-Chapitre 11 :
POV : BillMerde.
« Maman »
- Allô, maman ?
- Bill, ou es-tu ? Ton père m'a dit que tu t'étais enfui !
- Un ami avait besoin de moi.
- Pourquoi tu chuchotes ?
- Il dort.
- Dit-moi où tu es.
- Chez lui.
- Où ? Je viens te chercher.
- Nan.
- BILL ! DIS MOI MAINTENANT OU TU ES. ON DOIT PARLER.
- Non, maman, je reviendrais pas, je dois l'aider à chercher quelqu'un, je rentrerais peut-être dans quelques jours, ne t'en fait pas. Bisous.
- Bill ? BILL ? QU'EST-CE QUE TU FAIS ? BILL ?J'ai déjà raccroché. Allez savoir ce qui va se passer quand je rentrerais. Putain, je suis vraiment dans la merde coté famille... Oh, merde j'ai réveillé Tom.
- Bill, c'est toi ?
- Ouais, t'inquiète, dors encore.
- Nan, j'y arrive pas.
- T'as pas essayé.
- Merde, hein... C'était qui au téléphone ? Me demande t-il.
- Ma mère. Je vais faire une grosse connerie, mais bon, si je suis dans la merde, autant l'être complètement.
Elle est d'accord pour que je parte quelques jours de la maison, je vais t'aider à retrouver ton frère.
- Je... Merci, tu veux partir quand ?
- Bah, euh... Toi, tu veux partir quand ? Je lui demande d'une voix stressée.
- T'as des problèmes. Me dit-il, yeux dans les yeux.
J'ai peur mais bon...
- Non, tout va bien, on part cet aprèm ? Dis-je en tentant un faible sourire.
- Ok.Sa voix et son regard sont méfiants. Il a deviné qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Mais il n'a pas insisté, heureusement...
*
« Le train n°8431 à destination de Kiel, décernant les gares de Wolfsburg, Brême, Hambourg et Kiel va partir voie 7. Les passagers sont priés de s'écarter de la bordure du quai. Merci »
On est dans le train depuis 5 bonnes minutes, je suis contre la fenêtre, Tom à mes cotés. Je crois qu'on a peur tout les deux, lui parce qu'il va retrouver son double, qu'il a perdu depuis 17 ans presque... Et moi. J'ai peur parce que je crains que son jumeau me prenne ma place, celle que j'ai de frère au près de Tom, certes une place de frère un peu bizarre, mais c'est mon statut, j'ai peur qu'il me vole un peu de mon Tom. Du mien, celui avec qui je me sens si bien, qui me ressemble, qui me complète. Celui qui m'attire... Et allez savoir pourquoi ça m'en met les larmes aux yeux. Et allez savoir, pourquoi, pile à ce moment Tom tourne les yeux vers moi.
- Bill, ça va ?
- Oui, oui. Dis-je en tournant la tête pour essayer de cacher mes larmes, mais avant que j'ai put tenter un seul geste vers mes yeux, je sens une main sur mon épaule droite. Qui plus est, elle me retourne, m'arrachant au paysage qui s'offre à moi, à travers la fenêtre.
- Bill, arrête de me mentir, je te connais assez pour savoir que ça ne va pas. En plus, tu pleures.
- Non, jte jure Tom, tout va bien. A peine ai-je dis ça, que je sens mes yeux s'embuer à nouveau.
Tom voit, il le sait, que je ne répondrais pas à ses question, alors il me prends dans ses bras, et je me laisse aller simplement, je sens ses mains dans mon dos, ses dreads contre ma joue, son souffle dans mon cou, les vibrations du train sous mes pieds. Je ferme les yeux. Lorsqu'il relâche son étreinte, toujours les yeux fermés je me remet sur mon siège, pose ma tête contre son épaule et m'endors. Je n'avais aucune envie de voir son regard, de savoir d'avance qu'elle expression il aurait. Non parce qu'en fait, j'ai eu peur de savoir à travers ses yeux, j'avais peur de savoir ce que son regard, après notre étreinte, pourrait exprimer. J'ai eu peur, tout simplement, j'ai fermé les yeux et je les ai gardé fermés. J'ai sûrement bien fait...
*
- Bill, réveille-toi, on est arrivé...Je sens une main me secouer l'épaule, j'ouvre mes yeux avec difficulté. Et je retrouve en face d'un Tom tout souriant. Wouah! Et puis je me rappelle, le train, son frère, mes parents... Le sourire naissant sur mon visage s'effaça aussitôt, et Tom fit une mine triste. Je le sais, tôt ou tard, il faudra que je lui parle. Doucement, je me lève, ramasse le sac que j'ai pu faire à la va vite en retournant chez moi. Enfin en m'infiltrant dans ma chambre par la fenêtre et en grimpant le mur du jardin pour ne pas me faire voir, mais quoi qu'il en soit, j'ai au moins pu prendre mes affaires de rechange.
On sort du train, et on se retrouve sur le quai, il y a du vent dans le nord de l'Allemagne aujourd'hui, et malgré que se soit l'été, j'ai froid, enfin je frissonne. Peut-être parce que j'ai peur, et qu'en même temps Tom me tiens le bras pour qu'on ne se perde pas. Il doit être vers les 17 heures, la mère de Tom nous a donné un peu d'argent pour qu'on puisse se débrouiller sur place. Je sais pas ce qu'on va faire, et comment on va le faire, du moins comment il voudra le faire. Bah oui, comment veut faire Tom pour retrouver son frère? Tout ce qu'on a c'est une adresse sur un bout de papier. C'est tout ce dont on a besoin finalement.
Une fois sortis de la gare, on se met sur le trottoir pour que Tom téléphone à sa mère, on pose nos deux sacs par terre, je m'adosse au mur. Et je sors une clope, oui, je suis stressé, Tom est de dos, il ne me voit pas. Mais moi je vois une bande de fille s'avancer vers nous, elles me regardent avec un petit sourire, elles doivent être fascinées par mon look. Tiens, des gens tolérants... Elles s'approchent je leur souris. Tom les regarde aussi, mais d'un regard méfiant, il me regarde par la suite, et juge la clope que je tiens entre mes deux doigts de la main droite. Il me regarde d'un regard sévère, je crois que la conversation entre sa mère et lui est finie, puisqu'il raccroche. Alors qu'il commence à ouvrir la bouche, pour je le sais, me réprimander, la bande fille nous aborde.
- Hum, pardon, t'as une cigarette? Me demande t-elle.
Je hausse un sourcil, c'est vrai qu'elle est pas mal avec son pantalon noir baggy, son haut blanc moulant avec des guitares, ouais pas mal mais bon... Elle n'a aucune chance. Alors que je tourne la tête pour sortir mon paquet de ma poche de jean, je sens qu'on m'arrache ma clope, la fille la tient dans sa main d'un air amusé. Alors qu'elle va la porter à sa bouche, Tom lui arrache des mains, la prends et en tire une bouffée. La fille le regarde d'un air étonné, dégoûté. J'observe la scène avec des yeux ronds. Il me fait quoi là? Doucement, il retire la clope de sa bouche, regarde les filles et dit d'une voix confiante.
- Dégagez. Elles ont toutes la bouche grande ouverte, elles le dévisagent et s'en vont. Une fois qu'il y a une certaine distance entre elles et nous, Tom se tourne vers moi, et jette la clope à demi entamée. Cette fois-ci c'est à moi d'ouvrir la bouche comme un poisson.
- Oh! C'est pas toi qui payes les clopes. Je m'écris.
- Toi non plus. Ouais il a pas tort, c'est vrai je les piques à mes parents mais bon...
- J'ai aucune envie que tu crèves d'un cancer. Me dit-il.
- Je fume parce que je suis stressé.
- Moi aussi pourtant je ne fume pas, je fais des efforts.
- Des efforts pour quoi? Un blanc s'installe. Bill, maître des gaffeurs, putain, j'ai toujours la phrase de trop qui met tout le monde mal à l'aise...
- Des efforts pour essayer de me rattraper de ma situation désavantageuse vis-à-vis de mon meilleur ami. Me dit-il de son ton confiant, en me fixant d'un regard, lui aussi confiant.
- Tom, tu sais déjà ce que je penses de tes conquêtes, oui je trouve ça macho, mais j'ai eu l'opportunité de découvrir qui se cachait derrière ce coureur de jupons et crois-moi j'ai oublié le reste. Son regard n'a plus rien de confiant, il tremble presque tellement il est touché je le vois, je le sens, allez encore savoir pourquoi...
- Merci. Murmure t-il.
- De rien. Dis-je en lui tapotant l'épaule, il regagne confiance et relève sa tête vers moi en souriant.
- On y va ? Me demande il.
Je lui rends son sourire et hoche la tête, il ramasse son sac tandis que je ramasse le mien, puis il passe un bras autour de mes épaules et on marche comme ça, on repasse devant le groupe de fille, à qui on n'accorde pas un regard. Mais quelques mètres plus loin on entend qu'elles crient des «
PD ». Pffff... Bandes de jalouse, je sens que Tom retire son bras de mes épaules, à cause d'elles, putain elles ont tout gâchés les conasses... Mais Tom se retourne vers elles et leur fait un beau bras d'honneur avec son sourire qui laisse apercevoir sur son visage que rien ne peut l'atteindre. Je l'admire avec un sourire en coin, je regarde ses yeux où brille une lueur mi-enfantine, mi-heureuse. Il se retourne vers moi, me regarde et me sourit tout en repassant son bras autour de mes épaules.
C'est affolant comme je me sens bien à ce moment comme j'arrive à oublier tous mes soucis avec lui. Je me sens invincible, heureux, puissant, libre... Je me sens bien tout simplement, et je sais que c'est réciproque. Alors qu'on marche dans la rue, une petite question me trotte dans la tête parmi des vingtaines d'autres.
- Ça t'embête pas de te faire traiter de PD à cause de moi? Je lui demande d'un ton inquiet.
Il rie, d'un rire naturel, doux. Il s'arrête de marcher et me regarde, me sourit, et me plante un baiser sur la joue, j'avoue que j'ai un peu de mal à comprendre, mais je m'en fous. Un sourire niais doit régner en maître sur mon visage, mais je m'en fous, je me fous de tout. J'ai eu droit à un baiser. J'oublie le reste, je suis heureux, point.
*
On a posé nos affaires dans la mini chambre d'hôtel. Tom gueule à l'accueil parce qu'on avait demandé des lits séparés, et qu'on se retrouve avec un lit double, moi, assis sur un siège de l'accueil, je le regarde d'un air amusé. Il aime faire chier son monde... Moi, ça me dérange pas un lit double, mais lui ? Il est énervé et stressé, c'est pas un très bon mélange, mais bon, avec moi il est calme et attentif... Que demander de mieux ? Ah si, je me demande d'un coup là... IL M'ATTIRE VRAIMENT ! Ok, c'est pas une question, mais une affirmation. C'est bien là le problème...
- Bon la conasse de l'accueil veut pas nous changer de chambre, ça te dérange ? Me demande t-il.
Tu veux qu'on aille dans un autre hôtel ? Nan parce que sinon on dégage, tu sais il y en a un pas loin, alors bon si tu veux, on peut prendre nos affaires et... Il voit que je ne réponds toujours pas alors il continue.
Ah ok, tu veux pas dormir avec moi, t'inquiètes je comprends c'est pas grave... Tu sais... Il s'arrête d'un coup et me fixe.
Pourquoi tu souris ?- Tom, t'es trop stressé, t'inquiètes tout est parfait comme ça... Lui dis-je.
Peut-être un peu trop.Peut-être un peu trop.- Ok. Me dit-il avec un sourire.
- Dis moi, tu veux qu'on aille chercher ton frère maintenant ?Il se laisse tomber sur le siège à coté de moi, il est anxieux. Je ne l'ai jamais vu comme ça, pour la première fois, je le vois douter de ses gestes, je pense qu'il appréhende seulement de voir quelqu'un avec qui il aurait dû grandir... Et moi j'ai peur de la place que va prendre cet homme. Peur de m'éloigner de Tom... Ou pire qu'on m'éloigne de lui. C'est toujours la même chose... Tom se relève d'un coup et me tends sa main. Je hausse un sourcil l'air perplexe. Il prend ma main et me tire pour me forcer à me lever. Ce que je suis contraint de faire.
- On y va. Me dit-il simplement.
On sort alors de l'hôtel, le silence règne en maître. On a pas de mal à trouver l'adresse, cette ville me dit quelque chose, vraiment... J'ai des impressions de déjà vu. M'enfin après tout, ça peut arriver partout... On arrive devant la maison, elle est comme toute les autres.
Alors que Tom s'apprête à sonner je lui prends le bras, l'empêchant. Il se tourne vers moi, il est très pâle et je devine le mal qui enserre son ventre. Il m'interroge d'un regard. Je ne sais pas quoi dire. Je voudrais lui avouer mes peurs que prendrait ce personnage inconnu. Mes craintes, mes soucis, tout ce que j'ai sur le c½ur, mais par respect pour lui je me retiens. C'est
son moment, pas le
mien. Je lui lâche le bras et articule un faible «
Non rien ». Il déglutit et sonne à la porte.
*
Il marche vite, trop vite. Il est dégoûté, il était si près du but, si près... Il avait trouvé le courage de sonner, de s'expliquer... Ce courage l'aura t-il demain ?
Flash back : 5 minutes.Tom sonne à la porte. Pendant les quelques secondes qui nous séparent de l'ouverture de la porte, je vois son buste se soulever rapidement au rythme de ses respirations, ses tempes vibrer au son de son c½ur, et ses poings se serrer contre son appréhension. Puis viens cette femme habillée en bonne qui nous ouvre la porte.
- Je peux faire quelque chose pour vous messieurs ?
- Hum, oui excusez-nous de vous déranger, en fait j'aurais voulu parler aux propriétaires de cette maison, est-ce qu'il sont là ?
- Ils rentreront demain, ils étaient partis en voyage, si ce n'est pas indiscret, pourquoi vouliez-vous les voir ? Demande t-elle.
- C'est indiscret. Répond Tom sur l'offensive.
Nous pourrons repasser demain ?
- Je ne vois pas de contraintes, mis à part le fait que je ne sais pas qui vous êtes et pourquoi vous êtes là.
- Je cherche mon frère jumeau. Au revoir.Et il part, il marche dans la rue, cette rue me dit quelque chose, mais quoi ? Je ne suis jamais venu à Hambourg auparavant. Je salue la bonne et rejoins Tom en trottinant, je pose ma main sur son épaule. Il ferme les yeux et s'arrête, m'obligeant à lâcher son épaule. Et il repart.
Fin flash back.*
Je sors de ma douche, mes cheveux sont trempés, de fines gouttes s'en échappent venant s'écraser contre le sol de la salle de bain. Cet hôtel malgré sont apparence est plutôt confortable. Je n'ai pas adressé la parole à Tom depuis qu'on est rentré. Je vois qu'il ne va pas bien, peut-être qu'il se demande s'il a bien fait de venir ici. S'il a bien fait de m'emmener, moi j'en suis persuadé. J'ouvre la fenêtre qui me mène au balcon, Tom entend mais il ne se retourne même pas. Il porte sa main à sa bouche, je penche la tête pour savoir ce qu'il fait. J'ai vite fait de comprendre qu'une cigarette est attachée à ses lèvres. Je soupire. Je ne sais pas quoi dire, ou pire, quoi faire. Alors je m'appuie doucement sur la rambarde, je ne regarde pas Tom, je regarde les étoiles.
L'air est tiède vous savez le petit vent chaud de l'été, qui vient comme une caresse, nous frôler. Ce même petit vent qui emporte les cendres de Tom, le même qui porte les oiseaux, celui qui me fait prendre du courage.
- Belle nuit. Dis-je.
- Hum. Me répond Tom.
Je devine ses yeux. Je sais qu'il a perdu son regard je ne sais même pas s'il à capté ce que je lui ai dis. Je lui prends sa clope, il n'oppose aucune résistance. Je la regarde avec mépris et la jette sans regrets, je me tourne vers Tom, ses yeux sont rouges, son regard est bien perdu. Il me fascine, dans ces moments là, j'ai l'impression de le voir en vrai. Quand il s'ouvre comme ça, et à moi en plus. Je vois ses yeux se remplir de larmes encore, je n'en connais pas la raison, mais je sais qu'il est bien trop fort, qu'il a bien trop d'estime personnelle pour pleurer.
Je suis son regard, je regarde là où il voit, il fixe l'horizon, je ne sais pas ce qu'il espère. Moi je vois l'horizon et au-delà, je cherche du réconfort, peut-être... Mon regard se perd aussi dans cette contemplation virtuelle. Tandis que j'admire, j'imagine un monde seul, un rêve égoïste, je sens une main se joindre à la mienne. Je ne baisse pas le regard, je sais déjà ce qui se passe. Je sens mon c½ur battre à la chamade, comme si c'était la première fois. Quelle première fois ? Je sens son pouls à travers la paume de sa main, lui aussi, son c½ur bat fort. Qui peut savoir ce qui va se passer ? Je me sens tellement bien, et étrangement ça me rappelle le soir ou Kim est morte, je suis tombé dans les bras de Tom. C'était peut-être un pur hasard, mais maintenant, on est là, tout les deux, on se tient la main, sur un balcon, un faible vent d'été nous caressant.
Sur un balcon, ou l'émotion a remplacé les mots, ou la beauté d'un monde à remplacé les peurs, ou les sentiments ont remplacés le reste. Sur un balcon, seul avec lui. Qui pourrait savoir le temps qui passe ? On est trop gênés pour tenter de se rapprocher ou de s'écarter, et pourtant... Je sens que Tom baisse la tête, il regarde maintenant en bas, j'ai quitté mon monde solitaire, j'observe l'infini. Une chanson me vient à l'esprit. Tom relève sa tête vers moi, instantanément, mon regard devit vers lui.
La chaleur nous porte jusqu'à l'infini.
Plus rien ne nous atteint.
Sous la lune il n'y à plus que nous deux.
Je voudrais m'enfuir du regard qui nous unis, je ne dit pas que j'ai peur de ce qui va y succéder, car je ne le sais pas, mais je suis gêné. Je ressens des choses qu'il ne ressent sûrement pas, enfin... J'en sais vraiment rien, pourquoi on se retrouve sur un balcon main dans la main, à se regarder comme deux amoureux. Je ferme les yeux en inspirant, et puis d'un coup, j'hésite à les rouvrirs, j'ai pas envie de gâcher l'amitié qui s'offre à nous, mais j'ai tellement envie d'essayer. Je rouvre les yeux. Et lui ?
L'infini n'est plus très loin.
Non, l'infini n'est pas très loin.
Lui, il est toujours en face de moi, il s'est beaucoup rapproché. J'ai trouvé l'infini dans son regard, c'est mieux que tout. La lumière du salon nous éclaire et je me surprends à observer chaque recoin de son visage, comme si je le voyais pour la première fois, comme si j'avais un inconnu devant moi. Je passe sur ses lèvres, son piercing, son nez, ses yeux, ses pupilles, tous les détails. Ils sont identiques aux miens. Je sens qu'il resserre l'étreinte de sa main dans la mienne, je tourne mon regard cers cette dernière. Mais j'ai la sensation que Tom, lui, n'a pas bougé ses yeux, il cherche encore les miens. Je ne sais pas ce qu'il veut et je crois que finalement c'est ça qui me fait peur...
A l'aube d'une nouvelle éternité.
Pour toujours est tout ce qu'il nous reste.
A travers l'horizon, en frôlant le ciel.
Le vent chaud se fait plus intense, comme si c'était lui qui forçait mes yeux à rencontrer ceux de Tom. J'ai des frissons, son regard est prenant, le mien doit être pareil. Je le vois inspirer et baisser les yeux, exactement comme moi il y a quelques secondes. Puis il relève sa tête, pose sa main sur ma joue, je suis son trajet des yeux, brisant le regard qui nous unissait. Malgré ça je le vois se rapprocher encore. Je ne doute plus de ce qui se passe. Je le devine. Et d'un mouvement un peu plus rapide il vient coller ses lèvres aux miennes, libérant nos peurs, ouvrant nos c½urs, lâchant nos ardeurs. (
><' Pourri, vraiment... ) Je ferme les yeux a nouveaux mettant ma main libre dans son cou, laissant nos deux autres mains scellées. Je fais bouger mes lèvres doucement. Respirant le plus lentement possible. Je laisse mes pensées s'envoler il n'y a que lui et moi. Son piercing s'appuyant légèrement sur ma lèvre inférieure, nos deux souffles mêlés, nos langues restent à leur place, ce baiser, chaste certes mais intense nous suffit. Il lâche ma main et met la sienne dans mon dos, nous rapprochant, je fais de même, collant nos corps. Je me sens volant, libéré, et fier de ce qui se passe, heureux.
L'infini n'est plus très loin.
Non, l'infini n'est pas très loin.
Fin POV : Bill_______________________________________________________________________________Après deux heures de bug intense, la suite est enfin en ligne ! Merci mon ordinateur portable chéri ! :@
Bref', je ne pouvais décidement pas vous faire attendre une semaine, surtout pour ce début de relation !
Je veux savoir toutes vos impressions dans de nombreux commentaires! :) (J'espère...)
En ce qui concerne les lemons, (cris hystériques... ><'), dans deux chapitres vous aurez droit à ce plaisir immense de découvrir le premier lemon officiel entre la relation de Bill & Tom. --'
Je sais ce que vous vous dites : enfin! x'D. Alors pour me faire pardonner je vous promez de mettre les chapitres plus rapidement pour que vous puissiez vite avoir ce lemon (tant désiré ?!?). Bref', c'est vrai que je ne me presse pas, mais j'aime écrire une fction qui puisse être réelle. (fiction-réel, deux mots contradictioires, mais je m'entends...).
Je ne vous demanderez qu'une petite chose en retour : vos commentaires. (nombreux. (a))
C'est vrai que je tombe dans des états d'euphorie, quand je vois que j'ai 60 commentaires à valider ! *-*. Alors continuez et ne soyez que plus nombreux. Merci à vous, vraiment vous me touchez beaucoup.
Merci, merci, merci.
w0uu.
PS : Merci à Johanna pour avoir fait un article qui n'a pas duré en vous informant que j'étais en vacances. Mais que j'éssaierais de poster une suite quand même. CHOSE FAITE ! ;)Vous pouvez donner votre avis/note/impression à propos de ma fiction sur ces annuaires : (Vous êtes directement conduit vers la page.)
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Da (Page 1)
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MERCI BEAUCOUP. :)_______________________________________________________________________________