouttes accepta la demande de Bill en bougeant son bassin, il se pencha un peu et vint embrasser et même lécher le torse de son jumeau. Il sentait le souffle saccadé de ce dernier s'écraser contre son front, il sentit l'emprise des mains du brun se défaire, et elles vinrent s'agripper à ses dreadlocks devenues humides. Tandis que le blond s'attaquait au cou de son amour, il put entendre quelques gémissements étouffés, et il devina que Bill devait se mordre les lèvres pour s'éviter d'ameuter tout le quartier. Cette pensée le fit sourire et se fut bientôt à lui de se mordre les lèvres, chaque coup se faisait plus accentué et plus intense, et à chaque coup, il resserrait ses dents autour de ses lèvres. Il pensa que c'était une torture de ne pas pouvoir libérer son plaisir. Mais ils avaient trop peur que quelqu'un puisse les entendre.

Bill lâcha les dreads de Tom et mis ses mains dans son dos, accompagnant les coups de hanches du blond, le griffant quelques fois. Tandis que les mouvements se faisaient encore plus rapides, le bureau se mis à bouger et un paquet de feuilles tomba à terre ce qui n'eu pas pour effet de déconcentrer les amants. Bill retenu sa respiration et son ultime gémissement indiquant la pointe de l'extase, quelques secondes plus tard Tom laissa son corps s'affaler sur celui de Bill dans un dernier coup de rein. Il restèrent quelques temps comme ça, puis ils se regardèrent se sourirent et s'embrassèrent. Tom se retira et remit son caleçon, il ramassa celui de Bill et lui balança à la tête. S'en suivit une mini bagarre qui les menas sur la lit, il s'embrassèrent et s'amusèrent à se mettre des blancs, mais ces derniers ne duraient jamais très longtemps.

Au bout d'un moment, ils se tournèrent vers le bureau et Bill rigola, d'un rire cristallin, celui qui faisait craquer Tom. Ce dernier regardait d'ailleurs son frère des étoiles pleins les yeux. Bill se leva et ramassa le paquet de feuilles tombées et ouvrit les rideaux. Puis il vint enlacer son frère sur le lit, qui lui, n'avait pas bougé. On toqua à la porte.

- Tom, c'est moi, je peux entrer ? Demanda la mère des jumeaux.

Les deux jumeaux se regardèrent affolés. Tom répondit d'attendre un peu tandis qu'il enfilait son baggy et passait son tee-shirt à la va vite, il ouvrit la fenêtre pour dégager quelque peu la chaleur. Une fois Bill caché sous le lit avec ses affaires, Tom ouvrit la porte.

- Bon Dieu quelle chaleur ici ! Remarqua la mère Kaulitz.

Tom passa sa main dans ses dreads d'une manière gênée.

- Heu, oui, je me reposais un peu...
- Avec la fenêtre ouverte ?
Tom ne répondit pas et sa mère remarqua un tee-shirt plutôt moulant. Ce n'est pas à Bill ça ? Qu'est ce que ça fait ici ?

Tom maudit son frère.

- Heu, j'en sais rien, mais t'es pas au boulot ?
- Non, j'ai pris mon après-midi.
- Mais il est quelle heure ?
S'étonna Tom.
- Il est 12h00 mon chéri.Bill n'est pas là ? Sa chambre est ouverte mais il n'est pas à la maison.
- J'en sais rien... Maman, je m'habille correctement et je descends, ok ?
- D'accord à tout à l'heure.


Tom ferma la porte derrière sa mère et soupira. Déjà midi, comment le temps avait-il pu passer aussi vite ? Il ramassa le tee-shirt de Bill et lui jeta à la figure en rigolant.

- On a eu chaud. Dirent-ils ensemble puis ils rigolèrent.

Ils s'habillèrent ensuite correctement, Bill avait une mèche collée sur le front et il se recoiffa d'un geste négligeant. Dans le miroir il s'aperçu que Tom le regardait, Bill fronça les sourcils et s'approcha du guitariste. Il posa un pouce sur sa lèvre avant de rigoler doucement. Tom haussa un sourcil.

- Tu saignes ! Lui fit remarquer Bill dans un sourire.

Le blond se précipita vers le miroir et regarda sa lèvre qui effectivement saignait, sa mère ne lui avait même pas dit. Il passa sa langue sur la blessure, il ne s'était même pas rendu compte qu'il s'était mordu jusqu'au sang. Bill s'approcha de lui et l'embrassa, puis il murmura pour la première fois à Tom qu'il l'aimait depuis leur réconciliation, cette attention fit rougir le blond. Et ils s'embrassèrent une dernière fois alors que Bill allait franchir la porte, Tom l'appela.

- Bill ?

L'interrogé se retourna.

- Tu crois pas qu'on devrait en parler à maman avant qu'il soit trop tard.
- Comment ça ?
- J'ai un plan, je t'explique tout à 'heure.
- Je veux pas encore te perdre Tom.
Répondit Bill avant de quitter la pièce.


*

Ellipse : 1 jour.


- Maman, je peux te parler ? Demanda Bill.


POV : Tom.

*

De fidèles étoiles vont de nouveau briller ce soir.
Ne vois-tu pas venir la révolte tranquille ?
Alors, quitte ton abri et agite le drapeau du changement.
Murmure ta chanson, un hurlement dans leur tête.
Il est trop tard pour les regrets.
C'est un nouveau jour, une nouvelle vie pour toi.

Ne sens-tu pas l'avenir dans ton c½ur ?
Et peux-tu vivre pour chaque rayon de lumière.
Quand les armes aboient, mes mots sont des balles.
Murmure mon rêve, un cri dans leur tête.


Empyr - New Day.

*

Fin POV : Tom.


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J'ai vraiment beaucoup de retard, j'en suis désolé... C'est les vancances donc du coup l'ordinateur est vérouillé, ce qui limite son accès. Par chance aujourd'hui, j'ai négocié pour vous. ;)

Bref, cette suite lemoneuse vous plaît ?!?
Dites moi tout, sinon j'ai écris le 1° chapitre qui n'est pas encore publié pour cette fiction.
Et je passe en 1°L. Ouff. =)

J'attends vos impressions !

Bisous & Merci.

*__w0uu.

PS : Vous avez remarqué que j'ai mis le tire de chansons que j'empruntais sur cet article. :)


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[50] [100?]

# Posté le mardi 03 juin 2008 08:03

Modifié le samedi 07 juin 2008 05:16

" Chapitre 19 "

" Chapitre 19  "
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Chapitre 19 :

Flash Back : 1 jour.

- Bon Tom, explique-moi ton plan. Lui dit Bill.
- Ferme la porte, on ne sait jamais...

Le brun s'exécuta et retourna s'asseoir auprès du blond.

- Ne m'interrompt pas, d'accord ? Dit Tom.

Bill hocha la tête.

- Ce n'est pas vraiment un plan, mais une solution à notre relation. Tout dépendra de maman. Bon, je t'explique. Je veux tout lui avouer. C'est une énorme prise de risque mais je ne veux pas attendre. Je veux simplement lui dire que je ne te considère pas comme un frère et que ça ne sera jamais ainsi. Je veux lui dire que je t'aime et qu'on est ensemble. Elle est attachée à toi mais elle ne te connaît pas depuis longtemps, ce qui fait qu'elle sera plus apte à accepter notre choix. Dis-moi ce que tu en penses.

Bill marqua une pause et parut réfléchir.

- Tu ne me considères vraiment pas comme un frère ? Demanda t-il.
- On a dire que j'ai un peu de mal... Avec notre situation...
- Je t'avoue que moi aussi...
Avoua Bill en souriant.
- Tu es d'accord ?
- Oui, mais je veux que se soit moi qui aille lui parler. J'irais et je lui dirais que je ne considère pas comme un frère non plus et que je veux rester avec toi. Je vais lui dire que je préfère qu'elle me vois comme le copain de son fils plutôt que son fils. Ça peut paraître bizarre, mais c'est la vérité, j'arrive pas à l'appeler « maman ». J'y arrive pas, c'est tout.


Bill laissa échapper une larme et timide et tourna la tête. Tom le prit dans ses bras et le consola il lui murmura qu'il comprenait. Bill avait seulement peur du changement et de découvrir qui il était en réalité, il avait vécu dans l'insouciance, il ne se doutait pas du tout de ce qu'il arriverait aujourd'hui. Tout était d'ailleurs arrivé si vite qu'il n'avait pas eu le temps de comprendre. Entre sa mère et Tom... Tant de choses, cette nouvelle période sonnait comme un grand changement dans sa vie. Changement qu'il n'était pas capable d'assumer, et qu'il ne voulait pas assumer. Il aimait son frère et il s'avait que cela durerait, mais par amour pour Tom, il ne voulait pas que sa mère devienne sa mère.

Le jour suivant, Bill pris la décision d'aller parler à sa mère, si la nuit il n'avait pas dormi, ce n'était pas grave. Si son vendre se tordait, ce n'était pas grave. A une certaine heure il se leva de son lit, ses yeux quittèrent la vitre et tremblotant il fit quelques pas. Aurait-il le courage? Cela valait-il la peine. Oui bien sûr. Mais les risques restaient énorme, ça passe où ça casse. Il hésita à mettre sa main sur la poignée. Ses doigt moites glissaient sur le métal, il réussi quand même à l'enclencher. La porte s'ouvrit avec un petit couinement habituel dévoilant un couloir qui ne lui avait jamais parut aussi court. Il ravala sa salive et sa fierté avec. Lui que rien ne pouvait atteindre...

Il marcha doucement et s'arrêta à coté de la fenêtre, un rayon de soleil la traversait, réchauffant la moquette du couloir. Quelques poussières dans ce rayon volaient donnant à se couloir une impression de surnaturel. Bill perdit un moment son regard dans cette contemplation avant de reprendre ses esprits et atteindre l'escalier. Il avait quitté ses santiags et les marches en bois, tout comme dans son autre maison étouffaient les bruits de ses pas, couvrant son arrivée. Un silence régnait en maître dans cette maison.

Bill chercha sa mère et il se dirigea finalement vers le salon où tranquillement elle buvait un verre de thé glacé en regardant la télévision. Bill la contempla un instant, ses courbes fines et bien dessinées, ses gestes élégants et son air imperturbable qui laisserait penser que rien ne peut l'atteindre, ne lui firent penser qu'a une seule personne : lui. Pas de doutes il avait hérité ces choses là de sa mère. Il aurait voulu connaître son père mais il avait renoncé à tout ça cette nuit. Pour être franc, la femme assise devant lui était bel et bien sa mère, mais il ne c'était jamais fait à cette idée. C'était peut-être mieux comme ça...

Fin flash back.

- Maman, je peux te parler ?

C'était dit. Et dans ses moments là, on a toujours envie de partir loin, de ne jamais exister ou de n'avoir jamais dit cette phrase. La mère surprise, pose son verre et se tourne vers cette voix qu'elle reconnaît maintenant bien. Son deuxième fils à peine retrouvé. Elle se lève d'un bond et l'enlace, son fils paraît surpris mais répond à ce geste d'affection, sa mère se recule et le regarde.

- Bill ! C'est génial, assis toi.
- Quoi, qu'est ce qui se passe ?!?
Demande Bill perplexe.

Tandis que sa mère le force a s'asseoir, elle se met à genou devant lui et pose ses mains sur ces derniers.

- Tu va pouvoir être à plein temps à la maison. Explique t-elle.

La perplexité sur le visage du brun se change soudainement en peur.

- Comment ça ?
- J'ai fais une demande d'adoption au juge mon chéri, ce n'est pas encore accepté, mais...
- MERDE !
Hurla l'androgyne avec colère.

Il n'avait jamais voulu ça, il repoussa sa mère et monta dans la chambre de son frère en claquant la porte. Le blond parut surpris puis délaissa son activité pour aller voir son frère.

- Bill qu'est ce qui se passe ?

Le chanteur bien trop têtu repoussa son frère.

- Tu demanderas à ta mère ! Finit-il par dire.

Tom eu un petit mouvement de recul.

- Quoi notre mère ? Demanda t-il.

Bill fit volte-face.

- Elle veut m'adopter.

Tom qui allait s'exclamer dans un joyeux « mais c'est génial! » se résigna. Si elle l'adoptait il y aurait de grandes chances pour qu'ils ne soient plus ensemble. De plus, l'inceste est très sévèrement punit en Allemagne. Non, cela ne présageait rien de bon... Rien de bon...

*

- Bill ? Tom ? Ouvrez ! S'égosillait leur mère de l'autre coté de la porte.

Le blond finit par ouvrir un peu la porte, la franchit et la ferma tout de suite après.

- Tom, où est Bill ?
- A l'intérieur.
- Qu'est ce qui lui prend ? Il devrait être heureux, on en a discuté l'autre jour !
- Viens Maman.


Tom prit sa mère par l'épaule et ils descendirent l'escalier pour se rendre dans le salon.

- Maman, je dois te dire quelque chose.
- Non Tom, c'est moi qui lui dirait.
Tel un spectre, Bill était apparu mystérieusement dans la pièce, son frère et sa mère se tournèrent vers lui.
- Je n'arrive pas à considérer cette maison comme mon foyer, je n'arrive pas à envisager que tu sois ma mère et que Tom soit mon frère. J'ai vécu autre part, et même si je suis heureux de vous avoir retrouvé toi et Tom, je ne veux pas que tu deviennes ma mère.

Des larmes commençaient à apparaître au coin des yeux la mère des jumeaux.

- Comment ça Bill? Demanda t-elle, tremblante.
- J'aime Tom.

Tom se tourna vivement vers Bill, son visage n'annonçait rien de mauvais, on pouvait juste y lire de la gratitude. Et de l'amour.

- Mais Bill ! Moi aussi j'aime Tom. S'exclama sa mère. Mais où est le...

La mère se coupa et regarda tour à tour les jumeaux. Elle s'assit brutalement tout en soutenant son regard. Elle avait comprit et sous ses yeux, ses deux enfant s'enlacèrent. Son portable sonna tirant tout le monde de cette bulle et de ce silence familial. La femme sortit son portable et regarda l'écran, le nom du juge qui devait s'occuper de cette affaire d'adoption y était inscrit. Tom savait, que cet appel dépendrait de sa relation.

Première sonnerie


- Maman, même si tu adoptes Bill, ça ne servira à rien, on s'aimera toujours.

La mère hésitait.

Deuxième sonnerie


- Maman, tu nous aimes ? Demanda Tom.

Cette fois une petite larme s'échappa des yeux de la femme et elle hocha sa tête en regardant ses fils. Elle hésitait encore.


Troisième sonnerie


- Que comptez vous faire ? Demanda t-elle.
- Nous aimer. Répondit Bill.


Quatrième sonnerie


La mère prit le portable dans ses mains et les jumeaux s'enlacèrent encore pour ne pas entendre la suite, il mirent leurs têtes dans le cou de l'autre et attendirent. Mais rien ne se passa, la sonnerie n'était plus, leur mère n'avait pas parlé. Bill se décolla quelque peu de Tom et regarda sa mère, elle avait le pouce sur la touche qui affichait un téléphone rouge et pleurait. Les yeux mouillés de Bill s'ouvrirent grand.


POV : Bill

Mon dieu, elle a raccroché ! Elle l'a fait. Je n'arrive pas y croire, je me voyais déjà obligé d'arrêter cette relation entre Tom et moi. Elle a accepté. Elle a accepté ? Merde elle voit que je la regarde, je suis hésitant...

- Je ne sais pas pourquoi je l'ai fais. Me dit t-elle.
- Merci. Dis-je.

Elle se lève et sors de la pièce. Je souffle doucement dans le cou de Tom.

- C'est finit. Je lui murmure à l'oreille.

Il hoche la tête dans mon cou tandis que j'embrasse le sien. Mes mains caressent ses hanches et je sens qu'il a un frisson. Je lui dit que je l'aime et il relève la tête. Il me sourit et m'embrasse, comme ça, au milieu du salon. Il me soulève et j'entoures mes jambes autour de lui, il marche un peu et me colle au mur, je suis légèrement plus grand que lui dans cette position. On colle nos fronts et on se regarde, je lis de la joie à travers la pigmentation de ses yeux qui fixent les miens. Ses yeux pétillent, il me fait comprendre que nous sommes libres. Libres...

Je l'embrasse presque sauvagement, il rigole et rejette sa tête en arrière j'en profite pour embrasser son cou, ses mains me caressent le torse et son bassin me maintient contre le mur, à travers son baggy flottant, je peux distinguer un signe d'excitation et je rigole dans son cou.

- Emmène-moi là-haut. Lui dis-je.

Il me prends par les fesses et me pose à terre, il me tient la main et me guide vers l'étage, mes yeux cherchent quelqu'un qui pourrait nous voir, mais personne. Je souris et me laisse entraîner par sa main chaude et douce. Il ouvre la porte de la pièce qui me sert de chambre ici et la referme. On se regarde dans une lueur de défit. On tourne tout les deux autour de la pièce, en se regardant, il tire brutalement les rideaux tandis que je défais la couette. On enlève nos tee-shirt sans se quitter des yeux,c'est un jeu de provocation, je lui tourne finalement le dos quelques secondes pour enlever ma ceinture et je sens un énorme (ù.ù) poids sur moi. Je tombe à terre, lui sur moi. C'est qu'il peut être lourd quand il veut...

Et ça le fait rire. Je suis sur le ventre et il m'embrasse la nuque, il passe ses mains entre la moquette et moi et défais ma ceinture. Je n'ai pas l'intention de me laisser faire, je me retourne brutalement, et cette fois, c'est moi qui me retrouve sur lui. Je le regarde amusé et je souris, victorieux. Ça n'empêche pas ses mains de se balader sur mon corps. Finalement, même si je suis vraiment excité, je n'ai pas envie d'aller plus loin maintenant, j'ai juste envie de le sentir contre moi. J'ai juste envie que ses bras m'enlacent jusqu'à en périr. Je le veux simplement comme ça. Je recule un peu et pose ma tête sur son torse, il comprend que je ne veux rien d'autre, et il m'embrasse la tête. Je sens qu'il sourit tandis que sa main se perd dans mes cheveux. Et on reste comme ça longtemps, je vois ma vision devenir floue et mes yeux se fermer seuls. Mon corps monte te descend au rythme de nos respiration. Je m'endors dans ses bras, il m'a bien emmené là-haut.


*

Je sens quelque chose bouger sous moi, je ne réagis pas de suite et ouvre faiblement les yeux. En face de moi, à travers la fenêtre j'aperçois une traînée de couleurs qui se fondent entre elles. Le ciel est magnifique, du orange au bleu clair passant par le rose et même le rouge. Il doit être 20h, quelque chose comme ça. Quelques nuages violet clair parsèment ce ciel parfait, je rêve de m'envoler. Un courant d'air ouvre la fenêtre et je sens une bourrasque tiède faire onduler une mèche de mes cheveux. Je ferme les yeux et respire l'air, pour une fois, je ne sens pas cette odeur de gasoil, je sens comme une odeur de liberté.

- Bien dormi ? Demande une voix.

Je sursaute et quitte la fenêtre des yeux pour me tourner vers mon interlocuteur; Tom. Un sourire est accroché à ses lèvres, il contemple mes yeux, je me rapproche un peu et en guise de réponse dépose un léger baiser sur sa bouche, nos lèvres s'effleurent à peine. Exquise sensation. Je me retourne vers la fenêtre.

- C'est beau, hein ? Me dit-il.

Je hoche simplement la tête. Je n'ose pas lui dire mais avec lui c'est bien plus intense, j'ai toujours du mal avec les sentiments, même si je suis bien avec lui, les déclarations me mettent toujours mal à l'aise, comme tout le monde je pense. Un autre courant d'air fait voler le drap qui a remplacé la couette. Tom resserre ses bras autour de moi. Puis, une idée me vient en tête. Je me lève, sans accorder un regard à Tom, je suis envoûté par ce ciel. Je prends l'appareil photo de mon blond, dont je sens le regard dans mon dos. Je m'approche de la fenêtre, et un autre courant d'air fait envoler mes cheveux, le souffle tiède caresse mon torse nu, tandis que je ferme les yeux et respire encore.

J'allume l'appareil photo qui s'ouvre dans un bruit bien connu. J'ouvre mes yeux, et prends une magnifique photo de ce ciel, sur la photo, on aperçoit quelques toits identiques de cette ville. Rarement je n'avais vu quelque chose de si beau. Et pourtant si simple. Je regarde cette photo d'un peu plus près pour observer les moindres détails et je remarque la lune, oui, elle se dessine dans le coin gauche de cette photo. On voit très bien, la nuit n'est pas tombée du tout, mais elle est quand même là, dans une teinte nacrée. Des mains passent autour de mes hanches et une tête se pose sur mon épaule. Les mains prennent l'appareil photo en me caressant les doigts.


- Ce sera notre photo, hein ? Je demande à Tom.
- Hum. Oui, la notre. Il répond en murmurant. Je t'aime.
- Moi aussi, Tom.


Cette déclaration est la plus belle de notre histoire, mais elles sont toutes tellement différentes. Tandis que celle-là est plutôt intense, j'en ai connu des gorgées d'amour, ou de sensualité. Mais aucune n'a value celle-ci. Intense et libre.

La porte s'ouvre, un soupir.

- Bill, Tom, venez manger. Murmure une voix féminine.

Je me retourne tandis que Tom contemple toujours ce ciel. Notre mère nous regarde mais je n'arrive pas à interpréter ce regard. Peut-être qu'elle est attendrie, ses yeux rencontrent les miens et je peux apercevoir qu'elle est désolé. De quoi? Où peut-être que c'est de la peine. Je n'arrive pas à savoir, elle tente un petit sourire raté, tourne le dos et part. Elle d'habitude si souriante, si pleine de vie. Je crois qu'elle à réellement compris ce qui nous unissait, je pense qu'elle a accepté.


*


On remet nos tee-shirts. Je pose l'appareil photo sur le lit et on descend. Une odeur de sauce tomate règne dans la maison. C'est le plat préféré de Tom, et le mien en l'occurrence. Pâtes à la sauce tomate. Pourquoi elle aurait fait-ça? Ça me paraît étrange. On met la table rapidement, sans aucun bruit. L'air n'est pas tendu, simplement, on a rien à se dire, mais il va falloir qu'on parle tout les trois. On s'installe à table, il faut que je trouve un sujet de conversation, je ne vais pas supporter longtemps ce silence... Mais à peine ai-je dit ça, que...

- Depuis combien de temps vous êtes ensembles? Demande notre mère.

A réfléchir, ça ne doit vraiment pas faire longtemps, peut-être quoi ? Deux semaines, non moins, mais le temps passe tellement lentement, j'ai l'impression que ça fait des mois.

- Je sais pas trop, pas vraiment longtemps, mais...
- Te justifie pas Bill. Je sais que vous êtes très liés, mais il faut que vous compreniez que ça me fait mal, je vous ai mis au monde, et je n'avais jamais imaginé ça. J'ai l'impression d'avoir retrouvé un fils et de l'avoir perdu.
Je baisse la tête. Mais, j'ai une certaine ouverture d'esprit, heureusement pour moi. Je veux juste que vous soyez heureux, même si je dois en payer le prix. Je relève la tête.
- Tu sais maman, on était ensemble avant de savoir qu'on était frères. Quand on l'a appris, on s'est séparé parce qu'on se disait que c'était une connerie. Et ensuite on a découvert que ce qui nous unissait était bien trop fort pour qu'on puisse se séparer. Un lien entre jumeaux, c'est assez étrange, mais...
- C'est comme ça.
Dis-je en même temps que Tom.

On rigole tout les trois.

- J 'avais déjà remarqué ce lien. Dommage, moi qui comptait avoir des petits enfants.

On se lance un regard gêné avec Tom. Mais une question me titille l'esprit, pourquoi est-ce qu'elle prends la nouvelle aussi bien, il doit y avoir quelque chose qui cloche.

- Pourquoi tu acceptes si facilement? Je demande, sans pour autant appeler ma mère « maman ».
- Je ne sais pas, vous êtes ce que j'ai de plus cher au monde, et je n'ai pas envie de vous voir malheureux. Je pense que vous êtes assez grands pour assumer vos choix. Tom et moi hochons respectivement la tête. Mais pour l'instant, évitez de faire des choses devant moi, je veux m'y faire progressivement.
- Bien sûr !
La rassure Tom.

Le repas se termine dans la joie. Je suis heureux, depuis longtemps, je n'ai jamais été aussi bien. Je retourne dans ma famille d'accueil, mon ancien père ne me fait plus peur. Après avoir dit au revoir à Tom et ma mère, j'ai pris le chemin de l'autre « chez moi ». Le dégradé s'était vraiment estompé il ne restait maintenant plus qu'un dégradé de bleu parsemé d'étoiles et la lune nacrée bien plus présente. Il n 'y avait que ma mère adoptive, elle n'a aucun lien familial avec moi et pourtant elle me comprends sur le bout des doigts. Et je lui ai tout dit. Elle à tout compris. Elle ne m'a pas jugé.

Puis je suis monté dans ma chambre j'ai vu mon lit, il paraissait vide et froid. Je me suis dit merde, la nuit va être longue... Et je n'ai pas dormi, j'ai relu tout mes textes, j'en ai écrit de nouveaux. J'ai eu une idée, j'ai appelé Gustav depuis longtemps. Ce gars est tout simplement génial. Et j'ai réfléchis à tout ce qui pouvait nous arriver dans le futur, j'ai imaginé plein de scénario, j'ai développé ma créativité. Et cette nuit, j'ai compris que quelque chose avait changé en moi. Je crois que j'ai simplement grandis.


*

Mon logement, comme le pays mort
J'écris une lettre a un inconnu
Mon reflet est trouvé
Ma lettre est dans mon sang
Je ne veux pas en arrière
Je veux juste partir.
Le vent sur mon visage
Je suis libre
Et il devient clair
Ce n'est plus
Ce qu'étais ma vie

Je suis
Libre dans la liberté
Et nulle part autrement
Libre dans la liberté libre
Je ne peux plus autrement

1000 yeux
Contre moi
Contre tout
Pour l'instant
Et alors
Je me réchauffe
Je m'arrête dans la chaleur
Pour cette tentative d'évasion

Je ne veux plus qu'être libre
Encore une fois être libre
Seulement une fois être libre


*

Tokio Hotel - Frei im Freien Fall


Fin POV : Bill

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CE CHAPITRE VOUS PLAIT ??
Il y a eu du retard mais il fait 8 pages et demie de word. :)

Et en plus j'ai une mauvaise nouvelle. =S
Prochain chapitre Epilogue.
Je sais... ='( Mais n'oubliez pas que je suis aussi ICI.

Sinon, j'ai mis le dégradé du ciel la nuit pour vous donner une idée, je trouvais ça tellement beau, Geh ! live qui tournait derrière, et ça m'a donné des idées de fic. =)

ICI


Merci d'être présentes ! ='D

Bisous & Merci.

*__w0uu.


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[50] [100?]

# Posté le jeudi 12 juin 2008 13:19

Modifié le jeudi 19 juin 2008 12:46

" Epilogue "

" Epilogue  "
-
Epilogue :

POV : Bill

- Bill, t'as finis ? Me demande une voix très familière.
- Ouais bientôt, mais tu peux rentrer ! Dis-je.

Je souris quand je sens un regard envieux se poser sur moi. Des mains chaudes et douces remontent le long de mon dos me faisant frissonner, je pose mon crayon noir. Il n'a pas perdu ses ardeurs lui alors... Je m'appuies sur son torse, il respire dans mon cou et ses mains commencent à descendre vers mon étoile. Qui est là depuis maintenant longtemps.

- On va être en retard...

Un soupire, il m'embrasse et se décolle pour finir ses bagages. Moi, ayant finis, je sort et regarde par la fenêtre, un grand soleil, comme d'habitude. Je me pose au balcon de notre appartement, en bas, des voix espagnoles raisonnent. Une odeur d'épices et de fruits me font sourire, ce pays est magnifique. Quelques gamins courent le long du marché qui s'étend sur la rue, les gens sont chaleureux. Un marchand que je connais bien m'interpelle en espagnol, je lui réponds dans la même langue. Nous parlons quelques temps entre le balcon et son stand, c'est la simplicité.

Et dire que dans quelques heures nous serons de retour en Allemagne, pour seulement quelques jours bien sûr. Des coups frappés à la porte. Ce doit être eux. J'entends déjà une voix grave et semée de malice raisonner derrière la porte, lui alors, il n'a pas changé. J'ouvre la porte en souriant, les deux personnes me sautent dessus, encore un de leurs délires... Je suis tellement content de les voir, même si ça fait que depuis hier que je ne les ai pas vus. Et voilà que Georg me reparle espagnol avec son accent... Je rigole tandis que Gustav le charrie encore. Je les observe un peu de loin, je suis heureux qu'ils soient là.

La porte de la salle de bain s'ouvre.

- Yoooooooo ! S'exclament Georg et Tom à l'unisson en se courant dessus et en se faisant un tchek presque violent.

J'échange un regard étrange avec Gustav avant de rire. Nous sommes des amis très liés et très heureux.

- Bon les gars, pour vos 27 ans vous avez intérêts à faire une énorme teuf ! S'exclame Georg, déjà friand de tout ce qui peut qualifier le mot « fête ».
- Georg...

L'intéressé par dans un rire purement exclusif, son rire, celui qui nous fait rire. Après ça nous prenons tous nos bagages et les posons dans le couloir de l'appartement. Je regarde une dernière fois le cadre où l'on peut voir la photo d'un ciel dégradé. Notre photo. Je ferme la porte à clé et embrasse Tom sous le regard attendrit de Gustav. Puis Georg nous prenons un taxi, on s'enthousiasme à l'idée de retourner dans notre pays natal. Une fois arrivé à l'aéroport nous enregistrons nos bagages et faisons tout le nécessaire pour prendre cet avion. Je tiens la main déjà moite de Tom, il a peur.


*

L'avion a décollé, et moi je fais le point de ces dernières années en regardant par le hublot. Nous n'avons pas vraiment changé, nous avons toujours le même style, nous formons un groupe soudé et passionné par la musique, notre rêve c'est de pouvoir vivre de notre musique. Mais ce monde de business est impitoyable... Je suis encore avec Tom, notre amour grandi et est plus fusionnel chaque jour, nous surmontons toutes les disputes et le regard des autres. Mais nous habitons en Espagne, un choix qu'on à fait avec Tom, histoire de prendre du recul sur notre ancienne vie et notre enfance, pour recommencer une nouvelle vie d'une certaine manière. De plus, les gens sont bien plus ouverts ici.

Quand à Georg et Gustav, nos amis pour la vie, on peut le dire. Ils nous connaissent maintenant sur le bout des doigts, 10 ans d'amitié, et ils ont sus nous comprendre. Nous ne nous cachons rien, et c'est bien mieux comme ça. Ils ont décidés de nous suivre en Espagne, cela à marqué pour eux aussi le début de leur vie d'adulte, en ce qui concerne le boulot... Georg est dentiste dans notre ville, Tom est guitariste professionnel et Gustav travaille dans une maison de disque, moi je travaille dans la mode, j'aime dessiner et j'ai toujours un calepin sous la main, je suis très créatif.

Nous sommes le 30 Août et nous venons en Allemagne pour fêter l'anniversaire de Tom et Moi et celui de Gustav. Il y a quelques temps, avec Tom, nous nous sommes offert un petit voyage pour fêter nos dix ans de liaison. Un pur bonheur, je suis vraiment heureux. J'ai l'intention de passer voir ma famille d'accueil, ça fait tellement longtemps...


*

Tandis que j'écris de nouvelles chansons sur mon calepin, Tom pose sa tête sur mon épaule, il s'apprête à dormir, une hôtesse nous regarde et sourit, elle me demande si j'ai besoin de quelque chose, je réponds que non. Je regarde Tom qui à déjà fermé les yeux, lui qui dort en avion... On aura tout vu !

- Nan Bill, je dors pas. Me dit-il.

Je sursaute, encore un aspect de la connexion qui nous lie, il arrive parfois à deviner ce que je pense. Il rigole, prend mon visage entre ses mains et m'embrasse. Je ne me lasse jamais de notre contact, j'en ai besoin.

- Veuillez attacher vos ceintures, nous allons traverser une zone de turbulence. Annonce une hôtesse.

Tom se détache subitement de moi, et pose des regards affolés aux alentours, moi j'attache la ceinture, confiant. Ce n'est pas la première fois, j'aide Tom à attacher sa ceinture, il tremble tellement... Je lui prends la main, il me serre, je souris un peu. Il ferme les yeux, je lui dit de respirer calmement, mais il n'en fait qu'a sa tête. On dirait moi... Quelques temps après des secousses nous font trembler, ça dure quelques minutes, et entre deux sièges j'aperçois Georg faire le con. Je dis à Tom de le regarder, ça le détendra peut-être. Il le regarde et affiche un faible sourire, peut rassuré, puis quelques temps après les secousses s'arrêtent. L'alerte est finie.



*


C'est le soir de notre anniversaire, je suis avec Tom, dans sa chambre, chez notre mère. Nous venons de faire l'amour, et comme d'habitude, c'était intense et parfait. Je suis heureux d'avoir vu ma mère et tout ces gens, notre ville à quelque peu changé mais j'ai encore l'impression d'être chez moi. Tout à l'heure nous avons reçu nos cadeaux, notre mère nous as donné de l'argent, comme d'habitude, dans ma famille d'accueil, j'ai eu le droit à un album photo retraçant toute ma jeunesse, c'est un cadeau qui m'a fait très plaisir, certainement un des plus beaux, mais celui de Georg et Gustav reste le plus étonnant. Tout à l'heure, à l'heure du dîner, ils ont invité un certain David je ne sais quoi. Yost, Prost ? Je ne me rappelle plus exactement du nom, mais il à écouté ce que nous avions fait coté musique. Je veux dire, Georg, Gustav Tom et moi. Et il veut nous produire, je ne m'en remet toujours pas.

On a trouvé un nom un peu bizarre, mais attachant : Tokio Hotel. C'est bizarre non ? Mais ça retrace une partie de notre vie, les hôtels parce qu'ils symbolisent le début de notre vie en Espagne, et Tokio parce que c'est une ville qui nous fait tous rêver, pour ses différents aspects. On verra bien si notre rêve se réalise, ne sait-on jamais? J'embrasse Tom et d'un même mouvement, nous nous tournons vers la fenêtre. Nos yeux s'illuminent en même temps. Un dégradé multicolore s'étends sur ce ciel, j'ai l'impression de revenir dix ans en arrière. Je souris et je sens que Tom aussi.


De belles années ensemble nous attendent.


*

Si tu ne comprends plus le monde,
Et que chaque jour disparaît dans le néant.
Si la tempête ne se calme plus,
Et que tu ne supportes plus la nuit.
Je suis là si tu veux, partout où tu seras.

Je suis là, si tu veux.
Regarde autour de toi, et tu me verras.
Partout où tu serras.
Si tu tends la main vers moi,
Je te soutiendrais.

A tes cotés.
Tu n'es pas seul.



*

Tokio Hotel – Ich bin da


Fin POV : Bill



FIN de la fiction.

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Ça m'a déchiré le c½ur d'écrire "Fin de la fiction" .

Je ne saurais vous dire assez merci, je me suis tellement attaché, ça a été un plaisir génial, et c'est pour ça que je vais faire une autre fiction . Vraiment, vous étiez toutes là pour mes chapitres, franches . Merci encore et encore . C'était un plaisir de faire ce blog avec vous, chaque jours de nouveaux commentaires, beaucoup de visites . Enfin Bref, c'était vraiment génial . Vraiment .

Merci, merci, merci .

Laissez moi un commentaires et dites moi pourquoi vous avez aimé cette fiction, vos moments préféré, si vous avez des choses à me reprocher . S'il vous plaît, je ne demande qu'un seul commentaire de votre part .

Vous me manquez déjà, alors retrouvez-moi ici
.

Si vous avez des questions personnelles à me poser, mettez les ici, j'y répondrais .

Infiniment, Merci .

Edit : Vos commentaires me touchent beaucoup, et je suis très émue ! =S Merci beaucoup à toutes, vous étiez géniales, j'espère vous retrouver sur w0uu-yaoi !! J'éssaie de répondre à tout vos comm's .

*__w0uu.


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[ 2OO ]

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 12:45

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 09:56