Rappel :
____Pensées Tom
____Pensées Bill
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La théorie dit que quand on attend quelque chose et qu'on l'espère fort, ça finit toujours par se réaliser et que quoi qu'il arrive, plus on attend, plus c'est intense. C'est une théorie. Tout ne marche pas toujours, tout n'est pas toujours réalisable, pourtant cette nuit, l'exception a voulu faire deux heureux. Dans une ville d'Allemagne, sur un balcon, l'allégresse a trouvé sa place, l'inconnu s'en est allé. Et dans un monde où tout ne brille pas toujours, il y a continuellement quelqu'un, quelque chose qui nous rassure, qui nous fait vivre. Que ce soit une famille autour d'un feu, des parents sur un berceau, ou même parfois un adolescent habité par ses rêves. Il y a toujours quelque chose qui incarne le pourquoi de la vie. Quand on tire une leçon, qu'on touche un but, ou même un moment triste, qui nous fait réfléchir.
Ce soir, ils incarnent la beauté, le pourquoi, et surtout l'ignorance. Devant les regards des autres, ils sont la différence, on le sait, elle ne plaît pas toujours. Et pourtant, ils sont heureux, les gens ne comprennent pas pourquoi. Finalement, quand on réfléchi, ces derniers ne comprennent pas le bonheur, puisqu'ils le jugent, le caricaturent, l'insultent, le dégradent. Le tuent. Mais ce soir, oui ce soir, personne ne saura gâcher ce qui arrive. Puisque finalement, ce qui arrive ce soir ce n'est plus seulement du bonheur. Mais de l'amour.
Qu'est ce que tu ressens Tom ? A travers tout tes gestes, tes caresses, tes baisers, tes regards ? Es-tu comme moi ? As-tu peur du lendemain ? Sais-tu ce qui se passe ? Plus le temps passe Tom, et plus j'ai cette impression. Je crois Tom, que je t'aime.
POV : Tom
Je ne sais pas depuis combien de temps on est sur ce balcon. A s'embrasser, comme deux amants. Si tu savais Bill, comme j'ai attendu ce moment. Si tu avais vus mes gestes, mes attentions, mes paroles à ton égard Bill. Je te désire tellement. Le jour où je t'ai serré dans mes bras, j'ai su que tu ne me laisserais pas indifférent, c'est vrai. Tu as changé beaucoup de choses en moi. Tu as fini la métamorphose qu'elle avait commencée. Tu es collé à moi, je sens ta colonne vertébrale, tes omoplates sous mes mains qui n'hésitent plus. Je sens ton souffle, ta langue qui vient maintenant caresser la mienne, finalement, c'est un baiser parfait, le mieux que j'ai connu, un baiser d'amour. Même avec elle, ce n'était pas aussi intense. Plus le temps passe Bill, et plus j'ai cette impression. Je crois Bill, que...
Fin POV : Tom
Doucement, et sans se détacher, Tom emmène Bill dans la chambre. Il le tient par la main. Il rompt leur baiser un instant pour fermer la fenêtre, puis il rejoint le brun en lui déposant un baiser sur les lèvres, il l'entraîne sur le lit, ils sont d'abord assis, puis tout en s'embrassant encore, le bond force le brun à se coucher sur lui. Bill se laisse faire, depuis le temps qu'il voulait goûter à ses lèvres... Ses mains se sont stabilisées dans le cou de son vis-à-vis. Tandis que celles de Tom parcourent le corps de Bill, d'abord son dos, il retrace sa colonne vertébrale, ses haches et finalement elles viennent se stopper sur ses fesses. A ce moment, leur baiser devient plus fort. Il devient plus intense, plus sauvage, le désir s'accentue. Tom vient titiller le piercing de Bill avec sa langue, agrandissant l'envie.
Le dreadé sent l'excitation monter en lui, réveillant la partie qui fait de lui un homme. Ses mains glissent le long des cuisses de son partenaire, puis il remonte ses mains pour les glisser entre le ventre de ce dernier et le sien. Il sent qu'il n'est pas le seul à être excité, alors doucement, il détache sa bouche de celle de Bill, et vient lui embrasser le cou, il parsème ce dernier de chastes baisers accompagnés de quelques coups de langue, tandis que ses mains entreprennent le voyage vers la braguette du brun, qui lui, se raidit soudainement. Le blond s'arrête dans son mouvement.
Bill relève son corps doucement à l'aide de ses bras et regarde Tom.
- Je suis pas sûr d'être prêt, je crois... Annonce l'androgyne.
- Désolé, je me suis laissé emporté... Je sais pas ce qui m'a pris.
Le brun s'inquiète soudainement.
- Tu parles du baiser ? Demande t-il inquiet.
- Non ! Je veux dire pour enfin... Euh, mon geste entreprenant.
Bill hoche la tête, il est soulagé. Il vient s'allonger aux cotés de Tom, en embrassant encore ce dernier. Ils se câlinent quelques minutes, puis le brun se lève, et enlève son tee-shirt, restant en slim, pour se rendre sur le balcon. De là, il reprend sa vision du ciel, visualisant chaque étoile avant de sentir des mains caresser son dos.
- Bill, c'est quoi toutes ses marques dans ton dos ?
L'interrogé sent son ventre se tordre, il coupe sa respiration involontairement avant de la reprendre quelques secondes plus tard, puis il baisse la tête.
- C'est mon père.
- Quoi ? Comment ça Bill, qu'est ce qu'il t'as fait ?
Avant de répondre, Bill prend une cigarette qu'il allume doucement.
- La dernière. Dit-il à Tom avant de jeter le paquet.
- Raconte moi. Répond le blond avant de tirer lui aussi une bouffée de cigarette.
Bill souffle la fumée doucement, Tom fait de même, tandis qu'il vient coller son ventre au dos de Bill, mettant sa tête dans son cou. Et pendant que Bill raconte ce soir ou il a perdu son enfance, ils fument la dernière cigarette, leur dernière cigarette. Tom retrace les cicatrices de Bill avec sa main gauche. Et il essuie les larmes naissantes de ce dernier avec sa main droite. Il n'interrompt pas le brun dans son histoire, il le laisse évacuer, il est là pour ça.
- Voilà. Tu sais Tom, ma mère ne m'a jamais donné l'autorisation de venir ici. Je me suis enfui.
- Putain Bill ! T'as fait une grosse connerie ! S'écrit Tom.
- Ne me juges pas Tom, soit c'étais ça, soit je payais pour la bière que j'avais bue sans permission.
- T'as pas le droit de boire ?
- Nan... Mais ça ne m'empêche pas de le faire.
- Pourquoi t'es parti de chez toi ?
- T'avais besoin de moi, alors je suis partis pour aller chez toi, et à ce moment, mon père m'a appelé pour que je rentre, et que je lui donne les clefs, qu'il n'avait pas. Bill inspire encore une fois une bouffée de cigarette, et en propose à Tom qui refuse. Il jette alors la cigarette dans le vide, tout comme le paquet il y a quelques minutes. Bref, j'ai fait chemin arrière, et je lui ai donné les clefs, là, il a découvert la bière, ma mère n'était pas là, et pour la première fois depuis mes 6 ans je me retrouvais seul avec lui. Devant une connerie. J'ai su qu'il allait me frapper alors je me suis enfui, chez toi, je t'ai trouvé en train de pleurer. Ce matin, ma mère m'a appelé, elle voulait savoir ou j'étais, mais je lui ai dit que je t'aidais à retrouver quelqu'un et que je serais de retour dans quelques jours.
- T'as fais ça pour moi ? Bill hoche la tête. Et pourquoi tu ne m'as pas raconté tes problèmes dans le train ? Demande Tom.
- Je sais pas...
- Et moi je sais pas quoi te dire. Le blond, toujours son ventre collé au dos de Bill l'enlace à l'aide de ses mains. Tu es dans la merde à cause de moi, et j'ai gâché notre amitié.
- Non Tom. Tout ça je l'ai fait parce que je sais que t'es pas une amitié de passage. Je l'ai su le soir ou Kim est morte tu sais. Et puis au fur et a mesure, j'ai plus ressentie l'amitié que j'avais au début pour toi. C'est devenu plus fort en quelque sorte. Et puis il ya eu Andréas. Tom émit un grognement et Bill lui prit les mains. Il m'a vraiment attiré, il était un peu pareil que toi, tu sais, avec son regard assuré... Le blond sourit. Et je pensais qu'avec lui j'aurais plus de chances qu'avec toi. Surtout qu'il était bi. Tu sais même si j'avais compris que tu ne m'attirais pas seulement comme un ami, pour moi tu étais un hétéro, alors je n'avais aucune chance...
- Pour moi c'était pareil, tu ne m'as jamais dit que t'étais bi. Et j'ai vu que Andréas t'attirait, je l'ai remarqué direct, voilà pourquoi le soir, je voulais venir : je voulais me rapprocher un peu de toi. Voilà pourquoi je t'ai dit que je m'étais torturé l'esprit : tu m'attirais mais, d'un j'étais censé être hétéro et de deux, toi aussi... Quand ce fameux soir, je t'ai pris à part dans la cuisine avant que Andréas ne vienne, je voulais t'avouer. Puis il est arrivé, et vous vous êtes embrassé, j'avais vraiment la rage. Pour moi, c'était la première fois que je perdais... Le blond marque une pose avant de reprendre. ... En amour. Et quand j'ai appris que j'avais un frère, la première chose à laquelle j'ai pensé, c'est « Comment j'ai fait pour grandir loin de mon jumeau pendant presque 17 ans ? » et ensuite je me suis dit « Qu'est ce que Bill est en train de faire ? ». A ce moment, t'étais avec Andréas. Et je me suis mis à pleurer comme un gamin. Bill serra un peu plus fort les mains de Tom, leurs regards toujours portés vers l'infini. Je pensais à mon frère et à toi, j'ai souhaité plus fort que tout que tu m'appelles.
- Je l'ai sentis, tu sais, dès que t'es parti, j'ai viré Andréas. Je crois qu'a ce moment j'ai compris que c'était pas lui que je voulais.
La discussion s'arrête là. Ils resserrent leur étreinte, le temps des aveux et passé. Tout est maintenant clair. Quoi que pour Bill, il reste encore une petite chose à éclaircir...
- Tom ?
- Hum ?
- J'ai peur. Avoue Bill.
- T'as peur de quoi... mon ange ?
Le brun ne se contrôle plus, les larmes sortent à l'entente de ce nom. Depuis plus d'un moi, il a cette attirance sans en parler, et maintenant il a ce qu'il veut. Et le pire c'est qu'il se sent fragile, tellement vulnérable... Tom l'embrasse dans le cou, et sèche encore ses larmes, l'encourageant à parler.
- J'ai peur de perdre la place que j'ai dans ton c½ur si tu retrouves ton frère. Je suis tellement égoïste, j'en suis désolé, mais j'ai peur que tout ça nous sépare.
- Nan, Bill. Répond Tom en poussant les cheveux encore un peu humides du brun. Lui, c'est mon frère, mais toi tu es plus, tu sais, c'est un parfait inconnu pour moi, mais toi, non. Il m'en faut beaucoup pour que je puisse être attiré par un homme. Il m'a fallu du temps pour me faire à cette idée aussi, mais c'était toi, alors j'ai envisagé. Je t'en pris, ne t'en fais pas. Je serais toujours là pour toi, Bill. Je sais pas trop comment t'en faire la promesse...
- Ne la fait pas Tom. Attends encore, on ne sait pas ce qui nous arrivera demain. Mais j'ai confiance en toi. Soit sûr aussi que je serais toujours là pour toi.
Sur ces mots, Bill détache son regard de l'infini, se retourne et vient embrasser le blond, avant de l'entraîner dans la chambre. Il ferme les rideaux, éteint la lumière et vient se coller à Tom dans les draps, avant de s'endormir après cette journée plus qu'éprouvante.
Le soleil vint percer les fins rideaux de la porte-fenêtre, tirant des bras de Morphée un jeune endormit. Ce dernier se réveilla devant ce qui lui semblait la meilleure vision qui lui put être. Il esquissa un sourire avant de s'étirer. Puis il se releva sur ses coudes et s'avança pour embrasser cet être aimé secrètement, ce piercing au labret lui donnait déjà envie... Mais alors qu'il s'avançait encore vers les lèvres de son vis-à-vis, ce dernier se recula subitement, levant un sourcil. De la peur apparut sur le visage du brun qui était cette fois totalement réveillé.
Alors c'était un rêve ?
Je ne résiste pas...
Ils se regardèrent étrangement quelques instant avant que le blond n'éclate de rire, la peur du brun se transforma en perplexité, tandis qu'il regarde son partenaire découvrir ses dents d'un rire franc. Lorsque celui-ci fût calmé, il regarda l'androgyne en souriant.
- T'es trop beau, quand t'as peur. Lui dit-il.
Bill ouvrit la bouche tel un poisson avant que Tom ne lui saute dessus en l'embrassant et en le chatouillant. Le brun s'extirpa tant bien que mal des bras de Tom.
- T'es dégueulasse, t'as pas le droit de me faire ça dès le matin !
- De faire quoi, t'embrasser ? Dans ce cas, Ok. Le blond affichait maintenant un sourire satisfait alors que le brun regrettait ses mots.
- Non, de me faire croire que j'ai rêvé. Avoua le brun.
- C'est toi mon... Nan rien. Viens ! Jveux mon calin, après une heure que je te regarde dormir je veux bien une récompense ! :)
- Tu voulais dire quoi, je suis ton quoi ?
- Mon rêve. Murmura le blond tout en rougissant furieusement, il n'était pas doué pour les déclarations.
- Ton quoi ? J'ai pas entendu... Demanda le brun.
En fait j'ai parfaitement entendu, mais je veux te le réentendre dire...
- Euh... Mon rêve. Tom se demanda si Bill ne le faisait pas exprès de le faire répéter.
L'androgyne ne savait pas quoi dire, alors trêve de mots, il sauta sur le blond pour l'embrasser, un baiser de reconnaissance, mais surtout d'amour. Quand leur baiser se termina, Bill regarda Tom dans les yeux.
- C'est vrai que t'as attendu une heure ?
Tom hocha la tête positivement.
- T'aurais du me réveiller.
Le blond hocha encore une fois la tête mais dans le sens négatif.
- Pourquoi ?
- Parce que t'es trop beau quand tu dors ! :) Répondit Tom tendrement.
- Toi aussi.
Ils sourirent avant de s'embrasser passionnément. Tout leur paraissait magnifique, ils oubliaient le monde autour, ils n'étaient plus deux. Ils étaient un.
- Bill, t'es prêt ?
- Oui, j'arrive.
Le brun sortit de la salle de bain, casquette et grosse lunette de soleil. Le blond, lui écarquilla les yeux.
- C'est quoi ça ?!?
- Tu te foutrais de ma gueule.
- Pourquoi ? Demande Tom.
- Rien. On y va ?
- Avant t'enlèves les lunettes.
- Nan, hors de question.
- Mais pourquoi ? Insista Tom.
- Si je te le dis, tu te fous de ma gueule ?
- Nan.
- J'ai oublié mon maquillage, et je me sens pas à l'aise sans...
Le blond soupira de soulagement, il s'attendait à pire. Il s'approcha alors doucement de Bill, et lui retira ses lunettes doucement : pour trouver son regard. Puis il jeta les lunettes sur le lit, et embrassa le brun.
- J'aime tes yeux. Mais sans lunettes. :) Dit Tom.
Le brun ne put d'empêcher de sourire, et ils sortirent de la chambre.
Sur le chemin, ils ne se tenaient pas la main, ils étaient tout les deux stressés, et pensaient à autre chose, du moins pour Tom. Mais lorsque ce dernier tourna la tête vers Bill, il ne put s'empêcher, et lui prit la main. Le brun se tourna vers lui, l'interrogeant du regard.
- Merci Bill, pour ce que tu fais pour moi, sans toi, je n'aurais sûrement pas autant de courage...
- De rien, ça me fait plaisir de t'aider...
Il y eu un petit silence, puis Bill repris la conversation.
- Tom, ça fait quoi de avoir que t'es peut-être à quelques mètres de la personne qui te ressemble le plus au monde.
- Peut-être qu'on est faux jumeaux.
- Ouais... Mais ça te fait quoi ? Redemanda Bill.
- Je sais, pas. J'ai peur, j'appréhende, je sais pas quoi dire si jamais je me retrouve en face de lui...
Ne sachant quoi répondre, Bill serra un peu plus fort la main de Tom. Lorsqu'ils arrivèrent au portail de la veille, l'inquiétude des deux amoureux se fit plus intense. Tom s'apprêtait à sonner, mais quelque chose l'en empêcha. Il ne voulait plus attendre, non. Pour lui, maintenant, cette nuit, et même depuis un mois : ça c'était confirmé. Alors il se tourna vers Bill, il était très craintif. C'est la première fois qu'il allait faire ça, et il sentait déjà la sueur froide couler dans son dos.
- Bill, je veux plus attendre.
- Attendre quoi ? Demanda Bill, perplexe.
Le blond baissa la tête en fermant les yeux. Il se sentait prêt vraiment, mais il avait peur. Il sentit la main froide de l'androgyne lui remonter le visage, et il rouvrit les yeux pour les planter dans ceux de Bill.
- Bill, je t'aime.
L'interrogé ouvrit ses yeux en grand, et le blond y trouva de la surprise, mais surtout, oui surtout : du bonheur. Il ne laissa pas le temps à Bill de répondre, et il sonna à cette maison pour la deuxième fois de sa vie, et pour la deuxième fois de sa vie, il ressentit ce sentiment étrange. Lorsqu'un homme svelte et jeune vint le recevoir il fut surpris, mais ne le montra pas.
- Oui ? C'est vous les deux jeunes hommes qui recherchent un frère ?!?
- Euh, oui. C'est moi. Fit Tom en levant une main.
- Entrez, Maria m'a parlé de vous.
- Vous êtes sûr qu'on ne vous dérange pas ?
- Non, ne vous inquiétez pas, entrez.
Bill et Tom se sentirent mal à l'aise. Lorsque l'homme les emmena dans sa maison, là, il su que quelque chose clochait. L'homme les fit asseoir et leur demanda s'ils voulaient boire quelque chose, mais ils refusèrent, tout les deux étaient bien trop tendus pour ça. Et ça se voyait. Le propriétaire de la maison vint s'asseoir en face des deux adolescents.
- Vous êtes frères ? Leur demanda t-il.
Bill et Tom se regardèrent surpris et firent un sourire avant de dire « non » d'une même voix.
- Vous vous ressemblez beaucoup. Continua le propriétaire.
Bill et Tom se dévisagèrent une seconde fois et reposèrent leur regard vers l'homme.
- D'après ce que m'a dit Maria, vous... Il désigna Tom de la tête. Êtes à la recherche de votre frère.
- Oui. Le blond se racla la gorge. En fait, mon frère jumeau et moi avons été séparés à la naissance, et j'ai appris qu'il existait il y a quelques jours. Ma mère m'a dit qu'il habitait là. Mais je ne sais pas si c'est encore le cas.
L'homme soupira et se leva, il proposa à Tom et à Bill une bière, qui refusèrent. Il se mis face à la fenêtre et regarda l'infini, comme Bill et Tom l'avaient fait la veille. Cet homme était certes mystérieux, mais il avait comprit que ce dreadé disait la vérité.
- Moi et ma femme n'avons pas d'enfants.
Il se tourna vers Tom, qui avait non plus de l'appréhension sur son visage, mais de la déception. Il remarqua sa main entrelacée dans celle de son ami, et cette vision le fit sourire.
- En revanche, le couple qui habitait là avant avait un enfant, on a récupéré la maison il y a bien 16-17 ans. Ils avaient un nourrisson qui devait avoir quelques mois, pas plus. Maintenant ce bambin doit bien avoir 16 ans. C'est à peu près ça que vous recherchez ?
- Oui, oui. Tout a fait. Répondit Tom, subjugué.
Bill, de son coté ne parlait pas. Lui aussi était surpris, parce que cet homme l'intriguait d'abord et parce qu'il était capable de faire basculer une situation qui semblait perdue.
- Est-ce que, par hasard vous auriez l'adresse de cette famille ? Et est-ce que vous savez ou elle a déménagée ? Demanda Tom affolé.
Bill posa une main sur la cuisse de Tom pour calmer un peu l'état d'agitation de ce dernier. L'homme le regarda faire. Et sans répondre à Tom, il interrogea Bill.
- Vous êtes très proches tout les deux, non ? Demanda l'homme à Bill, tout en faisant glisser son regard vers la main du brun sur la cuisse du blond.
Lorsque Bill s'aperçut de ça, il retira sa main précipitamment de la cuisse de Tom, comme un gamin pris en flagrant délit. Ce geste fit sourire le propriétaire.
- Ne vous souciez pas des gens. Dit-il à Bill.
Alors cet homme avait vraiment compris ? Il se retourna vers Tom.
- J'ai leur adresse. Je n'ai pas le droit de vous la donner normalement, mais je saurai faire une exception.
Tom se leva et regarda l'homme avant de lu dire merci le plus sincèrement possible, ce qui fit rire le fameux propriétaire. Bill, lui n'avait pas bougé, en quelques minutes cet homme avait fait basculé la vie de Tom et avait deviné la relation qui unissait son amour à lui. Ce dernier était pensif, mais cette activité s'arrêta quand Tom vint lui prendre les mains pour le lever. Le propriétaire qui s'appelait en fait Paul Grümper mena les deux jeunes dans un bureau avant de leur écrire une adresse sur un papier. Il les mena vers la sortie, toujours le papier en main. Une fois sur le perron, Bill s'adressa à Paul.
- Qui êtes-vous exactement ?
- Je vous l'ai dit, Paul Grämper.
- Il n'existe pas beaucoup de gens qui savent faire basculer une vie, deviner une relation en quelques minutes et faire entrer des inconnus dans leur maison. Renchérit Bill.
- Je suis une de ses personnes. Tenez. Dit-il à Tom en lui donnant le papier. Bonne chance. Dit Paul, puis il rentra dans sa maison.
Bill était troublé, Tom et lui sortirent de chez cet homme mystérieux. Tom n'avait pas le courage de lire ce papier, il était curieux, oui, mais pas assez courageux, du moins pour l'instant. Il le lirait un peu plus tard. Pour l'instant il se baladait main dans la main avec celui qu'il aimait. Et pour l'instant, c'était parfait...
S'il vous plaît je vous demanderais 70 commentaires sur ce chapitre, car au dernier je n'en n'ai pas eu beaucoup, et ça m'encourage. (a). En plus j'ai repris les cours... Beuuuuuuh, ='(
Sinon merci beaucoup d'être là ! Vraiment c'est génial. Et aussi pour vous dire que je n'aime plus cette fiction, mais que j'y met tout mon c½ur, et elle ne sera en aucun cas bâclée (j'aime le bon travail ! ;p). Bref, je ne la trouve plus assez originale et je vais pas tarder à en faire une autre. Je vous préviendrais, mais j'attends de terminer celle-là.
Voilà !
Bisous & Merci.
Sinon, en ce moment, je suis aussi ici.
*__w0uu.
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