Il méritait un petit article...

Il méritait un petit article...
Bon anniversaire simplement...



Pour ses 21 ans. On lui a balancé un cadeau le 14 Mars sur scène.

[Un canard en plastique & une carte,me demandez pas pourquoi... X)].


Vous croyez qu'il le verra?!?


La suite vient en début de semaine, merci pour vos commentaires et vos visites. Bisous à vous tous.



MAGNIFIQUE VIDEO. PAR ELLE. ='D Jt'aiiiiiiiiime.


w0uu.



Je crois que je suis consciente du fait qu'il n'y à que Georg sur mon blog... Ça change, non? ;)



[50?]

# Posté le lundi 31 mars 2008 12:48

Modifié le jeudi 03 avril 2008 06:46

" Chapitre 9 "

" Chapitre 9  "
-
Chapitre 9 :


- Bill, on commande ? Demanda Tom.
-...
- Bill ! Youhou ?!?


Voyant que Bill ne répondait pas, Tom lui tapota l'épaule, le brun repris conscience immédiatement.

- Oui ?
Demanda t-il.
- On commande ?
- Ah euh oui, bien sûr ! Je vais dire bonjour à Gus' et... ses amis.


Les deux adolescents s'approchèrent alors, l'ami de Gustav que Bill avait repéré regardait avec intensité ce dernier. Le brun baissa les yeux, gêné. Il fit la bise à Gustav (Hum, c'est vrai que dans certains coins de la France, les mecs se serrent la main, mais là ou je suis [dans le sud] ils se font la bise, bref' on s'en fout). Ce dernier regarda le brun avec étonnement quand il le vit avec Tom. Il l'attira dans un coin tandis que Tom faisait la connaissance avec les amis de Gustav.

- A quoi tu joues? Je croyais que tu le détestais !
Lui dit Gustav.
- Hum, oui en fait depuis la mort de Kim, on s'est beaucoup rapproché. Tu sais il est vraiment gentil et pas aussi con que tout le monde le dit.
- Il te l'avait piqué.


Les yeux de Bill s'embuèrent, il tourna la tête.

- Il l'aimait, et il m'a à moitié sauvé la vie, tu sais, quand Kim est morte, les gens qui conduisaient la voiture m'ont frappé, s'il n'était pas intervenu, tu me reconnaîtrais peut-être plus.
- OK. Et ces connards ils sont où ?


Bill serra les poings.

- Ils risquent d'aller en taule, meurtre, conduite en état d'ivresse, trafic de drogue, coups et blessures... Ils en ont pour un moment... Déclara Bill.
- OK. C'est bien fait.
- Ouais...
- Ça va aller?
- Je... Oui.
Fit Bill en relevant la tête.

Gustav et Bill rejoignirent la petite troupe. L'ami blond de Gustav regardait encore Bill et inversement. Tom le remarqua, mais ne dit mot.

- Bill, je te présente Georg. Georg, Bill. Et Tom...
- On a fait connaissance.
Fit remarquer Tom à Gustav, tout en souriant.

Bill fit la bise à un brun avec les cheveux longs, soyeux, et lissés parfaitement. (<3 GUÉGUÉ POWAA *_* Hum, pardon...)

- Et voici... Andréas. Andréas, Bill.

Durant deux petites secondes les deux adolescents se regardèrent, puis se firent la bise, chacun une main sur l'épaule de l'autre. Andréas avait une coupe avec des cheveux mi-longs, on voyait que ses cheveux étaient décolorés. Il avait cerné ses yeux de noirs, comme Bill, mais ses mains n'étaient pas vernies. Ils se sourirent.

- On vous attend, on va prendre une table.
Annonça Gustav.
- OK. Répondirent Bill et Tom d'une seule voix.

Une fois que les trois autres furent partis, Tom regarda Bill dans les yeux avant de lui demander si ça allait.

- Euh, oui parfaitement, pourquoi? Demanda Bill.
- T'as l'air bizarre.

Bill piqua un fard.

- C'est le blond qui te fait cet effet là ? Demanda Tom en le taquinant.

Bill lui lança un regard méchant. Tom fut surpris, mais il posa sa main sur l'épaule de Bill et lui fit son magnifique sourire avant de dire.

- Je plaisantais.


Bill parut soulagé et dit :

- Au fait, je te l'ai jamais dit mais, je voulais te remercier pour les gars qui m'ont frappé, sans toi, je serais peut-être plus là...

Tom tapota, à l'aide de son majeur, la joue de Bill, ce geste dit sourire ce dernier.

- T'inquiètes.
Répondit Tom en faisant un clin d'½il.

Bill sourit et baissa la tête, que Tom remonta avec sa main avant de lui demander de commander.

*

- Bill et Tom sortent ensemble? Demanda Andréas en observant les deux adolescents à la caisse. Gustav les observa à son tour.
- Pas que je sache. Pourquoi?
- Ils sont très proches, voir trop.
- Pourquoi trop?
Demanda Gustav.

Andréas ne répondit pas et continua de regarder les deux amis à la caisse, Gustav le regarda et compris instantanément.

- Non Andréas, me dit pas que...
- Chut Gus'.
Répondit l'interrogé un petit sourire aux lèvres.
- Et comment tu comptes t'y prendre? Demanda Georg qui avait suivit la conversation.
- On verra bien. Dit Andréas en observant Bill s'approcher.

Bill et Tom s'installèrent à la table, Tom parla de filles et de musique avec Georg, tandis que Gustav, Bill et Andréas parlaient de mode. Bill et Andréas se trouvèrent de nombreux points communs.

POV : Bill


Mon dieu, il est génial, côté look on est pareil on aime la même musique, les mêmes choses, en plus il est bi, comme moi. Oui, j'ai dit à Tom que j'étais pas P.D. oui je le suis pas, je suis juste bi. J'aurais peut-être dû lui dire en plus je crois qu'il a entendu quand je l'ai dit à Andréas, merde ça me fou mal à l'aise.

Mais bordel je le trouve trop beau ce mec. Tom aussi, mais avec Andréas ça passe tout seul. On parle comme ça, comme si c'était naturel. Au fond je crois qu'on sait parfaitement comme ça va se terminer. Il m'attire trop, j'ai envie de ses lèvres, Bordel c'est pire qu'avec Tom! J'échange mon numéro de téléphone avec Andréas. On rigole ensemble, Gustav tire une drôle de tête. Ma mère n'est pas là ce soir alors je propose à la petite bande de venir dormir, Gustav et Georg ne peuvent pas, mais Tom et Andréas acceptent. J'ai bien fait ?

Si ça dégénère enfin, merde j'ai deux mecs sexy qui viennent chez moi, dormir qui plus est... Merde c'est quoi ce truc qui vibre ?!? Ah, mon portable ><

« Maman »

- Allô ?
- Bill, c'est moi, ça va ?
- Oui et toi ?


Je me lève et part 5 minutes de table en m'excusant.

- Oui, euh Dunja ne va vraiment pas bien.
- Alors tu ne rentreras pas, c'est ça ?
Je demande un peu vexé.
- Non, je suis vraiment désolé chéri, tu n'as qu'a inviter des amis à dormir.
- Oui, merci maman à demain.
- A demain Bill.

Je raccroche. Et rejoint les autres à la table, je me sens observé, Andréas et Tom ont les yeux fixés sur moi. Enfin le regard de Tom est plutôt amical (quoique) alors que celui de Andréas et totalement aguicheur, je m'assois l'air de rien.

- Bill? Me demande Tom.
- Moui?
- Ce soir je ne pourrais sûrement pas dormir, mais je veux bien passer la soirée avec vous.
- OK ! Ya pas de problème.
Je luis répond en souriant.

C'est peut-être mieux comme ça, déjà qu'avec lui je me sens attiré mais avec les deux... Il est raisonnable pour moi de ne pas y penser...


*

Je mange une pizza sur le canapé avec Tom et Andréas. Ces deux derniers s'entendent bien, mais Tom est assez distant, enfin perplexe serait plus juste. Je ramène le carton dans la cuisine.

- Bill ?


Je me retourne vivement, c'est Tom. Je porte une main à mon c½ur en soupirant.

- Putin tu m'as fait peur...
- Jpeux te parler ?
Me demande t-il.
- Oui, bien...

Pas le temps de finir ma phrase, Andréas entre dans la cuisine, Tom secoue la tête et retourne dans le salon, apparemment il ne voulait pas d'Andréas dans la conversation... Je finis de ranger le carton tandis qu'Andréas s'approche de moi. Face à la poubelle je ne vois pas derrière (logique Billu' ><), j'entends ses chaussures contre le sol, et la télé dans le salon. La main d'Andréas se pose sur mon épaule, je frissonne et arrête tout ce que je fais. Il me retourne. On se regarde. Tout en ne se quittant pas du regard nos visages se rapprochent, je ferme les yeux. Je sens ses lèvres se coller aux miennes. Il vient poser ses mains sur mes hanches en me collant au plan de travail.

Je réponds à son baiser presque sauvagement, comme un drogué en manque. Une de ses mains chaudes glisse sous mon tee-shirt, quand à mes mains elles sont posées dans son cou. Nos langues se caressent. J'entends Tom pester dans l'autre pièce mais ça m'est complètement égal. On continu de s'embrasser, ça doit bien faire une ou deux minutes maintenant.

*



- Je dérange ?
Demande quelqu'un d'une voix froide.

J'ouvre les yeux, me décolle lentement d'Andréas, et observe l'inconnu...


Tom.


Son regard me blesse, de la haine...


- Tu sais Bill, fallait pas te sentir obligé de m'inviter... Me dit-il.

Andréas le regarde tout sourire tandis que Tom ramasse sa veste et se prépare à sortir, merde. Je le rattrape au bas du perron et le tire par le bras. Il s'échappe de mon emprise et me regarde avec dégoût.

- Tom... Je pensais pas que ça allait se terminer comme ça, je te jure.
- Tu me mens en plus ?
- Je... en plus de quoi ?
Je lui demande.
- De pas m'avoir dit que t'était gay.
- Je suis bi, ça te dérange ?
- Nan, mais ça m'aurait évité de me torturer l'esprit.
- Pourquoi ?
- Pour rien. Eclate toi bien avec ton pote. Ecris lui une chanson.


Et il s'en va comme ça. Avec cette dernière phrase. Pourquoi il voulait me parler tout à l'heure ? Pourquoi il a dit qu'il s'était torturé l'esprit bordel. Comme j'ai pu m'attacher a lui. En un mois et demi. J'arrive pas à croire tout ça. Je comprends plus rien. Je le vois marcher au loin, j'ai envie de lui courir après mais je sens des mains entourant mes hanches, une tête se pose sur mon épaule, une bouche m'embrasse dans le cou.

- Eh bah, on va pouvoir être tranquille maintenant. Me souffle Andréas à l'oreille.

Je le repousse. Je veux plus. Je veux plus rien. Je veux juste comprendre le sens des paroles de Tom. Je veux Tom.

- Non Andréas, j'ai pas la tête à ça.
- Oui, mais moi...


Il m'attire vers lui et pose ses lèvres sur les miennes, je le repousse plus fermement.

- J'ai dit NON !
- Oh sa va ! Je vais pas te déranger plus que ça alors.
Me dit-il en prenant sa veste lui aussi.

Il va partir lui aussi, il me laisse seul. En fait tant mieux. Je suis désorienté. Complètement. Andréas m'attire mais j'ai pas envie de lui. Complètement perdu. Je rentre ferme ma porte à clef, range le reste de notre petite soirée « amicale » et me sort une bière, si mon père l'apprends je suis mort mais bon, je m'en fout complet...

FIN POV : Bill



*

Tom marche tête baissée, il fait plutôt froid pour une nuit d'été. Il est dégoûté par son meilleur ami, en fait il ne le connaissait pas si bien que ça. Sans cet enfoiré de blond maquillé (soit Andréas...) il serait avec Bill. Ils rigoleraient, mais il a fallu qu'il gâche tout. Tout ça l'énerve, et Bill ? Il a vraiment rien remarqué, les moindres attentions du dreadé sa façon de lui parler depuis quelques temps. Que Tom se trouve naïf. Le brun n'a jamais vu Tom plus qu'un ami. Lui, il avait Andréas. Et en plus Bill a eu l'audace de lui dire qu'il ne savait que ça aller se terminer comme ça, Tom espérait, en s'incrustant à cette soirée se rapprocher de Bill un peu plus, mais tout à foiré.

Et quand il rentre il tombe nez à nez avec sa mère qui l'engueule.

- TU ÉTAIS OU ?!?
- Chez un copain.
Répond Tom.
- POURQUOI TU NE ME L'AS PAS DIT, TU AS VU L'HEURE QU'IL EST ? QU'EST-CE QUE T'AS FAIT ?

Pour Tom c'est trop, il se sent bouillir, pitié qu'elle arrête il va exploser. Mais elle ne s'arrête pas. C'est trop.

- C'EST BON JE FAIS CE QUE JE VEUX JE SUIS EN VACANCES ! ARRETE DE MES LES CASSER TRENTE SECONDE TU VEUX, ÇA FAIT CHIER !
Lui crache t-il au visage.

Sa mère le gifle, Tom ne sais plus quoi faire il reste impassible.

- Je te reconnais plus Tom.

Le dreadé sent ses yeux piquer, lui non plus ne se reconnaît plus.

- Tom ? T'as des problèmes ?
Lui demande sa mère en le regardant sérieusement.
- Je sais pas, je me sens seul. Il me manque quelqu'un.

Il me manque Bill.

La mère de Tom se laisse tomber sur un canapé.

- Tu parles de ton ex-copine ? Lui demande t-elle.
- Non.
- C'est un sentiment que tu éprouves ?
- Sûrement.
- Tom, qu'est ce qui se passe ?


Mon meilleur ami me fait craquer, un mec me fait craquer, voilà !


- Je sais pas trop. Répond t-il.
- Tom... Assis toi en face de moi s'il te plaît.

Le garçon s'exécute.

- Qu'est ce qu'il y a maman ?
- Promet moi que tu ne m'en voudras pas.
- Il y pas de raisons enfin je vois pas, pourquoi ?
Demande Tom.
- J'ai peux être une raison à ton état d'esprit, au fait que tu te sente seul, vide.

J'en doute, il me faut lui, point.

- Dit moi, on ne sait jamais. Lui dit Tom en soupirant.
- Voilà, ton père ne pouvait pas avoir d'enfants. Voyant que Tom allait répondre elle ajouta de ne pas l'interrompre et elle continua. Et on en voulait. Il connaissait un homme qui pouvait nous aider à en avoir. En fait, j'ai couché avec lui et je me suis retrouvée enceinte, la condition à cela c'était que s'il y avait plusieurs enfants je devais lui en donner un, et s'il y en avait un seul il ne voulait plus entendre parler de moi. Il avait des contacts partout, il connaissait beaucoup de monde... Avec ton père on était vraiment prêts à tout. Alors on a accepté cette demande folle. Et ce jour ou j'ai accouché j'ai eu des jumeaux. Avec ton faux père on le savait et on voulait s'enfuir pour les garder, mais ton vrai père a pris le bébé avant. Il est mort peut après et ton jumeau à été placé dans une famille d'accueil, il devait avoir un mois, pas plus... Je sais que cette famille a habité Hambourg, ensuite je ne sais pas ce qui s'est passé, puisque nous avons déménagé ici, à Magdebourg.

Tom était figé, que dire ? Que faire ? Il a un frère jumeau. Dans un mois il aura 17 ans, lui aussi, et Bill aussi puisqu'il est né le même jour que Tom. La mère de Tom se lève et vient enlacer son fils, qui lui reste de marbre. Elle pleure et son fils ne tarde pas à la rejoindre.

- Ton faux père n'a jamais voulu te le dire. Mais maintenant qu'il est parti plus rien ne me retenait de te le dire. On n'a jamais pu savoir le prénom de ton frère ni le récupérer. Mais si un jour tu voudrais aller le chercher, le trouver je comprendrais Tom.
Lui dit sa mère d'un ton triste.

Tom ne savait pas quoi dire, que faire. Alors il monta dans sa chambre. En fait il avait besoin de son meilleur ami. Mais ce dernier devait être en train de coucher avec Andréas, rien qu'a cette pensée, les larmes de Tom redoublèrent, il n'avait jamais eu de véritable ami comme ça. Il voulait tout lui dire, il avait besoin de son soutient.

*

Mais il n'était pas là.


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Et voilà ! Ce chapitre est assez long & j'espère qu'il vous aura plu ! ='D

Dites-moi tout !
Si vous avez des questions, vos impressions... TOUT !

Bisous & Merci beaucoup à tous.

w0uu.


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[50]

# Posté le mercredi 02 avril 2008 07:29

Modifié le lundi 14 avril 2008 12:48

" Chapitre 10 "

" Chapitre 10  "
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Chapitre 10 :


POV : Tom

Alors c'est ça ? Cette impression de vide que je ressens. J'avais l'impression d'avoir comblé ce vide avec Bill. Pour moi il est comme un frère. C'est rare d'avoir une relation aussi proche en si peu de temps. Mais c'est tellement confus, non on ne se sent pas attiré par un frère. Et lui, mon jumeau, cette personne qui doit sûrement me ressembler, celle avec qui j'aurais du grandir et passer ma vie. Je veux savoir qui il est. Où il est. Comment il est. Et dire que pendant presque 17 ans, j'ai été élevé par un père qui n'est pas le mien. J'ai grandi à distance de ma moitié.

Presque 17 ans sans lui. Presque 17 ans sans savoir. Sans lui. C'est un parfait inconnu. Et je ne veux plus que se soit comme ça, je veux savoir. Je veux le connaître. Je veux combler le vide. Je veux me réveiller le matin en sachant pourquoi je suis triste. Pouvoir partager tout ce que je ressens. Ma mère comprendra si je veux partir le chercher elle me l'a dit, en attendant on est en vacances, je ne veux plus attendre alors c'est maintenant ou jamais. Mais je ne veux pas partir seul, oh ça non, il me faut quelqu'un.

Je voudrais partager tout ça avec lui, Bill, il comprendrait. Il faut qu'il m'appelle. Pourquoi est-ce qu'il a dû inviter ce connard, pourquoi ? S'il m'avait dit qu'il était bi je n'aurais pas passé mes nuits a...

Merde, mon portable vibre.

« Bill »

Je ne suis plus sûr. Mon portable vibre une deuxième fois. Il m'a fait mal. Troisième fois que mon portable vibre. Je décroche oui ou non ? Quatrième fois. J'ai besoin de lui.

- Allô ?
- Tom ?
- Oui.
- C'est Bill.
Me dit-il.
- Je sais.

Un gros blanc.

- Pourquoi ?
Demande t-il finalement.
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi tu m'as dit que tu t'étais torturé l'esprit ?
- Ya Andréas chez toi ?
Je demande.
- Non, ne change pas de sujet.
- Il est là ?
- Tom, tu pleures ?


Je peux plus faire semblant, il a deviné. J'ai besoin de quelqu'un qui puisse me consoler, me comprendre, m'écouter. Mes larmes redoublent, je sanglote. Et le pire c'est que j'en ai plus rien à foutre.

- Tom qu'est ce qu'il y a ? Me demande t-il d'un ton qui semble affolé.

Je ne réponds pas, et entendre sa voix me fait encore plus pleurer, et le revoir dans la cuisine embrassant Andréas, son regard, mon frère, mon père, lui...

- Tom répond s'il te plaît ! Cette fois je sens bien qu'il est inquiet.

Je suis assis sur le bord de mon lit, mon téléphone sur mes genoux et mon visage dans mes mains.

- Tom, t'es chez toi ?

Je lui fais comprendre que oui par un gémissement.

- Bouge pas j'arrive. Me dit-il.

Avec ce qu'il reste de mes forces je raccroche, je jette mon portable à l'autre bout du lit, et m'assoies entièrement sur ce dernier, le dos au mur, les genoux contre mon torse, je n'ai plus qu'a attendre.

FIN POV : Tom

POV : Bill

Putin, il m'inquiète, qu'est ce qu'il a, il n'a même pas répondu. Je ramasse ma veste et je sors, je ferme la porte à clef et cours, j'ai pas le choix. Pitié que ce ne soit pas grave... Quand je l'ai eu au téléphone, pendant un instant j'ai cru qu'il était jaloux. Mais finalement il doit avoir la haine que je l'ai invité et que j'embrasse un mec alors que lui était là. Merde je sais pas quoi penser. D'après ce qu'il m'a dit, quand il pleure ce n'est pas pour rien et c'est plutôt rare. Mais s'il pleure là, c'est que c'est vraiment grave.

J'en peu plus, je m'arrête 30 secondes et pose mes mains sur mes genoux pour reprendre mon souffle. Plus que 5 minutes et j'y suis. Pourquoi j'ai pris une veste, il fait trop chaud bordel. Mon portable vibre.

« Papa »

Putin, il manquait plus que ça...

- Oui ? Je demande en décrochant. Mon père sait que je ne l'ai jamais pardonné pour les coups qu'il m'a mit.
- On dit « Allô ». T'es où ?
- Je dis ce que je veux, je suis sur la route pour aller chez un copain, pourquoi ?
- Tu ne dis pas ce que tu veux surtout avec moi, OK ?
- Qu'est ce qu'il y a ?
- Rentres.
M'ordonne t-il.
- Pourquoi ?
- J'ai pas les clefs.
- Mais tu ne rentres pas aujourd'hui alors c'est pas...
- Je suis devant la porte tu rentres maintenant.
Me dit-il encore.
- Pffff.

Je raccroche, Tom ou lui ? Mon meilleur ami ou les coups si je ne rentre pas. Je soupire je cours vers chez moi. Je repartirais après. J'arrive essoufflé et je tends les clefs à mon père qui me dit que j'ai pris mon temps, connard va. Je m'écroule sur les marches. Alors que je vais pour récupérer les clefs et repartir, j'entends mon père qui gueule « C'est quoi ça ? ». Je sais qu'il est dans le salon et qu'il a vu la bière. Je sais que si je ne pars pas maintenant, je vais me faire tuer. Pas d'alcool pour moi, à presque 17 ans quand même... Enfin j'en bois mais quand il n'est pas là, disons qu'aujourd'hui c'est pas mon jour de chance. De plus, Tom m'attend et il a besoin de moi...

Merde, je ramasse les clefs, claque la porte et cours, si il me rattrape, je n'ose pas imaginer ce qu'il va me faire, alors je cours, j'ai mal au ventre, j'en peux plus, mais bon il ne faut surtout pas qu'il me rattrape, j'entends que sa gueule, merde, merde, merde, j'ai pas le choix. J'ai plus le choix, je suis parti, je sais quand rentrant je paierais pour la bière et la fugue. Mais je peux pas repartir en arrière. Et Tom m'attend. Je m'écroule sur les marches de sa maison, comme je l'ai fait sur les miennes il y a quelques minutes, j'ai vraiment envie de vomir, j'ai couru trop vite, trop longtemps. Merde.

Je reprends mon souffle un peu et sonne à la porte il ne doit pas être loin de 21 heures. Au bout de quelques secondes, la mère de Tom m'ouvre la porte. Elle me dévisage un instant, et me fixe dans les yeux elle a l'air bizarre. Limité bouche bée, je sais qu'on ne croise pas un androgyne comme moi tout les jours mais quand même... Je tente un faible « Bonjour ».

- Vous êtes ? Me demande t-elle.
- Euh je suis un ami de Tom, il... euh... Est-ce qu'il est là ?
- Oui.
- Je peux le voir ?
- Euh je sais pas trop s'il voudra vous accueillir... C'est-à-dire qu'il a appris quelque chose de... Enfin... Vous vous appelez ?
Me demande t-elle.
- Bill. Je... J'ai appelé Tom, et il n'avait vraiment pas l'air bien, alors je lui ai dit que je venais...
- Je doute qu'il veuille vous recevoir, non vraiment...
- Si, je vous assure... il m'a...
- Je crois que vous feriez mieux de rentrer chez vous Bill, il n'est pas en état de vous recevoir.
Me dit-elle.
- Je l'ai eu au téléphone il y a quelques minutes madame.
- Je vous dit qu'il ne...
- C'est bon maman, laisse le rentrer.
Lui dit Tom.

Sa mère m'ouvre la porte à contrec½ur. Tom à dû entendre la sonnette. Ses yeux sont gonflés et il pleure encore, il tremble, heureusement que je suis venu.

- Tom...
Je murmure.

Il se jette dans mes bras et pleure. Je ne sais pas trop quoi faire et je croise le regard de sa mère, qui elle aussi pleure. Bordel, qu'est ce qui se passe dans cette famille ?!?

FIN POV : Bill

*

POV : Andréas

Putin, je l'avais dans la poche, sans ce Tom de merde j'aurais passé une nuit d'enfer. Nan mais c'est mort comment il m'a repoussé... Pffff. Il me dégoûte, c'est con je voulais trop le mettre dans mon lit lui... Merde, du coup j'ai plus rien à faire ce soir, je crois que je vais aller en boîte, il ne me reste plus que ça à faire de toute façon.

Et dire que je l'avais presque, putin ça me met hors de moi, mais je sais bien que Tom le veut aussi. Pis je ne prends pas les restes moi... De toute façon sa sert à rien que je mette la merde entre eux deux, Bill ne voudra jamais de moi. Et puis je m'en fou. Je me trouverais bien un autre mec, ce qui est con c'est que je m'entendais super bien avec Bill... Bof, après tout peut-être qu'il voudra encore me parler après ça...

On verra bien...

FIN POV : Andréas

*

Bill et Tom ont finit par monter à l'étage, depuis une demi-heure le portable de Bill sonne, mais ce dernier l'a éteint il ne décrochera pas. C'est son père. Il ne sait pas vraiment ce qu'il va lui arriver mais ce qu'il sait, c'est que Tom pleure dans ses bras, Bill le laisse. Il sait que le blond va mal, ce qui le tracasse, c'est qu'il ne sait pas pourquoi. Et pourquoi il lui a dit qu'il s'était torturé l'esprit... Tant de question sans réponses, Bill sait qu'il faudra qu'il se montre patient. Le blond se détache des bras de Bill difficilement, ce dernier n'avais pas remarqué que Tom avait finit de pleurer, alors que ça fait un bon moment déjà. L'androgyne regarde Tom d'un regard attristé, mais le regard de ce dernier est vide, ses yeux sont rouges, gonflés, il renifle comme un gamin, et frotte son nez de sa main.

- Tom ?


L'interrogé relève la tête.

- Dis moi ce qui se passe. Demande le brun.
- J'ai un frère.
- PARDON ?
Demande Bill, interloqué.
- J'ai un frère jumeau.
- Raconte moi.


Et Tom se laisse aller, il dit ce qu'il a sur le c½ur, ses moindres sentiments, mais il évite de parler des siens pour Bill, enfin, ceux qu'il veut cacher. Il raconte comment il a été séparé de sa moitié. Comment pendant presque 17 ans il a été élevé dans le mensonge. Comment il ressent du vide au fond de lui, comment chaque matin il ressent des émotions qui ne lui correspondent pas. Bill écoute attentivement, il en a les larmes aux yeux et pendant ces quelques minutes il oublie le reste du monde, pendant quelques minutes il y a juste Tom et lui... Une fois que le blond a finit, Bill l'enlace.

- Tu sais, moi aussi des fois je ressens ça. Le vide, tout... lui dit-il sincèrement.
- Arrête Bill, tu peux pas savoir ce que je ressens. Alors n'essaie pas s'il te plaît. Réplique Tom, un peu irrité.
- Je n'essaie pas, je fais, sauf que le vide que je ressentais s'est comblé avec toi.

Que répondre, rien... Surtout pour Tom. Il ne sait pas vraiment quoi faire... Dans 1 mois c'est son anniversaire. Pour lui c'est clair, il a un mois.

- Je veux t'aider. Dit Bill en rompant soudainement le silence.
- M'aider ?
- On a un mois pour retrouver ton frère après on part en cours.


Le blond ne répondant pas, Bill demanda :

- Tu veux le retrouver ?
- Oui, bien sûr.
Répondit Tom en sortant de ses pensées. On part quand ?
- Le plus tôt serait le mieux, crois moi.
Répondit Bill avec une mine angoissée.

Tom dévisagea son interlocuteur un instant, il aperçu la peur sur son visage.

- Qu'est ce qu'il y a ? Demanda le blond.
- Rien.
- J'ai l'impression que je suis pas le seul à avoir des soucis, non ?
- Si, t'es le seul.
Répond Bill d'une voix mal assurée.

Il ne dira rien à Tom, du moins pas pour l'instant, il ne se sent pas prêt, pas prêt de raconter tout ce qu'il a vécu avec son père, et ses craintes. Sa peur de rentrer chez lui, dans sa propre maison, peur de retrouver celui qu'il craint tant.

- Dis Tom, tu connais le groupe Queen ?!?
- Tu m'étonnes ! C'est carrément mythique pourquoi ?


Bill sourit, il retrouve Tom, celui qu'il connaît, celui qui s'enchante lorsqu'on lui parle de musique, son Tom... Mais son sourire s'efface lorsqu'il repense à se souvenir. Il sent à nouveau une boule dans son ventre, alors que son portable sonne pour la énième fois. Tom attend une réponse de la part de Bill, mais au lieu de ça, Bill lui demande :

- Je peux dormir chez toi ?


Tom le regarde d'abord d'un regard perplexe et puis il acquiesce tout en demandant pourquoi. Bill cherche une excuse vite... Et finalement il trouve une vérité.

- Parce que, enfin, si tu vas pas bien ou quoi...
- Merci.
Répond Tom sincèrement.
- Au fait...
- Quoi ?
Demande Tom.
- Je suis vraiment désolé pour ce qui s'est passé avec Andréas, tout à l'heure je sais pas ce qui m'a pris...
-...
Tom ne répond pas mais Bill voit que son regard reprend sa colère.
- J'suis vraiment désolé, je te jure...
- OK.
- OK quoi ?
- OK j'accepte tes excuses.
Dit Tom.
- Merci. Tu sais, avant qu'il vienne dans la cuisine, tu voulais me dire quoi ?

Tom baisse la tête, il ne peut rien dire, il ne peut plus rien dire. Il n'en a simplement plus la force. Il le dira, mais pas maintenant, pas maintenant...

- C'était sans importance...
- Dis-moi...
Insista Bill.
- Nan, je voulais savoir si Andréas te plaisait...
- Euh...
- Parce que, à ce moment je savais pas que t'étais bi... Pourquoi tu me l'avais pas dit ?
- Je... J'avais peur que tu me fuis, tu sais je me sentais bien avec toi, en tant qu'ami quoi...


...
...

- Tu aurais dû me le dire, tu sais je suis pas homophobe...
- Je savais pas... Désolé, tu m'excuses ?
- Tu me fais confiance ?
- Oui, bien sûr, pourquoi ?
- Alors je t'excuse.
Dit Tom en riant à moitié.

Bill se réjouit de voir son ami comme ça, il se sentait heureux de pouvoir lui remonter un peu le moral. De lui faire retrouver un peu de joie de vivre, et peut-être même lui faire retrouver un peu d'espoir. Mais il y avait toujours cette phrase...

*

Un peu plus tard dans la soirée, Bill se mit sur le matelas gonflable que Tom avait préparé à la base pour lui-même. Mais lorsqu'il entendit le blond pleurer, seul dans le noir, il monta sur le lit de Tom et vint se coucher à coté de lui et l'enlacer. Au bout de quelques minutes, ce contact calma le dreadé. Mais il demanda à Bill de rester, il essaierait d'être plus prudent que la dernière fois sur le matelas (Je vous fait un dessin ? xD). Alors que le silence était complet, le noir total, Bill retournait sans cesse cette phrase, et il posa encore une fois la question à Tom.

- Pourquoi t'as dit que tu te torturais l'esprit ?
- Bonne nuit Bill.
Répondit le blond.

Bill le savait, Tom n'était pas prêt à répondre à cette question.

*

Dû moins pas encore.

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Désolé pour mon retard sur les chapitres, vraiment...
Mon accès à l'ordinateur est malheureusement de plus ne plus limité, mais je contrôle la situation (du moins, j'éssaie... ><')

Sinon je vous remercie pour le nombre de commentaire ! Merci beaucoup.
J'attends toujours vos impressions.

Bisous à tous/toutes & Merci.

w0uu.


PS: C'est un vrai plaisir de faire ce blog avec vous. :')

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# Posté le mardi 08 avril 2008 15:04

Modifié le lundi 14 avril 2008 20:17

" Chapitre 11 "

" Chapitre 11  "
-
Chapitre 11 :


POV : Bill


Merde.

« Maman »

- Allô, maman ?
- Bill, ou es-tu ? Ton père m'a dit que tu t'étais enfui !
- Un ami avait besoin de moi.
- Pourquoi tu chuchotes ?
- Il dort.
- Dit-moi où tu es.
- Chez lui.
- Où ? Je viens te chercher.
- Nan.
- BILL ! DIS MOI MAINTENANT OU TU ES. ON DOIT PARLER.
- Non, maman, je reviendrais pas, je dois l'aider à chercher quelqu'un, je rentrerais peut-être dans quelques jours, ne t'en fait pas. Bisous.
- Bill ? BILL ? QU'EST-CE QUE TU FAIS ? BILL ?


J'ai déjà raccroché. Allez savoir ce qui va se passer quand je rentrerais. Putain, je suis vraiment dans la merde coté famille... Oh, merde j'ai réveillé Tom.

- Bill, c'est toi ?
- Ouais, t'inquiète, dors encore.
- Nan, j'y arrive pas.
- T'as pas essayé.
- Merde, hein... C'était qui au téléphone ?
Me demande t-il.
- Ma mère. Je vais faire une grosse connerie, mais bon, si je suis dans la merde, autant l'être complètement. Elle est d'accord pour que je parte quelques jours de la maison, je vais t'aider à retrouver ton frère.
- Je... Merci, tu veux partir quand ?
- Bah, euh... Toi, tu veux partir quand ?
Je lui demande d'une voix stressée.
- T'as des problèmes. Me dit-il, yeux dans les yeux.

J'ai peur mais bon...

- Non, tout va bien, on part cet aprèm ? Dis-je en tentant un faible sourire.
- Ok.

Sa voix et son regard sont méfiants. Il a deviné qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Mais il n'a pas insisté, heureusement...

*

« Le train n°8431 à destination de Kiel, décernant les gares de Wolfsburg, Brême, Hambourg et Kiel va partir voie 7. Les passagers sont priés de s'écarter de la bordure du quai. Merci »

On est dans le train depuis 5 bonnes minutes, je suis contre la fenêtre, Tom à mes cotés. Je crois qu'on a peur tout les deux, lui parce qu'il va retrouver son double, qu'il a perdu depuis 17 ans presque... Et moi. J'ai peur parce que je crains que son jumeau me prenne ma place, celle que j'ai de frère au près de Tom, certes une place de frère un peu bizarre, mais c'est mon statut, j'ai peur qu'il me vole un peu de mon Tom. Du mien, celui avec qui je me sens si bien, qui me ressemble, qui me complète. Celui qui m'attire... Et allez savoir pourquoi ça m'en met les larmes aux yeux. Et allez savoir, pourquoi, pile à ce moment Tom tourne les yeux vers moi.

- Bill, ça va ?
- Oui, oui.
Dis-je en tournant la tête pour essayer de cacher mes larmes, mais avant que j'ai put tenter un seul geste vers mes yeux, je sens une main sur mon épaule droite. Qui plus est, elle me retourne, m'arrachant au paysage qui s'offre à moi, à travers la fenêtre.
- Bill, arrête de me mentir, je te connais assez pour savoir que ça ne va pas. En plus, tu pleures.
- Non, jte jure Tom, tout va bien.
A peine ai-je dis ça, que je sens mes yeux s'embuer à nouveau.

Tom voit, il le sait, que je ne répondrais pas à ses question, alors il me prends dans ses bras, et je me laisse aller simplement, je sens ses mains dans mon dos, ses dreads contre ma joue, son souffle dans mon cou, les vibrations du train sous mes pieds. Je ferme les yeux. Lorsqu'il relâche son étreinte, toujours les yeux fermés je me remet sur mon siège, pose ma tête contre son épaule et m'endors. Je n'avais aucune envie de voir son regard, de savoir d'avance qu'elle expression il aurait. Non parce qu'en fait, j'ai eu peur de savoir à travers ses yeux, j'avais peur de savoir ce que son regard, après notre étreinte, pourrait exprimer. J'ai eu peur, tout simplement, j'ai fermé les yeux et je les ai gardé fermés. J'ai sûrement bien fait...

*

- Bill, réveille-toi, on est arrivé...


Je sens une main me secouer l'épaule, j'ouvre mes yeux avec difficulté. Et je retrouve en face d'un Tom tout souriant. Wouah! Et puis je me rappelle, le train, son frère, mes parents... Le sourire naissant sur mon visage s'effaça aussitôt, et Tom fit une mine triste. Je le sais, tôt ou tard, il faudra que je lui parle. Doucement, je me lève, ramasse le sac que j'ai pu faire à la va vite en retournant chez moi. Enfin en m'infiltrant dans ma chambre par la fenêtre et en grimpant le mur du jardin pour ne pas me faire voir, mais quoi qu'il en soit, j'ai au moins pu prendre mes affaires de rechange.

On sort du train, et on se retrouve sur le quai, il y a du vent dans le nord de l'Allemagne aujourd'hui, et malgré que se soit l'été, j'ai froid, enfin je frissonne. Peut-être parce que j'ai peur, et qu'en même temps Tom me tiens le bras pour qu'on ne se perde pas. Il doit être vers les 17 heures, la mère de Tom nous a donné un peu d'argent pour qu'on puisse se débrouiller sur place. Je sais pas ce qu'on va faire, et comment on va le faire, du moins comment il voudra le faire. Bah oui, comment veut faire Tom pour retrouver son frère? Tout ce qu'on a c'est une adresse sur un bout de papier. C'est tout ce dont on a besoin finalement.

Une fois sortis de la gare, on se met sur le trottoir pour que Tom téléphone à sa mère, on pose nos deux sacs par terre, je m'adosse au mur. Et je sors une clope, oui, je suis stressé, Tom est de dos, il ne me voit pas. Mais moi je vois une bande de fille s'avancer vers nous, elles me regardent avec un petit sourire, elles doivent être fascinées par mon look. Tiens, des gens tolérants... Elles s'approchent je leur souris. Tom les regarde aussi, mais d'un regard méfiant, il me regarde par la suite, et juge la clope que je tiens entre mes deux doigts de la main droite. Il me regarde d'un regard sévère, je crois que la conversation entre sa mère et lui est finie, puisqu'il raccroche. Alors qu'il commence à ouvrir la bouche, pour je le sais, me réprimander, la bande fille nous aborde.

- Hum, pardon, t'as une cigarette? Me demande t-elle.

Je hausse un sourcil, c'est vrai qu'elle est pas mal avec son pantalon noir baggy, son haut blanc moulant avec des guitares, ouais pas mal mais bon... Elle n'a aucune chance. Alors que je tourne la tête pour sortir mon paquet de ma poche de jean, je sens qu'on m'arrache ma clope, la fille la tient dans sa main d'un air amusé. Alors qu'elle va la porter à sa bouche, Tom lui arrache des mains, la prends et en tire une bouffée. La fille le regarde d'un air étonné, dégoûté. J'observe la scène avec des yeux ronds. Il me fait quoi là? Doucement, il retire la clope de sa bouche, regarde les filles et dit d'une voix confiante.

- Dégagez.


Elles ont toutes la bouche grande ouverte, elles le dévisagent et s'en vont. Une fois qu'il y a une certaine distance entre elles et nous, Tom se tourne vers moi, et jette la clope à demi entamée. Cette fois-ci c'est à moi d'ouvrir la bouche comme un poisson.

- Oh! C'est pas toi qui payes les clopes. Je m'écris.
- Toi non plus.

Ouais il a pas tort, c'est vrai je les piques à mes parents mais bon...

- J'ai aucune envie que tu crèves d'un cancer. Me dit-il.
- Je fume parce que je suis stressé.
- Moi aussi pourtant je ne fume pas, je fais des efforts.
- Des efforts pour quoi?


Un blanc s'installe. Bill, maître des gaffeurs, putain, j'ai toujours la phrase de trop qui met tout le monde mal à l'aise...

- Des efforts pour essayer de me rattraper de ma situation désavantageuse vis-à-vis de mon meilleur ami. Me dit-il de son ton confiant, en me fixant d'un regard, lui aussi confiant.
- Tom, tu sais déjà ce que je penses de tes conquêtes, oui je trouve ça macho, mais j'ai eu l'opportunité de découvrir qui se cachait derrière ce coureur de jupons et crois-moi j'ai oublié le reste.

Son regard n'a plus rien de confiant, il tremble presque tellement il est touché je le vois, je le sens, allez encore savoir pourquoi...

- Merci. Murmure t-il.
- De rien. Dis-je en lui tapotant l'épaule, il regagne confiance et relève sa tête vers moi en souriant.
- On y va ? Me demande il.

Je lui rends son sourire et hoche la tête, il ramasse son sac tandis que je ramasse le mien, puis il passe un bras autour de mes épaules et on marche comme ça, on repasse devant le groupe de fille, à qui on n'accorde pas un regard. Mais quelques mètres plus loin on entend qu'elles crient des « PD ». Pffff... Bandes de jalouse, je sens que Tom retire son bras de mes épaules, à cause d'elles, putain elles ont tout gâchés les conasses... Mais Tom se retourne vers elles et leur fait un beau bras d'honneur avec son sourire qui laisse apercevoir sur son visage que rien ne peut l'atteindre. Je l'admire avec un sourire en coin, je regarde ses yeux où brille une lueur mi-enfantine, mi-heureuse. Il se retourne vers moi, me regarde et me sourit tout en repassant son bras autour de mes épaules.

C'est affolant comme je me sens bien à ce moment comme j'arrive à oublier tous mes soucis avec lui. Je me sens invincible, heureux, puissant, libre... Je me sens bien tout simplement, et je sais que c'est réciproque. Alors qu'on marche dans la rue, une petite question me trotte dans la tête parmi des vingtaines d'autres.

- Ça t'embête pas de te faire traiter de PD à cause de moi? Je lui demande d'un ton inquiet.

Il rie, d'un rire naturel, doux. Il s'arrête de marcher et me regarde, me sourit, et me plante un baiser sur la joue, j'avoue que j'ai un peu de mal à comprendre, mais je m'en fous. Un sourire niais doit régner en maître sur mon visage, mais je m'en fous, je me fous de tout. J'ai eu droit à un baiser. J'oublie le reste, je suis heureux, point.

*

On a posé nos affaires dans la mini chambre d'hôtel. Tom gueule à l'accueil parce qu'on avait demandé des lits séparés, et qu'on se retrouve avec un lit double, moi, assis sur un siège de l'accueil, je le regarde d'un air amusé. Il aime faire chier son monde... Moi, ça me dérange pas un lit double, mais lui ? Il est énervé et stressé, c'est pas un très bon mélange, mais bon, avec moi il est calme et attentif... Que demander de mieux ? Ah si, je me demande d'un coup là... IL M'ATTIRE VRAIMENT ! Ok, c'est pas une question, mais une affirmation. C'est bien là le problème...

- Bon la conasse de l'accueil veut pas nous changer de chambre, ça te dérange ? Me demande t-il. Tu veux qu'on aille dans un autre hôtel ? Nan parce que sinon on dégage, tu sais il y en a un pas loin, alors bon si tu veux, on peut prendre nos affaires et... Il voit que je ne réponds toujours pas alors il continue. Ah ok, tu veux pas dormir avec moi, t'inquiètes je comprends c'est pas grave... Tu sais... Il s'arrête d'un coup et me fixe. Pourquoi tu souris ?
- Tom, t'es trop stressé, t'inquiètes tout est parfait comme ça... Lui dis-je.

Peut-être un peu trop.

Peut-être un peu trop.

- Ok. Me dit-il avec un sourire.
- Dis moi, tu veux qu'on aille chercher ton frère maintenant ?

Il se laisse tomber sur le siège à coté de moi, il est anxieux. Je ne l'ai jamais vu comme ça, pour la première fois, je le vois douter de ses gestes, je pense qu'il appréhende seulement de voir quelqu'un avec qui il aurait dû grandir... Et moi j'ai peur de la place que va prendre cet homme. Peur de m'éloigner de Tom... Ou pire qu'on m'éloigne de lui. C'est toujours la même chose... Tom se relève d'un coup et me tends sa main. Je hausse un sourcil l'air perplexe. Il prend ma main et me tire pour me forcer à me lever. Ce que je suis contraint de faire.

- On y va.
Me dit-il simplement.

On sort alors de l'hôtel, le silence règne en maître. On a pas de mal à trouver l'adresse, cette ville me dit quelque chose, vraiment... J'ai des impressions de déjà vu. M'enfin après tout, ça peut arriver partout... On arrive devant la maison, elle est comme toute les autres.

Alors que Tom s'apprête à sonner je lui prends le bras, l'empêchant. Il se tourne vers moi, il est très pâle et je devine le mal qui enserre son ventre. Il m'interroge d'un regard. Je ne sais pas quoi dire. Je voudrais lui avouer mes peurs que prendrait ce personnage inconnu. Mes craintes, mes soucis, tout ce que j'ai sur le c½ur, mais par respect pour lui je me retiens. C'est son moment, pas le mien. Je lui lâche le bras et articule un faible « Non rien ». Il déglutit et sonne à la porte.

*

Il marche vite, trop vite. Il est dégoûté, il était si près du but, si près... Il avait trouvé le courage de sonner, de s'expliquer... Ce courage l'aura t-il demain ?

Flash back : 5 minutes.

Tom sonne à la porte. Pendant les quelques secondes qui nous séparent de l'ouverture de la porte, je vois son buste se soulever rapidement au rythme de ses respirations, ses tempes vibrer au son de son c½ur, et ses poings se serrer contre son appréhension. Puis viens cette femme habillée en bonne qui nous ouvre la porte.

- Je peux faire quelque chose pour vous messieurs ?
- Hum, oui excusez-nous de vous déranger, en fait j'aurais voulu parler aux propriétaires de cette maison, est-ce qu'il sont là ?
- Ils rentreront demain, ils étaient partis en voyage, si ce n'est pas indiscret, pourquoi vouliez-vous les voir ?
Demande t-elle.
- C'est indiscret. Répond Tom sur l'offensive. Nous pourrons repasser demain ?
- Je ne vois pas de contraintes, mis à part le fait que je ne sais pas qui vous êtes et pourquoi vous êtes là.
- Je cherche mon frère jumeau. Au revoir.


Et il part, il marche dans la rue, cette rue me dit quelque chose, mais quoi ? Je ne suis jamais venu à Hambourg auparavant. Je salue la bonne et rejoins Tom en trottinant, je pose ma main sur son épaule. Il ferme les yeux et s'arrête, m'obligeant à lâcher son épaule. Et il repart.

Fin flash back.


*

Je sors de ma douche, mes cheveux sont trempés, de fines gouttes s'en échappent venant s'écraser contre le sol de la salle de bain. Cet hôtel malgré sont apparence est plutôt confortable. Je n'ai pas adressé la parole à Tom depuis qu'on est rentré. Je vois qu'il ne va pas bien, peut-être qu'il se demande s'il a bien fait de venir ici. S'il a bien fait de m'emmener, moi j'en suis persuadé. J'ouvre la fenêtre qui me mène au balcon, Tom entend mais il ne se retourne même pas. Il porte sa main à sa bouche, je penche la tête pour savoir ce qu'il fait. J'ai vite fait de comprendre qu'une cigarette est attachée à ses lèvres. Je soupire. Je ne sais pas quoi dire, ou pire, quoi faire. Alors je m'appuie doucement sur la rambarde, je ne regarde pas Tom, je regarde les étoiles.

L'air est tiède vous savez le petit vent chaud de l'été, qui vient comme une caresse, nous frôler. Ce même petit vent qui emporte les cendres de Tom, le même qui porte les oiseaux, celui qui me fait prendre du courage.

- Belle nuit.
Dis-je.
- Hum. Me répond Tom.

Je devine ses yeux. Je sais qu'il a perdu son regard je ne sais même pas s'il à capté ce que je lui ai dis. Je lui prends sa clope, il n'oppose aucune résistance. Je la regarde avec mépris et la jette sans regrets, je me tourne vers Tom, ses yeux sont rouges, son regard est bien perdu. Il me fascine, dans ces moments là, j'ai l'impression de le voir en vrai. Quand il s'ouvre comme ça, et à moi en plus. Je vois ses yeux se remplir de larmes encore, je n'en connais pas la raison, mais je sais qu'il est bien trop fort, qu'il a bien trop d'estime personnelle pour pleurer.

Je suis son regard, je regarde là où il voit, il fixe l'horizon, je ne sais pas ce qu'il espère. Moi je vois l'horizon et au-delà, je cherche du réconfort, peut-être... Mon regard se perd aussi dans cette contemplation virtuelle. Tandis que j'admire, j'imagine un monde seul, un rêve égoïste, je sens une main se joindre à la mienne. Je ne baisse pas le regard, je sais déjà ce qui se passe. Je sens mon c½ur battre à la chamade, comme si c'était la première fois. Quelle première fois ? Je sens son pouls à travers la paume de sa main, lui aussi, son c½ur bat fort. Qui peut savoir ce qui va se passer ? Je me sens tellement bien, et étrangement ça me rappelle le soir ou Kim est morte, je suis tombé dans les bras de Tom. C'était peut-être un pur hasard, mais maintenant, on est là, tout les deux, on se tient la main, sur un balcon, un faible vent d'été nous caressant.

Sur un balcon, ou l'émotion a remplacé les mots, ou la beauté d'un monde à remplacé les peurs, ou les sentiments ont remplacés le reste. Sur un balcon, seul avec lui. Qui pourrait savoir le temps qui passe ? On est trop gênés pour tenter de se rapprocher ou de s'écarter, et pourtant... Je sens que Tom baisse la tête, il regarde maintenant en bas, j'ai quitté mon monde solitaire, j'observe l'infini. Une chanson me vient à l'esprit. Tom relève sa tête vers moi, instantanément, mon regard devit vers lui.

La chaleur nous porte jusqu'à l'infini.
Plus rien ne nous atteint.
Sous la lune il n'y à plus que nous deux.

Je voudrais m'enfuir du regard qui nous unis, je ne dit pas que j'ai peur de ce qui va y succéder, car je ne le sais pas, mais je suis gêné. Je ressens des choses qu'il ne ressent sûrement pas, enfin... J'en sais vraiment rien, pourquoi on se retrouve sur un balcon main dans la main, à se regarder comme deux amoureux. Je ferme les yeux en inspirant, et puis d'un coup, j'hésite à les rouvrirs, j'ai pas envie de gâcher l'amitié qui s'offre à nous, mais j'ai tellement envie d'essayer. Je rouvre les yeux. Et lui ?

L'infini n'est plus très loin.
Non, l'infini n'est pas très loin.

Lui, il est toujours en face de moi, il s'est beaucoup rapproché. J'ai trouvé l'infini dans son regard, c'est mieux que tout. La lumière du salon nous éclaire et je me surprends à observer chaque recoin de son visage, comme si je le voyais pour la première fois, comme si j'avais un inconnu devant moi. Je passe sur ses lèvres, son piercing, son nez, ses yeux, ses pupilles, tous les détails. Ils sont identiques aux miens. Je sens qu'il resserre l'étreinte de sa main dans la mienne, je tourne mon regard cers cette dernière. Mais j'ai la sensation que Tom, lui, n'a pas bougé ses yeux, il cherche encore les miens. Je ne sais pas ce qu'il veut et je crois que finalement c'est ça qui me fait peur...

A l'aube d'une nouvelle éternité.
Pour toujours est tout ce qu'il nous reste.
A travers l'horizon, en frôlant le ciel.

Le vent chaud se fait plus intense, comme si c'était lui qui forçait mes yeux à rencontrer ceux de Tom. J'ai des frissons, son regard est prenant, le mien doit être pareil. Je le vois inspirer et baisser les yeux, exactement comme moi il y a quelques secondes. Puis il relève sa tête, pose sa main sur ma joue, je suis son trajet des yeux, brisant le regard qui nous unissait. Malgré ça je le vois se rapprocher encore. Je ne doute plus de ce qui se passe. Je le devine. Et d'un mouvement un peu plus rapide il vient coller ses lèvres aux miennes, libérant nos peurs, ouvrant nos c½urs, lâchant nos ardeurs. ( ><' Pourri, vraiment... ) Je ferme les yeux a nouveaux mettant ma main libre dans son cou, laissant nos deux autres mains scellées. Je fais bouger mes lèvres doucement. Respirant le plus lentement possible. Je laisse mes pensées s'envoler il n'y a que lui et moi. Son piercing s'appuyant légèrement sur ma lèvre inférieure, nos deux souffles mêlés, nos langues restent à leur place, ce baiser, chaste certes mais intense nous suffit. Il lâche ma main et met la sienne dans mon dos, nous rapprochant, je fais de même, collant nos corps. Je me sens volant, libéré, et fier de ce qui se passe, heureux.

L'infini n'est plus très loin.
Non, l'infini n'est pas très loin.

Fin POV : Bill



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Après deux heures de bug intense, la suite est enfin en ligne ! Merci mon ordinateur portable chéri ! :@
Bref', je ne pouvais décidement pas vous faire attendre une semaine, surtout pour ce début de relation !

Je veux savoir toutes vos impressions dans de nombreux commentaires! :) (J'espère...)

En ce qui concerne les lemons, (cris hystériques... ><'), dans deux chapitres vous aurez droit à ce plaisir immense de découvrir le premier lemon officiel entre la relation de Bill & Tom. --'

Je sais ce que vous vous dites : enfin! x'D. Alors pour me faire pardonner je vous promez de mettre les chapitres plus rapidement pour que vous puissiez vite avoir ce lemon (tant désiré ?!?). Bref', c'est vrai que je ne me presse pas, mais j'aime écrire une fction qui puisse être réelle. (fiction-réel, deux mots contradictioires, mais je m'entends...).

Je ne vous demanderez qu'une petite chose en retour : vos commentaires. (nombreux. (a))

C'est vrai que je tombe dans des états d'euphorie, quand je vois que j'ai 60 commentaires à valider ! *-*. Alors continuez et ne soyez que plus nombreux. Merci à vous, vraiment vous me touchez beaucoup.

Merci, merci, merci.

w0uu.


PS : Merci à Johanna pour avoir fait un article qui n'a pas duré en vous informant que j'étais en vacances. Mais que j'éssaierais de poster une suite quand même. CHOSE FAITE ! ;)


Vous pouvez donner votre avis/note/impression à propos de ma fiction sur ces annuaires : (Vous êtes directement conduit vers la page.)

(Page 3)
Ici (Page 17)
Da (Page 1)
Here (Page 2)

MERCI BEAUCOUP. :)


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[50][100?]

# Posté le lundi 14 avril 2008 10:30

Modifié le jeudi 17 avril 2008 18:04

:
D'une certaine manière...
D'un certain point de vue...
D'une certaine opinion...


Ça peut être intéressant...

[50?]

# Posté le jeudi 17 avril 2008 17:46

Modifié le jeudi 17 avril 2008 18:07