" Chapitre 12 "

" Chapitre 12  "
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Rappel :

____Pensées Tom
____Pensées Bill

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Chapitre 12 :


La théorie dit que quand on attend quelque chose et qu'on l'espère fort, ça finit toujours par se réaliser et que quoi qu'il arrive, plus on attend, plus c'est intense. C'est une théorie. Tout ne marche pas toujours, tout n'est pas toujours réalisable, pourtant cette nuit, l'exception a voulu faire deux heureux. Dans une ville d'Allemagne, sur un balcon, l'allégresse a trouvé sa place, l'inconnu s'en est allé. Et dans un monde où tout ne brille pas toujours, il y a continuellement quelqu'un, quelque chose qui nous rassure, qui nous fait vivre. Que ce soit une famille autour d'un feu, des parents sur un berceau, ou même parfois un adolescent habité par ses rêves. Il y a toujours quelque chose qui incarne le pourquoi de la vie. Quand on tire une leçon, qu'on touche un but, ou même un moment triste, qui nous fait réfléchir.

Ce soir, ils incarnent la beauté, le pourquoi, et surtout l'ignorance. Devant les regards des autres, ils sont la différence, on le sait, elle ne plaît pas toujours. Et pourtant, ils sont heureux, les gens ne comprennent pas pourquoi. Finalement, quand on réfléchi, ces derniers ne comprennent pas le bonheur, puisqu'ils le jugent, le caricaturent, l'insultent, le dégradent. Le tuent. Mais ce soir, oui ce soir, personne ne saura gâcher ce qui arrive. Puisque finalement, ce qui arrive ce soir ce n'est plus seulement du bonheur. Mais de l'amour.

Qu'est ce que tu ressens Tom ? A travers tout tes gestes, tes caresses, tes baisers, tes regards ? Es-tu comme moi ? As-tu peur du lendemain ? Sais-tu ce qui se passe ? Plus le temps passe Tom, et plus j'ai cette impression. Je crois Tom, que je t'aime.

POV : Tom

Je ne sais pas depuis combien de temps on est sur ce balcon. A s'embrasser, comme deux amants. Si tu savais Bill, comme j'ai attendu ce moment. Si tu avais vus mes gestes, mes attentions, mes paroles à ton égard Bill. Je te désire tellement. Le jour où je t'ai serré dans mes bras, j'ai su que tu ne me laisserais pas indifférent, c'est vrai. Tu as changé beaucoup de choses en moi. Tu as fini la métamorphose qu'elle avait commencée. Tu es collé à moi, je sens ta colonne vertébrale, tes omoplates sous mes mains qui n'hésitent plus. Je sens ton souffle, ta langue qui vient maintenant caresser la mienne, finalement, c'est un baiser parfait, le mieux que j'ai connu, un baiser d'amour. Même avec elle, ce n'était pas aussi intense. Plus le temps passe Bill, et plus j'ai cette impression. Je crois Bill, que...

Fin POV : Tom

Doucement, et sans se détacher, Tom emmène Bill dans la chambre. Il le tient par la main. Il rompt leur baiser un instant pour fermer la fenêtre, puis il rejoint le brun en lui déposant un baiser sur les lèvres, il l'entraîne sur le lit, ils sont d'abord assis, puis tout en s'embrassant encore, le bond force le brun à se coucher sur lui. Bill se laisse faire, depuis le temps qu'il voulait goûter à ses lèvres... Ses mains se sont stabilisées dans le cou de son vis-à-vis. Tandis que celles de Tom parcourent le corps de Bill, d'abord son dos, il retrace sa colonne vertébrale, ses haches et finalement elles viennent se stopper sur ses fesses. A ce moment, leur baiser devient plus fort. Il devient plus intense, plus sauvage, le désir s'accentue. Tom vient titiller le piercing de Bill avec sa langue, agrandissant l'envie.

Le dreadé sent l'excitation monter en lui, réveillant la partie qui fait de lui un homme. Ses mains glissent le long des cuisses de son partenaire, puis il remonte ses mains pour les glisser entre le ventre de ce dernier et le sien. Il sent qu'il n'est pas le seul à être excité, alors doucement, il détache sa bouche de celle de Bill, et vient lui embrasser le cou, il parsème ce dernier de chastes baisers accompagnés de quelques coups de langue, tandis que ses mains entreprennent le voyage vers la braguette du brun, qui lui, se raidit soudainement. Le blond s'arrête dans son mouvement.

Bill relève son corps doucement à l'aide de ses bras et regarde Tom.

- Je suis pas sûr d'être prêt, je crois... Annonce l'androgyne.
- Désolé, je me suis laissé emporté... Je sais pas ce qui m'a pris.

Le brun s'inquiète soudainement.

- Tu parles du baiser ? Demande t-il inquiet.
- Non ! Je veux dire pour enfin... Euh, mon geste entreprenant.

Bill hoche la tête, il est soulagé. Il vient s'allonger aux cotés de Tom, en embrassant encore ce dernier. Ils se câlinent quelques minutes, puis le brun se lève, et enlève son tee-shirt, restant en slim, pour se rendre sur le balcon. De là, il reprend sa vision du ciel, visualisant chaque étoile avant de sentir des mains caresser son dos.

- Bill, c'est quoi toutes ses marques dans ton dos ?

L'interrogé sent son ventre se tordre, il coupe sa respiration involontairement avant de la reprendre quelques secondes plus tard, puis il baisse la tête.

- C'est mon père.
- Quoi ? Comment ça Bill, qu'est ce qu'il t'as fait ?


Avant de répondre, Bill prend une cigarette qu'il allume doucement.

- La dernière. Dit-il à Tom avant de jeter le paquet.
- Raconte moi. Répond le blond avant de tirer lui aussi une bouffée de cigarette.

Bill souffle la fumée doucement, Tom fait de même, tandis qu'il vient coller son ventre au dos de Bill, mettant sa tête dans son cou. Et pendant que Bill raconte ce soir ou il a perdu son enfance, ils fument la dernière cigarette, leur dernière cigarette. Tom retrace les cicatrices de Bill avec sa main gauche. Et il essuie les larmes naissantes de ce dernier avec sa main droite. Il n'interrompt pas le brun dans son histoire, il le laisse évacuer, il est là pour ça.

- Voilà. Tu sais Tom, ma mère ne m'a jamais donné l'autorisation de venir ici. Je me suis enfui.
- Putain Bill ! T'as fait une grosse connerie !
S'écrit Tom.
- Ne me juges pas Tom, soit c'étais ça, soit je payais pour la bière que j'avais bue sans permission.
- T'as pas le droit de boire ?
- Nan... Mais ça ne m'empêche pas de le faire.
- Pourquoi t'es parti de chez toi ?
- T'avais besoin de moi, alors je suis partis pour aller chez toi, et à ce moment, mon père m'a appelé pour que je rentre, et que je lui donne les clefs, qu'il n'avait pas.
Bill inspire encore une fois une bouffée de cigarette, et en propose à Tom qui refuse. Il jette alors la cigarette dans le vide, tout comme le paquet il y a quelques minutes. Bref, j'ai fait chemin arrière, et je lui ai donné les clefs, là, il a découvert la bière, ma mère n'était pas là, et pour la première fois depuis mes 6 ans je me retrouvais seul avec lui. Devant une connerie. J'ai su qu'il allait me frapper alors je me suis enfui, chez toi, je t'ai trouvé en train de pleurer. Ce matin, ma mère m'a appelé, elle voulait savoir ou j'étais, mais je lui ai dit que je t'aidais à retrouver quelqu'un et que je serais de retour dans quelques jours.
- T'as fais ça pour moi ?
Bill hoche la tête. Et pourquoi tu ne m'as pas raconté tes problèmes dans le train ? Demande Tom.
- Je sais pas...
- Et moi je sais pas quoi te dire.
Le blond, toujours son ventre collé au dos de Bill l'enlace à l'aide de ses mains. Tu es dans la merde à cause de moi, et j'ai gâché notre amitié.
- Non Tom. Tout ça je l'ai fait parce que je sais que t'es pas une amitié de passage. Je l'ai su le soir ou Kim est morte tu sais. Et puis au fur et a mesure, j'ai plus ressentie l'amitié que j'avais au début pour toi. C'est devenu plus fort en quelque sorte. Et puis il ya eu Andréas. Tom émit un grognement et Bill lui prit les mains. Il m'a vraiment attiré, il était un peu pareil que toi, tu sais, avec son regard assuré... Le blond sourit. Et je pensais qu'avec lui j'aurais plus de chances qu'avec toi. Surtout qu'il était bi. Tu sais même si j'avais compris que tu ne m'attirais pas seulement comme un ami, pour moi tu étais un hétéro, alors je n'avais aucune chance...
- Pour moi c'était pareil, tu ne m'as jamais dit que t'étais bi. Et j'ai vu que Andréas t'attirait, je l'ai remarqué direct, voilà pourquoi le soir, je voulais venir : je voulais me rapprocher un peu de toi. Voilà pourquoi je t'ai dit que je m'étais torturé l'esprit : tu m'attirais mais, d'un j'étais censé être hétéro et de deux, toi aussi... Quand ce fameux soir, je t'ai pris à part dans la cuisine avant que Andréas ne vienne, je voulais t'avouer. Puis il est arrivé, et vous vous êtes embrassé, j'avais vraiment la rage. Pour moi, c'était la première fois que je perdais... Le blond marque une pose avant de reprendre. ... En amour. Et quand j'ai appris que j'avais un frère, la première chose à laquelle j'ai pensé, c'est « Comment j'ai fait pour grandir loin de mon jumeau pendant presque 17 ans ? » et ensuite je me suis dit « Qu'est ce que Bill est en train de faire ? ». A ce moment, t'étais avec Andréas. Et je me suis mis à pleurer comme un gamin.
Bill serra un peu plus fort les mains de Tom, leurs regards toujours portés vers l'infini. Je pensais à mon frère et à toi, j'ai souhaité plus fort que tout que tu m'appelles.
- Je l'ai sentis, tu sais, dès que t'es parti, j'ai viré Andréas. Je crois qu'a ce moment j'ai compris que c'était pas lui que je voulais.


La discussion s'arrête là. Ils resserrent leur étreinte, le temps des aveux et passé. Tout est maintenant clair. Quoi que pour Bill, il reste encore une petite chose à éclaircir...

- Tom ?
- Hum ?
- J'ai peur.
Avoue Bill.
- T'as peur de quoi... mon ange ?

Le brun ne se contrôle plus, les larmes sortent à l'entente de ce nom. Depuis plus d'un moi, il a cette attirance sans en parler, et maintenant il a ce qu'il veut. Et le pire c'est qu'il se sent fragile, tellement vulnérable... Tom l'embrasse dans le cou, et sèche encore ses larmes, l'encourageant à parler.

- J'ai peur de perdre la place que j'ai dans ton c½ur si tu retrouves ton frère. Je suis tellement égoïste, j'en suis désolé, mais j'ai peur que tout ça nous sépare.
- Nan, Bill.
Répond Tom en poussant les cheveux encore un peu humides du brun. Lui, c'est mon frère, mais toi tu es plus, tu sais, c'est un parfait inconnu pour moi, mais toi, non. Il m'en faut beaucoup pour que je puisse être attiré par un homme. Il m'a fallu du temps pour me faire à cette idée aussi, mais c'était toi, alors j'ai envisagé. Je t'en pris, ne t'en fais pas. Je serais toujours là pour toi, Bill. Je sais pas trop comment t'en faire la promesse...
- Ne la fait pas Tom. Attends encore, on ne sait pas ce qui nous arrivera demain. Mais j'ai confiance en toi. Soit sûr aussi que je serais toujours là pour toi.


Sur ces mots, Bill détache son regard de l'infini, se retourne et vient embrasser le blond, avant de l'entraîner dans la chambre. Il ferme les rideaux, éteint la lumière et vient se coller à Tom dans les draps, avant de s'endormir après cette journée plus qu'éprouvante.

*

Le soleil vint percer les fins rideaux de la porte-fenêtre, tirant des bras de Morphée un jeune endormit. Ce dernier se réveilla devant ce qui lui semblait la meilleure vision qui lui put être. Il esquissa un sourire avant de s'étirer. Puis il se releva sur ses coudes et s'avança pour embrasser cet être aimé secrètement, ce piercing au labret lui donnait déjà envie... Mais alors qu'il s'avançait encore vers les lèvres de son vis-à-vis, ce dernier se recula subitement, levant un sourcil. De la peur apparut sur le visage du brun qui était cette fois totalement réveillé.

Alors c'était un rêve ?
Je ne résiste pas...

Ils se regardèrent étrangement quelques instant avant que le blond n'éclate de rire, la peur du brun se transforma en perplexité, tandis qu'il regarde son partenaire découvrir ses dents d'un rire franc. Lorsque celui-ci fût calmé, il regarda l'androgyne en souriant.

- T'es trop beau, quand t'as peur. Lui dit-il.

Bill ouvrit la bouche tel un poisson avant que Tom ne lui saute dessus en l'embrassant et en le chatouillant. Le brun s'extirpa tant bien que mal des bras de Tom.

- T'es dégueulasse, t'as pas le droit de me faire ça dès le matin !
- De faire quoi, t'embrasser ? Dans ce cas, Ok.
Le blond affichait maintenant un sourire satisfait alors que le brun regrettait ses mots.
- Non, de me faire croire que j'ai rêvé. Avoua le brun.
- C'est toi mon... Nan rien. Viens ! Jveux mon calin, après une heure que je te regarde dormir je veux bien une récompense ! :)
- Tu voulais dire quoi, je suis ton quoi ?
- Mon rêve.
Murmura le blond tout en rougissant furieusement, il n'était pas doué pour les déclarations.
- Ton quoi ? J'ai pas entendu... Demanda le brun.

En fait j'ai parfaitement entendu, mais je veux te le réentendre dire...

- Euh... Mon rêve. Tom se demanda si Bill ne le faisait pas exprès de le faire répéter.

L'androgyne ne savait pas quoi dire, alors trêve de mots, il sauta sur le blond pour l'embrasser, un baiser de reconnaissance, mais surtout d'amour. Quand leur baiser se termina, Bill regarda Tom dans les yeux.

- C'est vrai que t'as attendu une heure ?

Tom hocha la tête positivement.

- T'aurais du me réveiller.

Le blond hocha encore une fois la tête mais dans le sens négatif.

- Pourquoi ?
- Parce que t'es trop beau quand tu dors ! :)
Répondit Tom tendrement.
- Toi aussi.

Ils sourirent avant de s'embrasser passionnément. Tout leur paraissait magnifique, ils oubliaient le monde autour, ils n'étaient plus deux. Ils étaient un.

*

- Bill, t'es prêt ?
- Oui, j'arrive.


Le brun sortit de la salle de bain, casquette et grosse lunette de soleil. Le blond, lui écarquilla les yeux.

- C'est quoi ça ?!?
- Tu te foutrais de ma gueule.
- Pourquoi ?
Demande Tom.
- Rien. On y va ?
- Avant t'enlèves les lunettes.
- Nan, hors de question.
- Mais pourquoi ?
Insista Tom.
- Si je te le dis, tu te fous de ma gueule ?
- Nan.
- J'ai oublié mon maquillage, et je me sens pas à l'aise sans...


Le blond soupira de soulagement, il s'attendait à pire. Il s'approcha alors doucement de Bill, et lui retira ses lunettes doucement : pour trouver son regard. Puis il jeta les lunettes sur le lit, et embrassa le brun.

- J'aime tes yeux. Mais sans lunettes. :)
Dit Tom.

Le brun ne put d'empêcher de sourire, et ils sortirent de la chambre.

*

Sur le chemin, ils ne se tenaient pas la main, ils étaient tout les deux stressés, et pensaient à autre chose, du moins pour Tom. Mais lorsque ce dernier tourna la tête vers Bill, il ne put s'empêcher, et lui prit la main. Le brun se tourna vers lui, l'interrogeant du regard.

- Merci Bill, pour ce que tu fais pour moi, sans toi, je n'aurais sûrement pas autant de courage...
- De rien, ça me fait plaisir de t'aider...


Il y eu un petit silence, puis Bill repris la conversation.

- Tom, ça fait quoi de avoir que t'es peut-être à quelques mètres de la personne qui te ressemble le plus au monde.
- Peut-être qu'on est faux jumeaux.
- Ouais... Mais ça te fait quoi ?
Redemanda Bill.
- Je sais, pas. J'ai peur, j'appréhende, je sais pas quoi dire si jamais je me retrouve en face de lui...

Ne sachant quoi répondre, Bill serra un peu plus fort la main de Tom. Lorsqu'ils arrivèrent au portail de la veille, l'inquiétude des deux amoureux se fit plus intense. Tom s'apprêtait à sonner, mais quelque chose l'en empêcha. Il ne voulait plus attendre, non. Pour lui, maintenant, cette nuit, et même depuis un mois : ça c'était confirmé. Alors il se tourna vers Bill, il était très craintif. C'est la première fois qu'il allait faire ça, et il sentait déjà la sueur froide couler dans son dos.

- Bill, je veux plus attendre.
- Attendre quoi ?
Demanda Bill, perplexe.

Le blond baissa la tête en fermant les yeux. Il se sentait prêt vraiment, mais il avait peur. Il sentit la main froide de l'androgyne lui remonter le visage, et il rouvrit les yeux pour les planter dans ceux de Bill.

- Bill, je t'aime.


L'interrogé ouvrit ses yeux en grand, et le blond y trouva de la surprise, mais surtout, oui surtout : du bonheur. Il ne laissa pas le temps à Bill de répondre, et il sonna à cette maison pour la deuxième fois de sa vie, et pour la deuxième fois de sa vie, il ressentit ce sentiment étrange. Lorsqu'un homme svelte et jeune vint le recevoir il fut surpris, mais ne le montra pas.

- Oui ? C'est vous les deux jeunes hommes qui recherchent un frère ?!?
- Euh, oui. C'est moi.
Fit Tom en levant une main.
- Entrez, Maria m'a parlé de vous.
- Vous êtes sûr qu'on ne vous dérange pas ?
- Non, ne vous inquiétez pas, entrez.


Bill et Tom se sentirent mal à l'aise. Lorsque l'homme les emmena dans sa maison, là, il su que quelque chose clochait. L'homme les fit asseoir et leur demanda s'ils voulaient boire quelque chose, mais ils refusèrent, tout les deux étaient bien trop tendus pour ça. Et ça se voyait. Le propriétaire de la maison vint s'asseoir en face des deux adolescents.

- Vous êtes frères ? Leur demanda t-il.

Bill et Tom se regardèrent surpris et firent un sourire avant de dire « non » d'une même voix.

- Vous vous ressemblez beaucoup. Continua le propriétaire.

Bill et Tom se dévisagèrent une seconde fois et reposèrent leur regard vers l'homme.

- D'après ce que m'a dit Maria, vous...
Il désigna Tom de la tête. Êtes à la recherche de votre frère.
- Oui. Le blond se racla la gorge. En fait, mon frère jumeau et moi avons été séparés à la naissance, et j'ai appris qu'il existait il y a quelques jours. Ma mère m'a dit qu'il habitait là. Mais je ne sais pas si c'est encore le cas.

L'homme soupira et se leva, il proposa à Tom et à Bill une bière, qui refusèrent. Il se mis face à la fenêtre et regarda l'infini, comme Bill et Tom l'avaient fait la veille. Cet homme était certes mystérieux, mais il avait comprit que ce dreadé disait la vérité.

- Moi et ma femme n'avons pas d'enfants.

Il se tourna vers Tom, qui avait non plus de l'appréhension sur son visage, mais de la déception. Il remarqua sa main entrelacée dans celle de son ami, et cette vision le fit sourire.

- En revanche, le couple qui habitait là avant avait un enfant, on a récupéré la maison il y a bien 16-17 ans. Ils avaient un nourrisson qui devait avoir quelques mois, pas plus. Maintenant ce bambin doit bien avoir 16 ans. C'est à peu près ça que vous recherchez ?
- Oui, oui. Tout a fait.
Répondit Tom, subjugué.

Bill, de son coté ne parlait pas. Lui aussi était surpris, parce que cet homme l'intriguait d'abord et parce qu'il était capable de faire basculer une situation qui semblait perdue.

- Est-ce que, par hasard vous auriez l'adresse de cette famille ? Et est-ce que vous savez ou elle a déménagée ? Demanda Tom affolé.

Bill posa une main sur la cuisse de Tom pour calmer un peu l'état d'agitation de ce dernier. L'homme le regarda faire. Et sans répondre à Tom, il interrogea Bill.

- Vous êtes très proches tout les deux, non ? Demanda l'homme à Bill, tout en faisant glisser son regard vers la main du brun sur la cuisse du blond.

Lorsque Bill s'aperçut de ça, il retira sa main précipitamment de la cuisse de Tom, comme un gamin pris en flagrant délit. Ce geste fit sourire le propriétaire.

- Ne vous souciez pas des gens. Dit-il à Bill.

Alors cet homme avait vraiment compris ? Il se retourna vers Tom.

- J'ai leur adresse. Je n'ai pas le droit de vous la donner normalement, mais je saurai faire une exception.
Tom se leva et regarda l'homme avant de lu dire merci le plus sincèrement possible, ce qui fit rire le fameux propriétaire. Bill, lui n'avait pas bougé, en quelques minutes cet homme avait fait basculé la vie de Tom et avait deviné la relation qui unissait son amour à lui. Ce dernier était pensif, mais cette activité s'arrêta quand Tom vint lui prendre les mains pour le lever. Le propriétaire qui s'appelait en fait Paul Grümper mena les deux jeunes dans un bureau avant de leur écrire une adresse sur un papier. Il les mena vers la sortie, toujours le papier en main. Une fois sur le perron, Bill s'adressa à Paul.

- Qui êtes-vous exactement ?
- Je vous l'ai dit, Paul Grämper.
- Il n'existe pas beaucoup de gens qui savent faire basculer une vie, deviner une relation en quelques minutes et faire entrer des inconnus dans leur maison.
Renchérit Bill.
- Je suis une de ses personnes. Tenez. Dit-il à Tom en lui donnant le papier. Bonne chance. Dit Paul, puis il rentra dans sa maison.

Bill était troublé, Tom et lui sortirent de chez cet homme mystérieux. Tom n'avait pas le courage de lire ce papier, il était curieux, oui, mais pas assez courageux, du moins pour l'instant. Il le lirait un peu plus tard. Pour l'instant il se baladait main dans la main avec celui qu'il aimait. Et pour l'instant, c'était parfait...

*

Oui, parfait...

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Alors, vos impressions ? Vous aimez ? Dites moi tout.

S'il vous plaît je vous demanderais 70 commentaires sur ce chapitre, car au dernier je n'en n'ai pas eu beaucoup, et ça m'encourage. (a). En plus j'ai repris les cours... Beuuuuuuh, ='(

Sinon merci beaucoup d'être là ! Vraiment c'est génial. Et aussi pour vous dire que je n'aime plus cette fiction, mais que j'y met tout mon c½ur, et elle ne sera en aucun cas bâclée (j'aime le bon travail ! ;p). Bref, je ne la trouve plus assez originale et je vais pas tarder à en faire une autre. Je vous préviendrais, mais j'attends de terminer celle-là.

Voilà !

Bisous & Merci.

Sinon, en ce moment, je suis aussi ici.

*__w0uu.

Vous pouvez donner votre avis/note/impression à propos de ma fiction sur ces annuaires : (Vous êtes directement conduit vers la page.)

(Page 3)
Ici (Page 17)
Da (Page 1)
Here (Page 2)
MERCI BEAUCOUP. :)





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[50] [100?]

# Posté le lundi 21 avril 2008 15:29

Modifié le mercredi 23 avril 2008 16:08

" Chapitre 13 "

" Chapitre 13  "
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Rappel :

____Pensées Tom
____Pensées Bill

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Chapitre 13 :


Bill et Tom se promenèrent encore dans cette ville, l'air était si doux que toutes leurs pensées négatives semblaient être envolées. Ils profitaient de ces instants car ils savaient qu'en rentrant, ils ne pourraient plus se balader tranquillement, oui ils s'aiment. Mais ils ne se sentent pas prêts à affronter les regards, les insultes, les discriminations et tout ce qui va avec ce monde lâche et immature. Ils trouvèrent un parc dans Hambourg même, et ils s'assirent sur un banc. Mains entrelacées, tête de l'un sur l'épaule de l'autre, regard perdu, et le silence. Profiter simplement.

POV : Tom

Comment ai-je pu changer autant en si peu de temps. C'est surhumain, il y a deux mois je ne croyais pas en l'amour, c'était niais, con, et ça servait en rien. Je croyais au sexe, point. Je me tapais des tonnes de filles, sans sentiments parce que je m'en foutais. Je méprisais les gens différents. Je le méprisais. Les homos, ça m'a jamais choqué, même si je traitais Bill de PD, c'était pour le faire chier... Et maintenant, je suis sur un banc avec quelqu'un que j'aime. Un mec bordel, un mec. On est deux mecs. Et franchement, ça me fait rien. Ce que je comprends pas, c'est pourquoi lui, et pourquoi moi ?

Pourquoi il y a deux mois, j'étais comme ça, et maintenant je suis comme ça. C'est ça la recherche d'identité de l'adolescence ? Cette passe difficile. Qui aurait put croire que je serais homo aujourd'hui, même moi je l'aurais pas cru. C'est tellement bizarre et pourtant, je sais pas, je ne vois aucun autre mec qui m'attire, à par lui... Ça veut pas dire homo. Je suis quoi ? Billien ? >< Tout ça ne rime à rien... Je crois que sa sert à rien de se creuser la tête à trouver des réponses, on va laisser le temps faire, point.

Je lui ai dit que je l'aimais. Putain, ça me fait bizarre. Il ne m'a rien dit lui, mais il ne veut pas aller trop vite, il me l'a dit hier. Je crois qu'il avait peur de me dire qu'il m'aimait, ou que je lui dise. C'est ce que j'ai cru comprendre de ce qu'il m'a dit. Et pourquoi quand tout parait si simple, c'est compliqué ?!? Il me rend fou. Oui, mais surtout fou de lui...

FIN POV : Tom

- Tom ?
- Hum ?
- Nan rien.


Tom se redressa et tourna sa tête vers celle de Bill qui était posée sur son épaule.

- Qu'est ce qu'y a ?
- On rentre ?
Demanda l'androgyne.
- Où ? A Magdebourg ?
- Nan, à l'hôtel.
- OK.


Le blond se leva et pris les mains du brun pour le lever, une fois qu'il fut à sa hauteur, il lui planta un baiser sur les lèvres, ce qui eu pour effet de faire sourire Bill. Ce dernier se pencha pur ré embrasser son vis-à-vis, mais au dernier moment retira sa tête et tourna les talons, laissant un Tom les bras ballants, un sourire incompréhensif sur les lèvres.

- Bill ! Appela t-il.

Mais ce dernier continua sa route, ignorant l'appel de son nom, un sourire sadique s'affichait sur ses lèvres. Tom le rattrapa, et entourant Bill de ses mains par derrière, il lui déposa quelques bisous dans le cou et la nuque. L'androgyne était maintenant stoppé dans sa marche et il se laissait faire, fermant les yeux. Il n'avait pas encore dit à Tom qu'il l'aimait, il voulait attendre le bon moment, mais il avait peur aussi. Dans ses relations il avait toujours attendu un peu, pour être sûr.

Tom continua ses baisers dans le cou de Bill, en donnant parfois quelques coups de langues. Puis il se souvint du soir ou il avait dit à Kim qu'il l'aimait, elle était morte ce soir. Alors par crainte il serra un peu plus ses bras autour de Bill, et il sentit des mains fines se joindre aux siennes. Il ne savait pas s'il était conscient de ce qu'il faisait, il allait avec son envie, même si pour une fois ce n'était pas une fille qu'il embrassait mais un garçon. Bill tourna sa tête en arrière cherchant celle de Tom pour l'embrasser. Mais ce dernier l'évitait, alors il se dégagea de l'emprise de son amour pour pouvoir se retrouver face à lui. Après lui avoir fait un magnifique sourire, il l'emmena par la main vers leur hôtel. Au fond, il savait déjà ce qui allait se passer...

*

Un rire pur s'échappait de leurs bouches. Alors qu'ils montaient les escaliers mains dans la mains en riant, ils se stoppèrent devant la porte de leur chambre, se regardèrent un instant, s'arrêtèrent de rire et s'embrassèrent. Plus rien n'avait l'air d'un jeu maintenant, puis doucement ils déverrouillèrent la porte et s'engouffrèrent dans la chambre. Toujours main dans la main, tandis que le soleil couchant donnait à la pièce une aura dorée, Bill entraîna Tom sur le lit. Ce dernier l'interrogeât du regard.

- Qu'est ce que tu veux faire Bill ?


L'interrogé ne répondit pas à son interlocuteur, il l'embrassa de plus belle, et il eu vite fait de se retrouver sur le dreadé.

- La même chose que toi.
- Tu m'aimes ?
Demanda le blond.

Bill se stoppa dans son élan pour regarder Tom. Il était pris au piège, oui il l'aimait mais il voulait attendre le moment parfait, soit pas à la seconde. Sur que maintenant il était prêt à lui dire, mais Tom avait su trouver LE moment, il le ferait aussi. En attendant, il se leva laissant un dreadé songeur sur le lit. Bill se regarda un instant dans le reflet de la vitre et soupira. Il entendit le bruit du lit et des vêtements qui tombent au sol. Puis des mains vinrent le saisir par la taille, et retracer sa ceinture avant de la défaire, le brun ne pu s'empêcher d'esquisser un sourire, et celui-ci s'intensifia lorsqu'il sentit ces mêmes mains lui parcourir le ventre et un corps chaud se coller au sien. Malgré le tissu qui les séparait, l'androgyne sentit sur ses fesses la chose qui trahissait l'excitation de son partenaire.

Alors il prit les mains du blond et les fit lentement descendre vers son intimité, (protégée par le jean) avec toute la douceur et la lenteur dont il était capable. De son coté, le blond embrassait la peau opaline du brun, dégustant chaque parcelle de cette dernière. Dans ce qui semblait être un jeu de caresse, et de baisers, ils découvrirent leurs corps petit à petit. Plus le temps passait et plus le sol se recouvrait du peu de vêtements qu'ils portaient. Puis n'en pouvant plus, ils libérèrent leurs ardeurs accumulées dans un baiser fougueux et maladroit. Tout deux en boxer, ils s'allongèrent sur le lit en s'embrassant et se recouvrirent de la couette. Tom guidait l'acte, et de ses mains douces fit descendre le boxer de son amour. Ce dernier fit de même avec celui du blond. Ils s'enlacèrent, collant un peu plus leurs corps et leurs verges excitées. Accentuant encore un peu plus et à chaque instant le désir.

Bill se laissa faire, il se laissa aller, de même que les doigts fins de Tom sur la virilité de Bill. Ce dernier chercha la bouche de son vis-à-vis, et dès qu'il l'eut trouvé, il passa sa langue dessus qui fut caressée à son tour par celle de Tom. Les mains agrippées au matelas, Bill ferma les yeux pour prendre son pied. Et c'était parfait, c'était son moment, alors doucement, il rouvrit les yeux et trouva un Tom concentré sur sa tâche, alors Bill s'approcha de son oreille, et lui murmura doucement « Je t'aime Tom ». Ce dernier pris d'un élan d'amour engloba entièrement de sa main le sexe de Bill, faisant gémir ce dernier.

L'androgyne fit retomber sa tête sur l'oreiller et la mit un peu en arrière tandis que Tom prit emprise de son cou, tout en commençant de légers mouvement de vas et viens avec sa main. La respiration saccadée de Bill se transforma peu à peu en gémissements tandis que Tom accélérait le mouvement progressivement. Il lécha le torse imberbe de Bill, titillant de temps en temps ses tétons. Puis Bill détacha une de ses mains du drap auquel elle était agrippée pour venir saisir la virilité brûlante de son partenaire, entamant d'abord de lents et longs mouvements d'aller-retour, puis en les accentuant et en les accélérants. Leurs de bouches se rencontrèrent et ils s'embrassèrent passionnément, l'un jouant avec le piercing de l'autre. Leur excitation monta de plus en plus, brouillant leurs pensées, les faisant gémir, et surtout les rapprochant de l'orgasme. Quand ce dernier fut atteint, ils délivrèrent leurs semences corporelles, relâchant leurs deux corps, libérant deux gémissements de bien-être.

*

Le soleil était maintenant couché, mais sa lumière éclairait encore un peu la pièce. Tom attrapa un paquet de mouchoirs et en prit un pour essuyer les deux corps. Bill sourit de cette attention, et ferma les yeux, Tom le caressait par endroit et sourit à son tour en voyant l'expression de béatitude inscrite sur le visage de Bill. Il lui planta un baiser sur les lèvres, envoya le mouchoir à la poubelle et prit le brun dans ses bras en regardant la nuit tomber paisiblement sur la ville. Pour l'instant rien ne les séparait, mais ils savaient tout les deux qu'en revenant dans leur ville plus rien ne serait simple. Étaient-ils prêts à affronter le regard de leur famille, de leurs amis, et de tout les gens qu'ils connaissaient ? Même si parfois à cet âge on se prend à être courageux, on n'est pas souvent assez fort. Ils le savent bien, mais ne dit-on pas « Qui ne tente rien n'a rien ? ».


*

Ils tenteront.


Le lendemain matin...

Bill sentit un souffle chaud se loger au coin de son oreille, puis des mains vinrent lui caresser la joue. Doucement il ouvrit ses yeux, les clignas, les plissas et découvrit pour son plus grand bonheur un Tom tout souriant.

- Lève-toi ! Notre train par bientôt !
- On rentre déjà ?
Demanda Bill la moue triste.

Cette remarque fit sourire Tom.

- Pourquoi ? Tu ne veux pas rentrer ?
- J'étais bien avec toi...


Cette fois, le blond ria franchement avant de venir embrasser son amant et le tirer hors du lit.

*

Le train était partit pour Magdebourg depuis quelques minutes et les deux adolescents étaient assis à leurs places respectives. Déjà, ils sentaient la nostalgie les envahir. Et pour Bill, il y avait aussi de la peur.

POV : Bill

Jme fait chier... Tom à son I-pod et moi ? Bon je ne vais pas faire la gueule, tiens, j'ai une idée.

- Tom ?

Il retire ses oreilles et se penche vers moi un petit sourire sur les lèvres.

- Oui ?
- Je peux regarder le papier que t'as donné le type ?
- Ouais, vas-y. Tu me le montreras après, hein ?
Il me demande.
- Nan, je vais te faire la surprise ! =P

Merde, il tire une tête bizarre...

- Nan, je déconne, bien sûr que je te le montrerais !
Dis-je.
- Ok. =)

Il me tend le petit bout de papier qu'il a extirpé de son baggy. J'hésite à l'ouvrir, pour le faire patienter, on dirait un gamin tout excité devant un cadeau qu'on lui tend. Il est magnifique, je l'embrasse discrètement, une dame me voit et je lui adresse un regard gêné, mais elle me sourit. Ouf... Pourquoi ouf ?!? Parce que malgré tout, je crois que j'ai peur. Bref, c'est pas l'heure de la psychologie... Cette fois je suis bien décidé à ouvrir le petit papier. Je l'ouvre doucement pour le faire languir un peu plus. Pour nous faire languir.

FIN POV : Bill


*

A Magdebourg, chez les Braïch, dans une famille presque innocente, la discussion porte encore sur le même sujet, depuis des mois, chez les deux mêmes personnes.

- T'es sûre ? Demanda l'homme.
- Oui, enfin tu vois que plus rien ne va ! Il fugue, il part sans prévenir, j'en peux plus de cette situation ! C'était censé être notre enfant...
- Arrête, tu sais très bien qu'il ne l'a jamais été !
- Pourquoi tu dis ça ?
S'écria la femme.
- Tu sais très bien Marjorie... Toi, tes parents français, l'adoption, tout ça. Tu veux que je te rafraîchisse la mémoire ?!?
- Pourquoi tu dis ça ?
- Vois plutôt la vérité en face. Ce gosse était une connerie.
Cracha l'homme.
- Nan ! Bill devait être notre enfant, et il l'a été !
- Te fous pas de ma gueule, regarde ce qu'il est devenu !
- Oui il a son caractère, mais je pense qu'à son âge il a le droit de savoir...
- Si tu veux ça me fait ni chaud ni froid, ça m'est égal !
- Alors c'est ce que tu ressent vraiment par rapport à l'enfant que t'as élevé pendant près de 17 ans ?!?
Demanda la femme.
- C'est pas mon gosse.

La femme baissa la tête et partit dans une autre pièce, elle n'avait pas le courage de verser des larmes pour ça. Son mari n'avait jamais aimé Bill, depuis le début. Mais aujourd'hui elle en avait marre que son enfant vive dans le mensonge, elle devait lui dire, que même si depuis presque 17 ans il avait habité ici, ce n'était pas son vrai foyer. Même si depuis presque 17 ans elle l'avait élevé comme son propre fils, elle lui avait donné tout son amour, ce n'était pas son fils, et il ne le serait jamais...

*

Bill déplia le papier doucement et se mit bien face à Tom pour empêcher ce dernier de lire. Le brun avait beau lire et relire, l'écriture ne changeait pas, le nom ne changeait pas, l'adresse ne changeait pas. Non... Rien ne changeait. Cette adresse il la connaissait parfaitement, puisque d'une manière ou d'une autre...


*

C'était la sienne


_______________________________________________________________________________

C'est officiel, je suis une merde... --'



Non, mais vous avez vu ce chapitre, posté en retard, court et en plus avec un lemon pourri. Enfin, pour moi ce n'est pas un lemon ! Non...

Brefouille, je suis vraiment désolé pour cet énorme retard, maintenant, je pense que je vais mettre deux suites par semaine ! =)
Sinon, j'attends toujours avec impatience vos commentaires et impressions qui me font tellement plaisir !!

Merci, merci, merci, encore une fois... Bisous.

*__w0uu.


QUESTIONS :

De : twins-th-yaoi-th
---« Comment sa peut-être l'adresse de billou, vu que billou a été adopté ? »

-------- C'est l'adresse de Bill, car effectivement ce dernier à été adopté mais il n'est pas à la rue, et il vit dans sa famille d'accueil, donc sur ce papier c'est l'adresse de la famille d'accueil. Soit, celle de Bill. =) T'as compris ? ;p

D'autres questions ?

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[50] [100?]

# Posté le jeudi 01 mai 2008 10:56

Modifié le samedi 03 mai 2008 12:20

" Chapitre 14 "

" Chapitre 14  "
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Chapitre 14 :


- Quoi ? Demanda Tom en voyant son ami choqué.
- Ri... Rien. Répliqua Bill les lèvres tremblantes.
- Allez, pourquoi tu tires cette tête ?!?
- Hum. Pour rien, tiens.


Bill redonna le papier à Tom et se tourna vers la fenêtre, ce n'était pas possible, pas lui, pas eux. Non... Cet homme était devin, il avait simplement deviné l'adresse de Bill, ou plus probable, il s'était trompé, après tout ne dit-on pas que l'erreur est humaine ? Tom ne remarqua rien, sûr qu'il avait l'habitude d'aller chez Bill, il connaissait la route par c½ur, mais jamais au grand jamais il n'avait regardé le nom de la rue. Pourquoi eux ? Des milliers de questions se bousculaient dans la tête de Bill, son père, Tom, sa mère, les liens rompus de sa famille, les similitudes entre lui et son amour... Après tout, le monde est rempli de coïncidences ? Non ?


*


Le train entra en gare, mais les deux amants étaient déjà fins prêts devant la porte de leur compartiment. Bill avait envie de partir de rester assis dans ce train et de ne jamais s'arrêter, non seulement pour le papier, il avait peur d'avoir la vérité en face, on imagine toujours le pire. Ça nous aide. Mais aussi pour sa famille, comment allait-il être accueilli, et surtout par qui ? La peur, l'angoisse, l'appréhension... Des similitudes encore. Il se sépara à regrets de Tom, ce dernier lui demanda de lui donner de ses nouvelles dès qu'il serait arrivé chez lui. Bill accepta, et par crainte ils ne s'embrassèrent pas. Bill était ailleurs, Tom le comprenait. Mais lui aussi avait peur.

*

La porte qui s'ouvre sur un adolescent tête baissé n'est qu'une fatalité. Le corps d'une mère qui enlace son enfant l'est peut-être aussi...

- Bill, mon dieu, où étais-tu ?
- Avec Tom maman, je l'aidais à retrouver son frère.


La mère en question baisse la tête, elle ne supporterait pas ce surnom qu'il lui a donné, pas une fois de plus. Elle ne le mérite pas. Alors elle relève sa tête vers celle de l'être qui aurait pu être son fils, ses joues portent la trace de 16 années de mensonges. Elles sont mouillées de larmes qui coulent seules. Plus rien ne les retient, et yeux dans les yeux avec lui, elle lui dit sous forme d'une phrase qui veut tout dire.

- Bill, ne m'appelle plus maman.

C'est fou ce qu'un bout de papier peut causer des ravages, le destin de deux hommes changés à cause d'un seul. Sans cet homme mystérieux, Bill n'aurait jamais compris. Sans son père qui le bat, Bill n'aurait jamais compris. Sans les similitudes qu'il l'unit à son amour, Bill n'aurait jamais compris. Sans les larmes de sa mère, Bill n'aurait jamais compris. Si il peut appeler ça une mère. Elle à tout pour l'être mais elle ne l'est pas, ce n'est pas sa mère. D'un regard, il est capable d'assimiler, de comprendre que tout était vrai. D'un bout de papier à un regard franc. D'une même rue. Las, il lâche son sac.

POV : Bill

Si tu savais Tom. Comme je comprends, comme je te comprends. Qu'as tu dû ressentir ? Tu ne savais pas qui était ton frère. Alors qu'il était sous ton nez depuis presque 2 mois. J'ai couché avec mon frère jumeau, je me dégoûte. J'aime mon frère jumeau. J'ai un frère jumeau. Que dire ?

- Tout ira bien Bill. Me dit-elle.

Un menteur n'est jamais cru, même quand il dit la vérité. Je monte dans ma chambre. Un goût âcre dans la bouche. Sa salive. Mes mains tremblent de dégoût. Mon ventre est vide, vide de tout. Je ne suis plus capable de penser. A quoi ça me servirait de toute façon ? Cette phrase peut expliquer tant de choses. Dors Tom, dans l'ignorance, dors. C'est plus beau que tout. J'espère que tu rêveras de moi, pendant que tu le peux encore. Oh oui... Je t'aime Tom.

Comment lui dire ? Comment me détacher de lui pour ne redevenir qu'un frère ou pire, qu'un ami, comment me briser le c½ur et le sien en l'occurrence ? Je n'ai pas le courage pour faire ça, il vaut mieux que j'ignore cette situation un moment, ça vaudra mieux pour nous deux... Même si j'ai couché avec mon frère. Même si je l'aime. Et même s'il me manque déjà.

Je vais l'appeler...

FIN POV : Bill

POV : Tom

Il ne m'a pas donné de nouvelles comme prévu... Mon dieu j'ai peur, que fais-tu Bill, ou pire, que t'as t-on fait ? Et cette expression quand tu as lu le papier... Que t'arrive t-il ? Appelle-moi Bill, appelle moi...

FIN POV : Tom

Le blond sursauta quand il sentit son portable vibrer dans sa poche. Rapidement il le sortit pour pouvoir voir apparaître à l'écran le nom son amour. Il livra un soupir de soulagement avant de décrocher.

- Bill ?
- Oui, c'est moi.
- Tu vas bien ?
Demanda le dreadé.
- Oui ne t'inquiètes pas, ils ne m'ont rien fait. Mais tu me manques tellement...
- Tu me manques aussi... On se voit demain, hein ?
- J'espère Tom... On se fait un ciné ?
Demanda Bill.
- Oui ! Répondit le blond avec enthousiasme.
- Je te laisse, je vais dormir pour être en forme pour demain.
- Ok.
Répondit Tom.

...

- Je t'aime Bill.
- Je t'aime aussi Tom.


Et ils raccrochèrent, Bill avait, pendant ces 2 minutes, oublié le lien fraternel qui l'unissait à Tom. Certes, ça lui faisait bizarre de savoir quelle réelle liaison il entretenait avec son frère, mais pendant quelques minutes il n'y avait pas pensé. Il n'avait pas pensé au sentiment de dégoût qu'il avait eu, en se rappelant les souvenirs de la veille, il y a quelques instants, avant ce coup de fil. Finalement ce n'était pas de sa faute, il l'avait aimé avant de savoir que c'était son frère. Alors pourquoi s'arrêter maintenant ? Pourquoi...

*

Le lendemain, Bill et Tom se retrouvèrent comme prévu. Ils avaient d'abord décidé de rester chez l'un d'eux avant de partir pour le cinéma. Bill restait un peu à l'écart mais faisait tout son possible pour que Tom ne remarque rien. Chez ce dernier ils s'assirent sur le lit, le blond dans les bras du brun. Quelques câlins, des baisers, des regards, mais à l'abri de tout ½il indiscret. Quelques minutes plus tard, ils se mirent en quête du cinéma. Bill paya et ils se placèrent au fond de la salle remplie au trois quart. Personne à coté d'eux, tant mieux. Les lumières s'éteignirent, et le film commença sur une scène d'amour qui fit étrangement rougir les deux partenaires.

Bill s'amusa de voir Tom se tortiller sur son siège il s'approcha alors doucement de l'oreille du blond pour lui susurrer un « Ça t'excites, hein? ». Tom déglutit et gloussa. Il n'allait tout de même pas se faire piéger à son propre jeu ! Alors il regarda à droite et à gauche, tout le monde était concentré sur le film. Alors sans hésiter, il fit glisser sa main sur l'endroit sensible de Bill et s'y stoppa. Ce dernier émit un hoquet de surprise, avant d'interroger Tom du regard. Le blond leva un sourcil et lui fit un sourire coquin. Bill sentait déjà le plaisir monter, et il bougea un peu pour cacher cette scène gênante. Tandis que Tom le caressait, Bill avait de plus en plus chaud, mais il ne bougeait pas, pour ne pas attirer l'attention.

Il aurait voulu murmurer ne serais-ce qu'un seul « Arrêtes », mais il en était incapable. Tom l'envoûtait, rien que par un regard il avait des frissons, mais là, oui là. C'était l'extase, il voulait Tom pour lui, maintenant. Comme si ce dernier avait compris, il glissa à l'oreille de Bill : « Tu veux aller faire un tour? ». Le brun acquiesça de soulagement, rien que ce contact l'avait bouleversé. Les deux adolescents se levèrent, le film avait commencé il n'y a pas deux minutes et ils partaient déjà. Le désir...

*

POV : Bill

On est sortis après deux minutes dans cette salle, et vous voulez que je vous dise, heureusement ! Mon dieu j'étouffais, on marche rapidement dans la rue, on ne se parle pas mais on se regarde avec envie, je n'ai qu'une hâte : voir apparaître la maison de Tom... Je la vois enfin, il me prend la main on se regarde perversement, on se sourit. Tom a du mal a mettre les clés dans la serrure, tandis que je le tiens par les hanches, je ne sais pas si sa mère, enfin notre mère est là, mais je n'y pense pas. Enfin il réussit à ouvrir cette putain de porte, on monte directement dans sa chambre.

Je me plante au milieu de la pièce et observe les photos au dessus de son bureau. Lui, il ferme les rideaux. Je me demande combien de filles ont du voir ces photos. Mais un souffle tiède sur mon épaule me sort de ces pensées. Il embrasse ma nuque tandis que je tire ma tête en arrière pour lui laisser tout mon cou. Ses mains caressent sensuellement mon ventre. Moi j'enlève ce foutu tee-shirt qui ne sert à rien. Je frisonne de la tête au pied, et lance mes mains en arrières pour caresser ses cuisses. Il se colle à moi et je sens sa langue s'amuser avec ma peau. J'arrête mon activité avec mes mains et ferme les yeux, il voit : j'adore ça.

Il continue de me lécher, me mordant par endroit, et sans m'en rendre compte je gémis. Ses mains viennent débouter mon jean, pour passer dans mon boxer. Je gémis de plus belle, j'aime ses mains habiles de guitariste. Tandis qu'il effleure doucement ma virilité déjà bien excitée, je tourne la tête pour trouver ses lèvres. Je fait d'abord glisser ma langue sur ces dernières, puis mors sa lèvre inférieure. N'y tenant plus je l'embrasse à pleine bouche. Comment ai-je pût ressentir du dégoût hier? Je pose une de mes mains sur sa joue. Lui, à toujours ses mains dans mon boxer. Mes jambes flageolent, alors qu'il s'appuie sur moi, je manque de me renverser en arrière, il s'agrippe avec ce qu'il tient entre ses mains, soit : mon sexe. Je gémis désespérément.

- Huuuum.

Il enlève ses mains de mon boxer, et je pousse un petit cri plaintif tandis qu'il enlève son tee-shirt et que je fait glisser mon jean tant bien que mal, je déboutonne le sien et fait de même. Il plaque ses mains sur mes épaules et me pousse en arrière. Je vais tomber... sur le lit. Une jambe légèrement repliée, je le dévisage, bordel qu'est ce qu'il attend? Doucement, il se place à quatre pattes au dessus de moi, et il m'embrasse, moi je fais remonter mon genou pour caresser sa virilité brûlante. Je le sens gémir dans ma bouche et je continue, mes mains dans sa nuque. Bientôt, il se met à genou et s'assoit sur moi, nos deux sexes rentrent en contact. Je vois son visage se fondre dans une expression de bien être. Il murmure mon nom. Mon nom...

Je suis trop pudique pour me dévoiler, du moins pour le moment, j'attrape donc la couette et nous recouvre. Il devine et s'autorise à enlever mon boxer. Je l'aide et j'enlève le sien, je l'enlace pour le sentir collé à moi. Je sens son sexe contre le mien et donne de légers coups de bassin, il m'accompagne et rigole, je dois faire une moue d'extase et de désir comme jamais, puisqu'il me regarde d'un air attendri.

- Tom jte veut, maintenant, s'il te plaît.
- Je veux pas te faire...haan... du mal.
- Qui a dit que tu m'en ferais ? Bordel... hum..., tu vois pas dans quel état je...Hum...suis ?


Il sourit. Il se lève et ouvre le tiroir de sa chambre de nuit, rapidement il enlève le préservatif de son emballage et viens de recoller à moi.

- C'est juste pour le début enfin... Je le fais ou tu...

Je m'accroche à ses dreads en donnant un violent coup de bassin qui nous fait gémir bruyamment tout les deux.

- Bordel Tom, prend moi.

Ça a le mérite d'être clair au moins. Il ne paraît pas choqué. Je sens qu'il enfile le préservatif, me frôlant au passage, c'est exquis. Il m'embrasse, saisit mes hanches et me pénètre doucement. Étrangement, je n'ai pas mal, c'est assez bizarre. Il se retire puis ré-entre. Je l'encourage par quelques coups de bassins timides. Puis je m'habitue et cette sensation commence à être plaisante, voir trop... Mes coups de bassins s'accentuent, ses entrées en moi son plus rapides et profondes.

- Putain Bill. Je... Haaaaaaaan.
- Tom. Plus... haaan Vite !


Il s'exécute, je hurle littéralement son prénom quand il touche ma prostate. Ça l'encourage et il continu de plus belle, je sens nos deux torses collés par la sueur, mais peu importe. Nos souffles sont saccadés comme jamais. Il m'embrasse sauvagement, nos dents s'entrechoquent, on se mort, nos langues se caressent violemment. Mes mains restent dans ses dreads, les tirants à chaque entrée en moi. Je ne vois plus rien, mes yeux sont clos. Je le sens en moi, je cris, je gémit. Puis plus rien, je ne le sens plus, j'ouvre mes yeux avec peine pour voir qu'il enlève le préservatif, je souris, il en veut encore. Il m'embrasse et me re-pénètre violemment, on cri ensemble. C'est meilleur, ses coups de bassins sont longs et rapides, et putain comme c'est bon...

- Tom... haaaan... Putain je vais... TOOOOOOOM.

Je sens mon liquide corporel se délivrer sur mon ventre humide, ma tête part en arrière, je sens une vague de plaisir déferler en moi, mon corps se parcoure de spasmes. Je tire les dreads de Tom, tandis que je sens que lui aussi joui, il enfonce ses doigts dans ma peau, poussant un gémissement rauque. Bordel, c'était bon...

*

On est allongé sur le lit, je le regarde, je ne peux pas m'empêcher de remarquer certains détails, comme cette bouche que je connais trop. Et ces yeux, les mêmes. Je ne peux pas y croire... Dans un élan de bonheur fraternel, je l'enlace il est un peu surpris, mais il répond à mon étreinte. Il m'embrasse, je répond quelques secondes et me recule. Je n'arrive pas à faire semblant, même si je viens de coucher avec lui à l'instant, même si c'était intense, je n'y arrive plus. Ça me reviens sans cesse à l'esprit putain, c'est mon frère. Et ça me fait mal. Je me lève subitement, il me regarde étrangement.

- Hum, je vais y aller.
- Déjà?
- Ouais, j'ai euh... Je me sens pas très bien.
- T'es aussi fatigué que ça ?
Me demande t-il avec un sourire coquin.

Je me force à lui sourire, c'est horrible, c'est menteur.

- Non, mais j'ai simplement mal à la tête.
- OK.


Un blanc. J'ai vraiment envie de poser cette question, mais j'ai peur.

- Et ton frère? Je demande finalement.
- J'ai rien à faire cet après-midi, et je ne veux pas t'embêter avec mes histoires. Alors je vais y aller tout à l'heure.

Mon monde s'écroule. Cet après midi. Deux jours d'amour avec lui. C'est tout. Putain, c'est tout, tout ce que j'ai put avoir. Pourquoi fallait-il que ça tombe sur nous? Merde. Merde. J'y crois pas. Je dois partir. Je sens déjà mes yeux me piquer, je t'aime Tom. Bordel je t'aime.

Fin POV : Bill

POV : Tom


Bill est bizarre, je ne sais pas ce qui lui prends. Il est partit il y a 5 minutes et il me manque déjà. Qu'est ce qu'il me couve? Il me fait un peut peur, avant que je l'embrasse il avait l'air en pleine forme. Avant... Est-ce qu'il regrette? Bref, je fouille dans mon baggy d'hier, je trouve le le papier. Je le regarde. Cette rue ne me dit rien. Je vais chercher sur internet où c'est. Je marque le chemin pour y aller, je prends mes clés, mon portable et je sors.

Encore cette appréhension, qu'est ce que je vais dire? Qu'est ce que je vais lui dire? Ça, bordel comme ça me fait peur... Moi pourtant si fier, putain je suis Tom Kaulitz, merde! Pas n'importe qui. Et pourtant je me sens si faible sans Bill. Depuis qu'il est partit je ressens encore ce vide. Je respire longuement, et regarde la feuille de route. OK, c'est par chez Bill. Je marche, je regarde tout ce qu'il peut y avoir sur mon chemin, les arbres, les pavés et même le ciel. Ça fait tellement bizarre de savoir qu'il les a vus aussi. Tellement bizarre...

Peut-être qu'après tout, lui aussi, il ressent le vide, que je ressens, et qu'elle tête il a? Est-ce qu'on va bien s'entendre, ou est-ce que je vais encore essuyer un échec? Je tourne, la dernière rue apparaît, je regarde son nom, c'est celle là. Il est à quelques mètres de moi sûrement. Et... C'est la rue de Bill. C'est quoi cette coïncidence? J'ai peur d'un coup. Je regarde le numéro : 29. Merde. Je m'affole un peu, dites moi que c'est un blague. Que c'est une connerie. Dites moi que ce n'est pas vrai, s'il vous plaît. Je cours maintenant, jusqu'au numéro indiqué sur le papier que l'homme m'a donné, je vérifie encore et encore, j'arrive enfin au numéro. Je relève la tête. Et bordel, c'est malgré moi. Vraiment. C'est contre ma volonté. Mais...

*

C'est sa maison. Celle de Bill.

Fin POV : Tom

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Ça, c'est un lemon ! =)
Il vous as plut ? Comment trouvez vous l'évolution de l'histoire ? C'est bien ? Mdr'...

J'arrête avec mes questions ! Mais dites-moi tout ! S'il y a quelques petites erreurs ou des choses comme ça, je veux tout savoir ! ;)

Merci beaucoup pour tout, vous êtes géniales ! Désolé s'il y a des garçons dans le lot. (Qu'ils se manifestent ! =p)


*__w0uu.


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[50] [100?]

# Posté le jeudi 08 mai 2008 11:58

Modifié le vendredi 09 mai 2008 12:15

" Chapitre 15 "

" Chapitre 15  "
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Chapitre 15 :


*

T'arrives t-il de vibrer pour un autre que toi ?
Et retenir ton souffle pour qu'il respire à ta place ?

*


Souvent on se lève le matin, comme d'habitude, on regarde autour de nous, et tout est pareil. Les jours se ressemblent, passent, quelques instants se retiennent, et puis quelques fois on vit normalement et ça nous tombe dessus quand on ne s'y attend pas. On essaye de se faire de la place dans ce monde, de se fixer des objectifs et de les atteindre. C'est la même chanson. C'est comme une vie en noir et blanc. Puis quelques fois, alors que tout est normal, que les minutes défilent, l'espoir nous tombe dessus. A ce moment, on voit les couleurs. Tout nous semble beau, on espère, on est heureux, on veut réussir, on a la force d'y croire et même parfois trop. C'est souvent incertain l'espoir. On ne peut pas savoir si l'on trouve la sortie ou si l'on retournera en arrière. Si on perdra encore les couleurs. Et quand ça arrive, ça fait mal. Quand on a vu le monde en couleur, et qu'on ré atterri, dans un monde incolore, ça fait mal. On retourne à la vie monotone, et c'est comme ça. Et à ce moment, Tom ressent ça. Ses couleurs c'était Bill donc son espoir c'était Bill. Et la sortie c'est Bill.

*

Bill regarde par la fenêtre, depuis qu'il est rentré il n'attend que ça. Que lui. Il veut savoir s'il viendra, s'il s'en apercevra. Il veut savoir. Est-ce qu'il sonnera, et ce qu'il partira en courant? Il sait qu'il tient trop à Tom. Oui, il a découvert quelque chose avec lui qu'il n'avait découvert avec personne. Pas même avec celle qu'il aimait. Celle qu'il l'a trahie. Celle avec qui il voudrait être à l'instant. Celle à qui il voudrait se confier. Celle sans qui rien de tout ça ne serait arrivé. Celle qui s'appelait Kim. Tom ne regarde pas vers la fenêtre de Bill, il sait que le brun est entrain de l'observer, mais il ne tente pas un regard. Il l'a haï, et aimé. Pendant 17 ans il était là. Merde.

Dans un excès de rage et de colère, il froisse le papier où est inscrit l'adresse de Bill. Adresse qu'il a vérifié des dizaines de fois. Il jette la boulette de papier sur le perron. Tourne les talons, soupire, ferme les yeux et baisse la tête. Il renonce. Il ne peut pas subir ça en un mois. D'abord sa copine se fait tuer. Ensuite, aimer un garçon. Apprendre qu'il a un frère jumeau. Aller le chercher. Essuyer un échec. Faire face à l'homme le plus mystérieux qu'il n'a jamais rencontré. Se mettre en couple avec un garçon. Coucher avec ce dernier. Et découvrir qu'en fait c'est son frère jumeau. Bordel. Mais pourquoi lui ? Pourquoi moi ? C'est ce qu'il se dit. Et le pire, c'est qu'il sait qu'il l'aime. Mais il ne peut pas. Qui du frère ou de l'amant l'emportera ? C'est déjà décidé.

*

Pour nous on parlait d'à jamais.
Pour toujours, sans l'ombre d'un doute.

*


Bill le voit baisser la tête et tourner les talons. Il a fait son choix.

Je ne peux pas le laisser partir comme ça.

Bill décolle son regard de la fenêtre, et sors de sa chambre, il dévale l'escalier, ses santiags martèlent chaque marche. Son arrivée sur le parquet de l'entrée n'est pas des plus discrètes non plus, mais il s'en fout.

- Bill, c'est quoi ce vacarme ? Hurle sa mère de la cuisine. Je t'ai déjà dit d'enlever tes chaussures quand tu es à la maison !

Mais qui est-elle pour lui dicter sa conduite ? Elle aurait été sa mère, oui. Même s'il a de l'amour pour cette femme qui l'a élevée, il ne peut pas s'empêcher de lui en vouloir. Il ne répond pas, à travers la fenêtre de l'entrée, Bill aperçoit Tom au loin. Il ouvre la porte d'entrée et la referme avec délicatesse. Le vent s'engouffre sous le perron, Bill met ses mains dans ses poches. Il descend les marches, comme un mannequin, sans s'en rendre compte. Il fixe droit devant lui la silhouette qui s'éloigne peu à peu. Et marche vers elle.

Plus un bruit de chaussures se rapproche, plus Tom sent la cadence de son c½ur s'accélérer. Pourquoi cette peur ? Ses battements de c½ur sont en parfaite coordination avec ce bruit de chaussures sur le goudron tiède du trottoir. Le vent lui apporte des caresses. Et son parfum. Le parfum de Bill, ce parfum envoûtant, mi-fruité, mi-charnel. Il s'arrête, le bruit de chaussure aussi, mais pas son c½ur. Quelques centimètres, ce doit être ce qui le sépare de lui. Le parfum revient lui chatouiller les narines, et Tom ne peut s'empêcher de le respirer en fermant les yeux.

- Bill ? Murmure le blond.

Aucune réponse, ça l'aurait étonné... Sa tête glisse sur le coté, ses yeux cherchent quel inconnu peut se trouver derrière lui. Ça ne l'étonne pas. C'est Bill. De toute façon ça ne pouvait être que lui... Les pieds de Tom le forcent à se retourner. Ils se regardent sans ciller. Ils comprennent, ils savent tout les deux qu'ils sont frères. Un rire cristallin se rapproche. Un couple passe à coté d'eux, ils le regardent sans se quitter des yeux. Le garçon tient une fille dans ses bras, elle rie. Ils ont l'air si heureux. On pourrait croire que Bill et Tom s'arrêtent de vivre. Ils ne disent pas un mot, se regardent, et le monde autour, tourne encore.

*

Le poison dans nos veines finira par nous tuer.
Le poison de celui à qui on a donné.
La promesse d'être là,
De pouvoir l'aimer à jamais, pour toujours.
Sans l'ombre d'un doute.

Comment imaginer que l'on voudrait s'en séparer ?


*

- Bill ? Retente le blond. Tu...

Un doigt se plaque sur ses lèvres, le faisant taire. Il se retire quelques secondes après. Les yeux du brun glissent sur les lèvres du blond. Les enviant. Le désir est trop fort, le manque trop accru, même s'il y a une heure il a été comblé. Le même manque force Tom à se rapprocher de Bill. Il a déjà tout calculé, de ce pas incertain au dernier geste de ce moment, il a déjà prévu les paroles qu'il lui dira. Il s'approche encore. Bill aussi à compris, c'est un moment tellement étrange que de découvrir son frère jumeau, de le redécouvrir, d'une vue différente. Même si d'un même geste ils accrochent leurs lèvres, ils entrechoquent leurs langues. Un baiser de retrouvailles sans adieu. Retrouver quelqu'un qu'on avait perdu, sans l'avoir perdu. Etrange. Retrouver son frère, perdre son amant, dans ce dernier baiser, au milieu d'une rue. Sans même penser au monde extérieur. Tout ça n'a plus d'importance, les gens n'ont plus d'importance. Pour le moment. Quand leurs deux bouches se séparent avec lenteur, leurs yeux peinent à s'ouvrir. Alors ils restent clos.

- C'était le dernier Bill.


Le blond murmure ses mots toujours les yeux fermés. Son frère, les yeux clos lui aussi acquiesce, même si le blond ne le voit pas. Et tant mieux, il ne verra pas la seule et unique larme qui tombe, mettant fin à seulement quelques jours de passion. Laissant place à une nouvelle vie pour lui. Une vie de souffrance, oublier son amant, découvrir son frère...

*

La lumière s'éveille, sur une route perdue.
Que l'on emprunte chaque jour, chaque jour à notre insu.
Et nos yeux collés, qui peinent à s'ouvrir.
Sur le fait inavoué qu'on est pas faciles à vivre.
Moi je dois tout faire, colmater les plaies.
Et quand même chanter, pour calmer la mer.
J'ai fermé mon âme, à triple tour.
Tu vois notre histoire, j'en ai déjà fait le tour.


*

Le brun respire doucement, il ne flanchera pas. Il s'y attendait, après tout c'est normal, non ?

- Tom ? Je peux rencontrer... Maman ?

Le blond relève sa tête subitement, fixant son frère. Est-ce que c'est une lueur d'espoir dans ses yeux, une lueur de couleur que voit Bill ?

- Viens. Lui dit simplement Tom.

Et ils marchent côte à côte, chaque pas efface leur histoire. Chaque pas en recommence une nouvelle. Chaque pas est un nouveau départ. Sans se le dire, ils pensent la même chose. Pas un mot ne fend l'air. Ils contournent les obstacles avec nonchalance, tels des automates. De temps en temps leurs mains se frôlent, ils s'espacent encore un peu plus. Le regard droit, qui ne défaille pas. C'est tellement clair que tout le monde aurait pu le deviner. Leur histoire n'a plus lieu d'être. Mais tôt ou tard, il ya aura des questions aux quelles il faudra des réponses, des manques à combler.

*

Même le ciel s'indigne, l'amour est un suicide.
Pourquoi ces gens sourient puisqu'ils sont tous tristes.
Même le ciel s'indigne, l'amour est un suicide.
Pourquoi ces gens persistent.
À vouloir mourir ?


*

POV : Tom

Je me prépare à rentrer chez moi avec lui. Bordel, pourquoi ça se passe comme ça ? On pourrait se parler, mais non, il faut qu'il y ait ce putain de silence pesant entre nous... Pourquoi il y a ce malaise, ça ne sert à rien. J'ai été parfaitement clair, il a parfaitement compris, tout devrait être parfaitement parfait. Merde. Est-ce qu'on s'aime vraiment trop pour se quitter réellement, mais putain deux frères qui s'aiment d'amour ça n'existe pas ! C'est impossible. Ça n'arrive jamais...

*

Ça n'arrive jamais ?


Je rentre chez moi, il referme la porte, on entend simplement le bruit des clefs sur le meuble de l'entrée. Ce bruit résonne dans cet espace vide qui est mon c½ur. Il va rencontrer sa mère. Je me dirige vers la cuisine en silence, un mot sur la table.

« Je suis sortie, je rentre dans une demi-heure,
Maman.
»

Ce mot a été écrit quand ? Je le tends à Bill, je n'ai pas envie de lui parler. C'est un blocage, je n'arrive pas à décrire, ce n'est pas vraiment de la honte, non. Ni du regret, même pas de la peur. Mais je ne me sens pas de lui parler maintenant, je me vautre sur le canapé en allumant la télé. Bill me rejoint, l'espace entre nous est mesurable, carrément froid. Je brûle d'envie de le serrer contre moi, de sentir son corps collé au mien. Il a pas de doute, réellement, je l'...

- Tom ?

Il m'interrompt dans mes pensés. Je grogne.

- Tu m'aimes encore ?

Je me tourne vivement vers lui, son regard inconscient est posé sur la télé. Je vois ses yeux qui se décrochent lentement de l'écran pour rencontrer les miens. La porte qui s'ouvre dans l'entrée me sauve, heureusement. Ma mère. Notre mère. Je me lève brusquement, pris de frayeur du regard transperçant que me lance Bill. Je m'avance vers elle et l'enlace, pour la remercier de m'avoir sauvé de la réponse que j'aurais pu donner à Bill, et pour m'avoir avoué que j'avais un frère, et puis parce que j'en ai besoin aussi. De cette chaleur qui englobe mon c½ur, de ce lien maternel qui me rassure qui nous a tous rassuré un jour. Elle est surprise mais heureuse.

- Je l'ai retrouvé. Dis-je simplement.

Elle s'écarte de moi, et me regarde d'un air perplexe.

- Qui ?

Je regarde Bill qu'il s'est levé, et ma mère. Et droit dans les yeux, je lui dis.

- Mon frère.
- Mon Dieu Tom ! Il va bien ? Où est-il ?


Je la tourne vers Bill, et lui chuchote :

- Devant toi.
- Quoi comment c'est possible? Je...
Elle se tourne vers moi, et hausse un sourcil. Ce n'est pas ton petit ami ?

Un regard échangé avec Bill, et surtout, oui surtout un énorme blanc.

Fin POV : Tom

POV : Bill



*

Bien sûr tout ça n'arrive qu'a votre insu.
Le pire n'est même pas le pire qu'on avait prévu.
Bien sûr je garde un espoir, perdu.
Histoire de mettre en mémoire ce qui n'est plus.
L'histoire, comme par hasard, n'en diras pas plus.

Je vis où tu m'as laissé.
Comme étranger à moi-même.
L'amour a perpétuité, je m'étais pris à en rêver.
J'en suis où tu m'as laissé.
C'est une absence qui m'enchaîne.
Les pieds et les poings liés.
Je m'étais pris dans tes filets.


*

Fin POV : Bill



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Alors ce chapitre ?!? Comme promis j'en mettrais deux par semaines, le prochain est donc prévu à la fin de cette semaine ! =)

Cette suite vous plaît ?
Je me demandais : quels sont vos passages préférés dans ma fic, et pourquoi ?

Bisous & Merci !


*__w0uu.


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[50] [100?]

# Posté le lundi 12 mai 2008 16:25

Modifié le lundi 19 mai 2008 14:06

" Chapitre 16 "

    " Chapitre 16  "
-
Chapitre 16 :

- Mon quoi ? Demanda Tom.
- C'est à dire que... Commença Bill.

Se dernier ce stoppa devant le regard froid que lui lançait Tom, cela signifiait clairement « ferme ta gueule ».

- Non, non pas du tout Maman ! Tom rie nerveusement. On est juste de très... Il baissa les yeux. Très bons amis.

Bill ne décrocha pas un mot, et il n'en était pas capable. Comment pouvait-il s'être retrouvé dans cette merde là ?

- Mais, Tom, tout à l'heure, je vous ai entendu, j'étais à la maison, et il n'y avait que v...
- JE TE DIS QU'ON EST JUSTE AMIS, RIEN DE PLUS, RIEN DE MOINS.
S'énerva Tom. C'EST OK ?
- Tom, calmes toi !


Ce dernier s'exécuta face à la demande de sa mère, il ne supporterais pas cette situation longtemps, oh que non...

- Bill et moi sommes juste deux très bons potes qui se révèlent en fait être des frères. C'est tout. Ok ?
- Ok...
Répondit la mère d'un air perplexe. Alors, Bill est mon deuxième fils, t'es sûr Tom ? Je veux pas me faire une fausse joie.

Tandis que Tom et sa mère se mettaient d'accords sur le sujet de Bill, ce dernier regardait la scène avec tristesse. Des larmes perlaient aux coins de ses yeux, une défaite, une victoire. Il se sentait vide de pouvoir observer son frère sans se donner le droit de le toucher. Et en même temps, il y avait celle qui l'avait mis au monde. Celle à qui il avait tellement de choses à dire, et aussi tellement peu. Cette dernière s'avança vers son fils brun et l'enlaça, dos à son fils blond. Bill eu le temps de placer son regard dans celui de Tom avant que ses larmes ne coulent. Le blond baissa la tête et monta dans sa chambre.

Pourquoi avait-il fallu qu'ils se retrouvent frères ? Il se vautra sur son lit. Les draps étaient encore humides de ses ébats avec Bill, et portaient l'odeur de ce dernier. Il enfui sa tête dans son oreiller, il se força à ne pas respirer, il vida sa tête, et au dernier moment il la releva, inspirant dans ses poumons un nouvel air. Une nouvelle ère. Il allait tout recommencer de sa relation avec Bill. Retour à la case départ. Cependant il ne se décida pas à descendre pour autant et sortit sa guitare avec soin. Il caressa doucement le corps fin et vernis de cet instrument, avant de la mettre sur ses genoux. Il sortit le médiator coincé entre les cordes. Il l'observa quelques instant, comme s'il était quelque chose de très important. Et à l'instant où il allait commencer effleurer les cordes, une sonnerie de portable retentie.


« I walk a lonely road, the only one that I have ever known.
Don't know where it goes, but it's home to me and I walk alone.
»

Je marche sur une route seule, la seule que je n'ai jamais connue.
Je ne sais pas où elle mène, mais c'est ma maison et je marche seul.
<3 Green Day *.*


Le portable de Bill, évidement... Tom poussa sa guitare sur le lit, souleva un oreiller et trouva ce fameux portable, il le prit et descendit a toute vitesse. Arrivé devant Bill, il lui dit :

- Bill, t'as un... Il se coupa, sur l'écran était inscrit « Andréas », Tom leva les yeux vers Bill, et d'un ton méprisant, finissa la fin de sa phrase. Appel...

Il jeta le portable sur les cuisses de Bill et alla dans la cuisine, il se servit un verre de coca et se mit à la fenêtre. Bill était sur les marches du perron, au téléphone.

- Connard. Murmura Tom à l'adresse de l'appelant.

Malgré sa résolution de l'instant d'avant il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir des pensées comme celles-là, il n'arrivait pas à ne pas être jaloux, ni à ne pas être amoureux. Il écouta tout de la conversation, clair que c'était irrespectueux, mais il était amoureux... Bill et Andréas avaient l'air de se donner un rendez-vous. Tom pris un post-it pour marquer le lieu, la date et l'heure que Bill répétait. Mais pourquoi ? Même lui ne le savait pas. Comptait-il y allait ? Certainement pas...


Vraiment ?


Alors que Bill était partit depuis bien longtemps retrouver sa famille d'accueil, alors que la nuit noire - mais chaude - d'été était tombée sur Magdebourg, Tom décida de sortir. A cette heure plutôt très tardive du soir, il n'y avait personne dehors... les enfants devaient déjà être couchés et les parents devaient sûrement regarder la télé dans un moment de repos, qui marque la fin de la journée. Tom se décida donc à sortir, il retrouva cette odeur de gazon fraîchement coupé, comme le soir ou il avait entendu des cris d'homme, comme le soir, le premier ou il avait enlacé Bill. Le premier soir... Les larmes lui montèrent aux yeux, dans sa tête il revoyait Kim couchée à terre, il voyait Bill se jeter dans ses bras.


Tom laissa la première larme s'échapper.


Il revit Bill pleurer dans les bras de sa mère l'après-midi même, il revit le regard perdu de son jumeau dans le sien.


Tom laissa échapper une seconde larme.


Il fut bientôt arrivé dans ce parc qu'il aimait tant, il y avait eu tellement de souvenirs ici... Sa première copine, celle qui, pour lui, avait marqué le début de l'amour, et surtout la fin. Enfin, la fin c'est ce qu'il croyait avant Bill...


Tom laissa échapper une troisième larme.


Plus il s'avançait et plus il sentait cette odeur d'herbe, il entendait les arbres craquer. Il se dirigea comme à son habitude vers le pont où il allait toujours. Sa fierté s'en était allée, il avait couché avec son jumeau, et il avait adoré. Et surtout, oui surtout il aimait son jumeau.


Tom laissa échapper une quatrième larme.


Pourquoi, putain oui pourquoi il était aussi présent dans son esprit. Pourquoi à chaque fois ses pensées se tournaient-elles vers cet être ? Pourquoi chaque objet, chaque recoin, chaque odeur lui rappelaient-elles cet homme ? Son jumeau. Dans un élan de colère, il frappa le panneau qui signalait une baignade interdite, il se fit mal, mais peu importe, le panneau fut cabossé. Et alors ? Pourquoi tout ça lui était tellement égal ?


Tom laissa échapper une cinquième larme.


Lorsqu'il fut arrivé à proximité du pont il leva les yeux vers ce dernier. Son premier baiser s'était passé ici. Le tout premier. Il remonta les yeux plus vers le bout du pont et il aperçu un homme, ou peut-être une femme appuyé contre la barrière du pont. Cette personne fumait, en contemplant sûrement l'eau frémissante de la rivière. Cette personne aurait pu être une ombre, ses contours étaient fins, Tom l'observa sans faire de bruit. Des gestes gracieux mais involontaires la faisaient vivre. Tom détailla cette personne de haut en bas, de bas en haut, mais il se stoppa sur le bas, ces chaussures... Son souffle se bloqua, ses yeux s'ouvrirent grand.


Tom laissa échapper une sixième larme.


- Non... Murmura t-il, sa tête suivait ce mouvement de négation.


Puis une septième, une huitième et peut-être encore plus...


Il se recula d'abord doucement, comme si un fantôme s'était présenté devant lui, cette personne de dos... Il se recula de plus en plus vite, puis se retourna et courra sans s'arrêter. Il ne se retourna pas une seule fois, tout le long de la route, il courru.


POV : Tom


Je vois ton nom, écris en gros partout sur les murs.
Sais-tu ce que j'endure ?
Je vois tes mains sur mon corps qui brûle, je brûle.
Et je rêve d'un courant d'air.
D'un espace clos avec vue sur la mer.
D'un silence radio d'un océan solaire.
Qui nous porte ensemble et qui nous enferme.

Je t'ai perdu, depuis je ne m'aime plus.
Depuis, j'en suis sûr, je peux fermer la blessure.


Fin POV : Tom


Le lendemain matin, Tom se réveilla avec peine, sa première pensée fut le souvenir de la soirée d'hier, dans ce parc. Cette personne étrange, quoi que bien familière. Il se leva avec peine et regarda l'heure sur son portable, un post-il cachait l'écran. Le rendez-vous entre Bill et Andréas était aujourd'hui... Il enleva le post-il et regarda l'écran : 09h30. Il était plutôt matinal ce matin... Et ce n'était pas du tout dans ses cordes. Peut-être parce qu'il était stressé, oui, mais pourquoi ? Il s'était promis de passer à autre chose. Il se leva avec peine et s'observa dans la glace, ses dreads, toujours ramenées en arrières, lui laissaient un visage dégagé, mais peu heureux.

Il descendit l'escalier en quête d'un café qui pourrait le réveiller, et aussi peut-être atténuer son stress. Comme à son habitude, il y avait sur la table un mot de sa mère qui lui disais qu'elle allait travailler, qu'elle l'aimait, qu'elle l'embrassait, et.... Qu'elle voulait revoir Bill, et qu'il devrait s'en charger dans la journée. Tom soupira, ce n'était pas du tout dans ses projets... Il se servit alors un café et s'installa en face de la fenêtre, dehors, le peu de monde qui passait semblait pressés. Il se rappela sa dernière après-midi d'amour avec Bill et pour la première fois, il songea « Est-ce que Bill savait qu'on était frères quand on a couché ensemble ? ».Certainement, il y avait l'épisode du train, et l'attitude de Bill... Tom lâcha sa tasse de café à peine entamé dans l'évier. Elle se brisa, et à ce moment précis, il se sentit trahi. Ils devaient s'expliquer, alors il irait au rendez-vous... Celui où il n'était pas invité.

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Encore du retard, je suis impardonable... ><'
Et je suis aussi désolé... =S

En espérant que ce chapitre vous plaira !
En tout cas, les suites seront moins espacées étant donné que je suis en grandes vacances à la fin de la semaine. (ouf..)

CHAPITRE BIEN TROP COURT, MAIS SI J'ATTEINS LES 50 COMMENTAIRES LA SUITE EST EN LIGNE MERCEDI SOIR. ZETES TENTÉS ?!?


Bisous à vous tous et merci d'être présents.

<3

*__w0uu.

PS : La photo de ce chapitre est une photo prise par le père de deux de mes amies ( :) & (: ), pas mal, nan ?!? Moi j'adore cette pix. *.*


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[50] [100?]

# Posté le mercredi 14 mai 2008 17:44

Modifié le mercredi 21 mai 2008 10:54